LES VOILES DE SAINT-TROPEZ
Du 30 septembre au 8 octobre 2006



DIMANCHE 8

Clôture des 8èmes Voiles de Saint-Tropez

Les Voiles de Saint-Tropez 8èmes du nom, héritières de la Nioulargue créée il y a 25 ans, tournent aujourd'hui la page sur un millésime hors pair, qui a comblé organisateurs et participants sur leurs deux terrains de prédilection, la régate et la convivialité. Georges Kohrel, directeur de course au nez fin a su tirer le meilleur parti des conditions météorologiques, jonglant avec habileté entre Mistral et petit temps, pour valider un maximum de manches. Président de la Société Nautique de Saint-Tropez organisatrice de l'événement, André Beaufils peut légitimement se féliciter d'avoir à nouveau cette année perpétué un esprit, une ambiance, une conception du sport de haut niveau disputé dans l'amitié et la convivialité. 3 000 marins ont quitté le petit port Varois après une remise des prix qui a consacré une nouvelle fois des hommes et des machines d'exception.
Cette remise des prix s'est déroulée dans le cadre de la citadelle, depuis laquelle les participants, invités et concurrents, ont pu embrasser une dernière fois le magnifique payasage du golfe de Saint-Tropez, et au delà, la visibilité portant en effet par cette belle journée jusqu'à Mandelieu.
Lors de ce final, le président André Beaufils qui avait accueilli le député maire Jean-Michel a remercié tous ceux qui ont concourru au succès de cette 8ème édition, sans oublier les concurrents, tout en saluant tout spécialement l'armée des bénévoles, dont certains oeuvrent depuis longtemps déjà à la préparation de chacune des manifestations.

Rendez-vous l'an prochain pour la première semaine d'octobre 2007, les régates débutant le 1er octobre.

Premier "Trophée Rolex" Voiles de Saint-Tropez, ainsi qu'une montre Rolex Submariner : au bateau So Fong totalisant le meilleur score (plus faible nombre de points) dans la catégorie "Tradition" de plus de 16 mètres.
Trophée BMW du design et de la technologie : Morning Glory
Prix BMW de l'Innovation : Mari Cha IV
Trophée Gaastra : Tango
Trophée de la Ville de Saint-Tropez au premier voilier Moderne : Morning Glory
Trophée Bénéteau, au premier 36,7 : Vagabond
Cup 55 : The Blue Peter
Trophée coup de coeur du Yacht Club de France : Mister Swing (équipage Féminin)
Trophée Société Nautique de Saint-Tropez : Albacor IV
Trophée SNSM aux meilleurs manoeuvres : Mariquita
Coup de coeur UDACS : Lelantina
TrophéeMinin : (au premier équipage féminin) Mister Swing
Prix Semagest de la courtoisie : Lulworth
Prix du défilé costumé : Pen Duick


SAMEDI 7

Un dernier jour de toutes les beautés

Mari-Cha domine Morning Glory dans la brise
Magic Carpet le meilleur des Wally, maître chez lui
Trophée « la Belle Classe » à Lulworth



Le golfe de Saint-Tropez réunissait samedi tous les ingrédients dont rêvent à longueur d'année les régatiers de la planète ; grand soleil sous des cieux anticycloniques, vent modéré à fort levant un clapot court à prononcé selon que l'on se dégageait des pointes de la côte, et une direction de course attentive à envoyer sans coup férir les nombreuses séries en lice. Cette dernière journée des « Voiles de Saint-Tropez » aura ainsi offert aux 280 bateaux engagés et aux 3 000 marins un final mémorable, plein d'action, d'émotion et d'images toutes plus belles que les autres, des affalages de spis par les Wally dans la brise sous la Nioulargue, au duel de géants entre Mari-Cha et Morning Glory bord à bord devant Ramatuelle, ou bien encore French Kiss lofant sous Challenge Twelve dans l'écume ou pourquoi pas Bona Fide et Marilee au coude à coude à l'ombre du Portalet…. On l'aura compris, les « Voiles de Saint-Tropez » sont bien la fête absolue d'un yachting triomphant où toutes certitudes s'évanouissent quand on se risque à choisir entre style et efficacité, grâce et puissance, Modernes ou Classiques.

10 ans !
« 10 ans que l'on attendait cela ! » La phrase est de Gilles Martin-Raget, photographe ô combien connaisseur et amoureux des « Voiles » ; des scènes d'anthologie à chaque coin du plan d'eau vont à n'en pas douter, marquer les esprits pour de nombreuses années à venir, comme cet engagement au passage de La Moute entre la grande goélette aurique Altaïr (Fife 1930) et la yawl Bermudienne Agneta ( Reimers 1948), ou cette vision apocalyptique des Class J littéralement sous l'eau… et les Wally ! et les Swan 601…. »
Partis dès 12 heures pour 31 milles de bonheur, les voiliers Modernes se voyaient proposer un parcours propice à la stratégie au large de Pampelonne. 31 milles de régate entre la Moutte, cap Camarat et la Nioularge avant de plonger vers l'arrivée devant Saint-Tropez qui allaient donner lieu aux ultimes règlements de compte (bien amicaux) inter-classes. Chez les Géants d'abord : Mari-Cha s'est vue, une fois n'est pas coutume, voler toute la semaine la vedette par l'étonnant plan Reichel/Pugh « Morning Glory ». Piqués au vif, les hommes de Jef D'Etiveaud voyait dans l'anémomètre en folie (30 noeuds dans les rafales à hauteur de la Nioulargue), l'occasion de lâcher les chevaux et démontrer qui était le maître dans la brise. Les deux voiliers flirtant avec des vitesses dignes des plus récents multicoques océaniques n'allaient plus se quitter, échangeant à tour de rôle le leadership, Mari-Cha plus véloce au portant, Morning Glory revenant systématiquement grâce à son extraordinaire capacité à serrer le vent. « Nous avons réalisé des pointes à 26 noeuds, le speedo oscillant en permanence entre 21 et 23 noeuds » raconte D'Estivaud. A l'approche de la dernière marque de passage au Rabiou, Mari-Cha choissait le centre du plan d'eau, virait de bord et partait de tout la puissance de ses 600 m2 de toile pour un long bord débridé vers l'arrivée. D'Estiveaud tenait sa victoire de manche en temps réel.

Combat de titans chez les magnifiques Wally. Dangerous but Fun, en tête au classement général, voyait son plus dangereux rival, le Wally Magic Carpet - dont le port d'attache est Saint-Tropez, et à bord duquel courent plusieurs tropéziens, membres de la Société Nautique de Saint-Tropez, tout comme son propriétaire Lindsay Owen Jones - s'envoler en compagnie d'Open Season et J One, à la faveur d'un incident technique qui pénalisait le bateau durant tout un bord de près : « Nous avons cassé une drisse de trinquette et avons dû naviguer jusqu'à la bouée sous grand voile seule » expliquait Gianluca Perris. Une infortune qui n'assombrissait nullement la satisfaction de l'équipage Italien ; « Magic Carpet a mérité sa victoire car ils ont navigué magnifiquement toute la semaine. Nous sommes très heureux d'avoir pu valider ici toutes nos modifications de la saison »

Un champion du monde enthousiaste
Nico Celon est champion du Monde Melges 24 depuis le 1er septembre dernier. Quand il ne sillonne pas les circuits Italiens en Melges ou en Mumm, ce tacticien hors pair prête main forte à Leonardo Ferrasamo sur Cuor Di leone. Pour sa première participation aux « Voiles de Saint-Tropez », Nico ne tarit pas d'éloges enthousiastes sur cette semaine : « Les conditions, particulièrement aujourd'hui, étaient exceptionnelles. Nous avons eu jusqu'à 30 noeuds de vent en rafales et nos Swan 601 se sont montrés fantastiques. L'équipage s'en est donné à coeur joie, notamment au passage de bouées au vent. La lutte face à de grands champions comme Peter De Ridder (Mean machine ) ou James Schwartz (Money Penny) était très excitante. » Nico Celon prépare d'ores et déjà une riche saison en Melges et en Mumm. Il sera également présent sur le circuit américain en Swan 601 et en Italie en Swan 45. Et bien entendu, aux Voiles 2007 !

Bouleversement chez les Classiques
Tuiga, le cotre aurique resté au port, la première place du classement général des grands voiliers auriques était à nouveau ouverte entre Mariette, Eleonora et Moonbeam. Ces trois voiliers devaient toute la journée rivaliser de puissance et d'habilité face au vent et à la vague à l'occasion d'un grand triangle de 19 milles au près vers les Issambres, travers au vent pour courir plein ouest vers la Moute avant de foncer au largue vers l'arrivée. Une fois encore, le passage dans la mer de ces centenaires signés Fife et Herreshoff a fait merveille et c'est la belle goélette Altaïr (Fife 1931) qui règle tout ce joli monde à l'arrivée. Lulworth et Mariquita renonçant face à la force des éléments déployée dans le golfe. Même intensité chez les « petits » auriques, avec un final époustouflant dans la brise entre Marilee (Herreshoff 1926) et Bona Fide (Sibbick 1899), mais sous la domination d'Oriole (Herreshoff 1905). La goélette aurique So Fong (Sparksman&Stephens 1937) a elle aussi fait merveille dans la « piaule », sans voiles de flèche mais avec une stupéfiante efficacité aux allures les plus près du vent. Elle s'impose devant Lelantina (Alden 1937) et Owl (Shepherd 1909).

Place aux Dragon dès mardi!
A l'issue du 75e anniversaire de la classe des Dragon, manifestation de prestige organisée conjointement par la classe et Société Nautique de Saint-Tropez, et qui a réuni plus de 250 monocoques en octobre 2004, de nombreux participants avaient émis le souhait de revenir dans le golfe à la même époque. C'est pour répondre à cette demande que la Société Nautique a décidé de créer une nouvelle manifestation à l'issue des Voiles et d'accueillir la première édition de « Dragon Saint-Tropez » du 11 au 14 octobre. La manifestation comprendra notamment un parcours côtier d'entraînement le mercredi, avant de retrouver des régates sur des traditionnels parcours "banane". Une quarantaine de Dragon est attendue !

La Société Nautique de Saint-Tropez
Le club présidé par André Beaufils est à la fois maître d'oeuvre et maître d'ouvrage des « Voiles », soutenus en cela bien entendu par près de 150 bénévoles auxquels hommage doit être rendu au terme d'un si bel événement. Mais les « Voiles » ne sont pas, loin de là, le seul chapitre des nombreuses actions menées à l'année par la SNST qui s'enorgueillit d'organiser plus de 50 journées de régate par an. En plus du grand rendez vous de l'automne, le club Varois organise également en intégralité les fameuses « Voiles Latines » où 80 des plus beaux fleurons de ces si jolis gréements sont rassemblés dans la joie et la convivialité qui sont le motto du président Beaufils. La Giraglia Rolex Cup est elle organisée conjointement avec le Yacht Club Italiano de Gênes. L'hiver se termine en beauté à Saint-Tropez avec le fameux festival « Armen » qui réunit le monde de la mer, de la montagne et du spectacle. A ne pas oublier, les Voiles d'Automne, le Trophée Bailli de Suffren (jusqu'à Malte), le championnat de Farr 40. …Fort de ses 500 membres, la « vénérable » Société Nautique, créée en 1899, ne manque pas de punch ni de projets. Cher au coeur d'André Beaufils, un véritable Club House digne du standing de la ville est espéré. La mairie se penche sur le projet et chacun espère un nouveau club qui permettra de travailler dans des conditions normales. Rapidement?

Relations presse: Maguelonne Turcat, tél. 04 91 31 57 40, portable 06 09 95 58 91. Fax délocalisé 04 91 33 01 21
E-mail magturcat@csi.com

Toutes les infos sur : www.snst.org (contact Jean-Marc Hauret)

VENDREDI 6

Parfum de week-end dans le Golfe de Saint-Tropez

Au bonheur de Bona Fide
Tous derrière Cotton Blossom II
Trophées BMW et Rolex



Le soleil toujours aussi estival continue d'illuminer le golfe de Saint-Tropez et de fournir avec son copain Eole les ingrédients rêvés pour compléter la grande fête de la voile Tropézienne. Certes, on était aujourd'hui loin de l'avis de grand frais de mercredi dernier, mais l'aimable flux de Sud Est s'est avéré largement suffisant pour permettre à Georges Kohrel, directeur de course, de lancer six départs pour les Classique à hauteur du Portalet, et autant pour les Modernes bien ventilés sous Ramatuelle. Les parcours du jour mouillés pour les uns jusqu'aux Issambres, et pour les grands Modernes jusqu'au Lion de Mer ont généré un chassé- croisé de voiles de toutes formes, de toutes tailles et de toutes couleurs dont même les marins les plus blasés jamais ne se lassent. Quant aux spectateurs, ils ont mêlé par centaine leurs sillages à celui des stars du jour, Bona Fide, Eleonora, Agneta, Cotton Blossom, French Kiss…, donnant forme et relief à un plan d'eau scintillant de mille feux.

Sur mesure
Les 14 milles du parcours proposé ce jour aux plus « petites » unités de la flotte des voiliers de tradition semblaient taillés sur mesure pour offrir à chacun, Auriques ou Marconis, et à tour de rôle, leurs allures favorites. Ainsi, le grand bord de près pour sortir du Golfe de Saint Tropez vit-il les voiles auriques s'accommoder parfaitement du flux orienté Sud Est pour gagner, après avoir un moment serré la droite du plan d'eau, la marque de « La Sèche à huile », sur un long bord de largue propice à la vitesse. Les grands Auriques, Eleonora (Herreshoff 1910) en tête, efficace dans la remontée face au vent, avaient ainsi tôt fait de revenir sur les bermudiens partis plusieurs minutes auparavant, avant de mettre le cap sur saint Raphaël. Mariquita et Tuiga très à leur avantage aujourd'hui s'appliquant à garder du vent frais restant au vent. Petits par la taille mais tout aussi graciles sur l'eau, Bona Fide (Sibbick 1899), Oriole (Herreshoff 1905), Nan of Fife (Fife 1896) accéléraient travers au vent avant d'effectuer un « déboulé » d'anthologie vers « la Rabiou », leurs coques au ras de l'eau se jouant des vagues sans perdre de vitesse ni s'écarter du lit du vent. Plus tôt au passage de la bouée mouillée devant les Issambres, ce sont les voiles triangulaires des 8 et 12 M JI qui, après un léger décalage au large et au vent de la flotte, s'envolaient sous spi de capelage au maximum de leur vitesse. Cholita, le joli cotre Marconi signé Nick Potter et lancé en 1937 trouvait les angles et la force du vent parfaitement à son goût. Il s'immisçait sans complexe dans la lutte fratricide entre 12 M JI.

Embouteillage aux Issambres
Le long sprint vers la Rabiou faisait aussi le bonheur de mister Dennis Conner. Son Cotton Blossom II bien calé devant l'immense Cambria (Fife 1928), l'Américain tenait tête à la meute des « vieux » Classe America et glissait, bien dégagé de la flotte vers l'arrivée. Il laissait dans son sillage un immense embouteillage à la marque des Issambres. C'est en effet par grappes que Marconi et Auriques de toute taille se présentaient à la bouée « Rolex » dans un grand vacarme de cris, d'écoutes déroulant furieusement sur leurs winches et de voiles claquant au vent. De l'action et encore de l'action d'un bout à l'autre du plan d'eau, avec ce sublime mélange de style qui fait le bonheur des puristes comme des néophytes, le minuscule « Dainty » (Alfred Westmacott et Woodnutts 1923) glissant au vent de l'immense Eleonora, Shamrock (Nicholson 1930) et ses gigantesques voiles triangulaires volant un instant le vent de Nan of Fife… Et à l'approche de la ligne, sous le regard ahuri des pointeurs, le ballet d'un groupe de dauphins s'invitant à la fête…. C'était à Saint Tropez, une veille de week-end sous le soleil.

Où l'on commence à parler récompenses…

Trophées BMW
Dans le cadre du partenariat entre BMW et les voiles de Saint-Tropez, Deux Trophées seront remis par le célèbre constructeur automobile ; BMW a souhaité récompenser d'une part le bateau réunissant la meilleure combinaison de la technologie et du design, et d'autre part celui faisant preuve de solutions innovantes pour optimiser ses performances. Deux Trophée seront ainsi remis dimanche à l'issue des « Voiles » aux voiliers Modernes ayant le plus séduit un jury composé de journalistes et de professionnels de la voile et de l'automobile.
Les passerelles entre l'industrie automobile et lindustrie nautique sont nombreuses, et la marque a souhaité illustrer les efforts réalisés par les propriétaires de bateaux prestigieux, pour aller toujours plus loin dans la qualité, l'élégance, mais aussi la recherche de performance.

Trophée Rolex
Nouveauté cette année aux « Voiles », le trophée Rolex sera attribué au voilier de Tradition de moins de 16 mètres qui aura obtenu le moins grand nombre de points durant la régate. 52 bateaux sont en course pour ce Trophée. Le lauréat recevra en outre une montre Rolex en acier « Submariner Timepiece ».

Coeur de Lion
« Cuor di Leone », le grand Swan 601 de Leonardo Ferragamo brille à Saint-Tropez. Sa longue coque noir se glisse régulièrement et à l'image de la régate de ce vendredi dans le sillage immédiat de l'intouchable « Morning Glory ». Grâce à n'en pas douter à son tacticien de talent (de génie ?) Nico Celon, qui vient ni plus ni moins que de remporter le 1er septembre dernier le championnat du Monde de Melges 24 à Hyères.

J et J
Il y a à Saint-Tropez les J et les J. Les premiers sont bien entendu les fameux Classes J, héritiers des différents âges de la Coupe de l'America. Naviguent aussi dans le cadre des « Voiles », les J Boat, créés et construits aux Etats-Unis depuis une quarantaine d'années par la famille Johnstone, et depuis peu en France chez J Europe. Plusieurs des derniers nés de la gamme, J 105 et surtout J 109 (mais aussi J 125, J 133, J 160) courent en catégorie Moderne. Ces unités reconnues pour leurs qualités régatières, allient confort, bien-être, stabilité et vitesse. Le J 109 est particulièrement bien représenté à Saint-Tropez avec 4 bateaux, dont Althinimax très à son affaire en eaux varoises.

Etonnant Clipper
Certes il ne participe pas au "Voiles de Saint-Tropez". Mais sa haute silhouette futuriste monopolise l'attention à l'entrée du Vieux Port. Et à juste titre car le grand Clipper "Maltese Falcon" est aux yeux de bien des connaisseurs la plus étonnante réalisation de ces dernières années en matière de gréement automatisé à grande échelle. Maltese Falcon est un trois mâts barque, le plus grand clipper au monde avec ses 88 mètres de longueur hors tout. L'appellation parait bien sûr désuete au regard des trois mâts finement ciselé en métal qui intègre dans leur structiure 6 grandes vergues portant 15 voiles carrés. Les architectes Italiens, allemands et Néerlandais (Perini Navi, Ken Freivokh, and Dijkstra & Partners) qui ont présidé à sa construction au chantier Yildiz Gemi à Tuzla ont perfectionné un ingénieux système qui permet électroniquement de faire pivoter les mâts à chaque virement de bord et propulser à bonne vitesse les 88 mètres et 1 200 tonnes de luxe et d'esthétisme du bateau.
Maltese Falcon : LOA: 88,0 m - Largeur: 12,6 m - Draft: 6,0 m 19.7 ft - Tirant d'air : 58,2 m - Surface de voiles : 2.396,0 m2 - Déplacement: 1.240,0 tonnes

Tigris, fringuant Centenaire
Cotre aurique d'un peu moins de 16 mètres de long, Tigris appartient à cette classe de monotype créée à la fin du XX ème siècle pour palier à l'absence de bonnes règles de jauge. Né en Ecosse en 1899 sous le crayon d'Alfred Mylne, Tigris dispute à Marilee (Herreshoff 1926 l'hégémonie de cette catégorie de cotre fin, élégant, bas sur l'eau et fortement toilé. Tigris séduit aussi par la beauté limpide de son plan de pont, ses jolies claire-voies et son large cockpit d'où pointe une longue et haute barre franche. Incontestablement un petit trésor à découvrir parmi l'immense flotte des Voiles de Saint-Tropez.

JEUDI 5

La journée des défis fait le plein
35 Défis et une centaine de voiliers en course vers la Nioulargo
Les marins enflamment Saint Tropez

L'immobilité forcée pour cause de Mistral de la flotte (mercredi) a aiguisé les appétits et les envies de navigation chez les protagonistes des 8èmes « Voiles de Saint Tropez ». En cette journée spéciale consacrée aux défis dans le sillage de la Cup 55, commémorant l'acte fondateur de la Nioulargue en 1981, sur le parcours originel du Portalet à la Nioulargo et retour, la direction de course a enregistré pas moins de 35 défis! Dans le sillage des futuristes Wally dont le défi collégial englobait l'intégralité des 8 voiliers en lices, ce sont les 5 Pen Duick, en course sur une même ligne de départ, les 12 M JI, puis les 8 Tofinous qui ouvraient la route vers l'orée de la Baie de Saint-Tropez et la bouée de la Nioulargo, aux immenses voiliers Classiques de « la Grande Classe ». Se succédaient ensuite sur la ligne de départ mouillée sous le Portalet près de 100 bateaux, tant Modernes que Classiques, tous engagés dans leur propre challenge individuel, sur un parcours de leur choix, et sous le sceau de l'amitié.

La Club 55 Cup à… The Blue Peter
Pour la seconde année consécutive, Mike Aalders et son « The Blue Peter » remporte la Club 55 Cup, avec une avance conséquente sur son challenger du jour, « Lucia » de Kenny Coombs. Relancée en 2003, la Club 55 Cup a pour vocation d'être un challenge permanent entre deux bateaux selon un principe de navigation simple à comprendre, même pour un public non initié : un déjeuner est offert par Patrice de Colmont pour les deux équipages sous les tamaris du Club 55 à condition que le vainqueur accepte de remettre son titre en jeu l'année suivante. Vainqueur l'an passé du ketch de 28 m Belle Aventure, (dessiné et construit en 1930 par William Fife), le cotre Marconi de 20 m The Blue Peter, (Mylne de 1930), skippé par Mike Aalders, avait cette année le privilège de choisir son adversaire. L'affrontement au sommet de cette journée des défis le voyait s'opposer à Lucia, yawl marconi de 1940 signée John Alden.

La Grande Classe empétolée
Autre morceau de bravoure de cette journée particulière, le départ des « géants » de la Grande Classe, ces grands yachts Classiques ou Esprit de Tradition qui, le temps d'une régate, se réunissent indépendamment de leur type de gréement, aurique ou bermudien, goélette ou cotre, pour un affrontement fraternel sur le parcours de la Nioulargue. Agressifs sur la ligne, quatre bateaux voyaient dès le départ leur combativité récompensée; le petit flux d'Est qui avait favorisé quelques minutes plus tôt le départ des Wally et de la Cup 55 s'évanouissait totalement sur la ligne de départ quelques minutes après le coup de canon. Mariquita, tenante du titre et le J 23 Velsheda, s'échappaient tribord amure avec les derniers miasmes de pression. Dans leur sillage, Shamrock V et Cambria, grand gennaker en tête, parvenaient à prendre la gauche du plan d'eau et à garder les voiles suffisamment gonflées pour échapper au piège qui se refermait inexorablement sur toute la flotte des protagonistes de cette journée des défis. Ce petit fond d'air emmenait à petite allure ces 4 bateaux jusqu'à l’orée du golfe et la bouée de la Nioulargo. Derrière, la fête tournait en bérézina et un à un les grands voiliers jetaient l'éponge, Eleonora immobilisée à quelques encablures de la ligne, vite suivie de Sumurun, Sunshine et Altair. Mariette, la grande goélette partie au ras des côtes abandonnait en bordure du golfe, en même temps que Moonbeam IV. Longtemps à la lutte avec Velsheda, Mariquita, le grand cotre aurique skippé par Jim Thom franchissait la ligne en vainqueur et conservait son titre remporté l'an passé.

Premiers partis, premiers revenus
Partis peu avant 12 heures alors que le petit vent d'est laissait encore présager une belle journée de navigation, 8 grands Wally ont réussi à boucler les 25 milles du parcours vers la bouée de la Nioulargue, retour par la Cup 55 et arrivée sous le Portalet. Un moment « scotché » devant Ramatuelle, les grandes luges tout carbone et surtoilées se sont lentement déhallées pour repartir dans un petit souffle venu du Sud Est et synoyme de portant vers l'arrivée. Second sur la ligne derrière l’allemend Y3K, Dangerous but Fun l'emporte en temps compensé ; « Il y avait quelques bascules à bien négocier » explique Gianluca Perris du Wally Italien, «Notre stratège a bien joué et nous avons passé la Cup 55 en tête. Nous avons fini dans le golfe sous Code zéro car le vent était trop instable pour tenir le gennaker. Y3K était plus toilé et nous a passé quelques minutes avant l’arrivée. » Le grand Ketch « Nariida » se classe troisième devant Magic Carpet.

L'esprit des Voiles
Traduction concrète et spectaculaire de la volonté d'André Beaufils et de son équipe de préserver l'esprit festif qui préside depuis 25 ans aux «Voiles de Saint Tropez », cette journée du jeudi a incontestablement répondu aux attentes des plus exigeants ; sur l'eau d'abord, avec, journée des Défis oblige, nombre de régates acharnées malgré le tout petit temps instable, et à terre avec un programme de festivité intense qui a comblé les centaines de marins venus du monde entier pour approcher au plus près le mythe Tropézien. Dès 18 heures, le Village des Voiles résonnait aux accents Rock et Blues de John Morgan. Il marquait le départ d'un défilé des équipages haut en couleur. Une quinzaine d'équipages bariolés et chamarrés emboîtaient le pas du groupe de danseurs et de musiciens Brésiliens « Frutta Bomba » pour un tour du port endiablé. Même le personnel de la capitainerie se joignait au cortège déguisé en gaulois ! L'arrêt devant l'Hôtel de Ville était prétexte à un show délivré par chaque équipage devant un jury présidé par la journaliste Noëlle Duck. Tout ce petit monde hilare se dirigeait alors vers la Ponche où un buffet géant et bière à volonté les attendaient. Un feu d’artifice lançait une soirée que d'aucun prévoyait longue et animée….

Succès du concours de boules
Le traditionnel concours de boules organisé par la Boule Tropézienne dans le cadre des « voiles » et qui associe au sein d'une « triplette » deux marins et un sociétaire du club, a connu un franc succès. 104 équipages, soit le chiffre record de 2002 égalé, se sont défiés selon un système à élimination. L'équipage de Djinn l'emporte devant « Véronique », « Java Bleue » et la triplette du staff Comité d'organisation, qui avait délégué Marie-Noelle et Monica associé au président de la Boule, Gilbert Fazzola. Leur participation s'est arrêtée en demi finale!

Les Tofinous ont choisi de régater ensemble aujourd'hui.
Le Tofinou, exemplaire unique d'un "canote" du début du siècle, fut récupéré à l'état d'épave vers les années 80. Il allait devenir l'inspirateur du chantier Joubert. Dessiné par le capitaine Merle, et construit à Saint-Martin de Ré, cet unique Tofinou fut d'abord , en 1929, la propriété d'Edouard Ménuteau. Celui-ci, ayant travaillé au Comptoir Français du Dahomey, lui donna ce nom, Tofinou, qui signifie "Gens de Mer" en dialecte africain. Il faudra deux années de travail à Bertrand Danglade pour remettre à l'eau ce superbe spécimen de la voile des années folles... Le Tofinou 9,5, l'héritier : dans la lignée du célèbre Tofinou dont il garde le nom et l'esprit, le Tofinou 9,5 séduira les nostalgiques des bateaux de charme mais aussi les amateurs de sensations. Car toutes les réalisations du chantier Latitude 46 se doivent d'être belles et performantes. Le teck et l'acajou sont systématiquement à l'honneur, et pour des raisons de coût et de longévité, Philippe Joubert n'hésite pas à utiliser le polyester. Ainsi depuis une vingtaine d'années, le chantier de l'Ile de Ré marie la technologie avec le classicisme. Et le résultat est enchanteur.
Les architectes Joubert/Nivelt ont signé cette toute nouvelle unité à la belle carène aux lignes élancées et résolument modernes. Philippe Joubert en a assuré la conception en concentrant tous ses efforts autant sur l’esthétique que sur la manoeuvrabilité du bateau. Lancé en 2004, le Tofinou 9,5 s'avère être aussi un voilier performant. La quille terminée par un bulbe en plomb se déplace facilement grâce à un treuil manuel ou électrique. Architecte : Joubert/Nivelt
Fiche technique du Tofinou Longueur : 9,5 M Largeur : 2,45 m Tirant d’eau : 2,2 m. Déplacement : 2 300 kg Mât carbone

IdeaArgo navigue à Saint Tropez sur « French Kiss »
L'association IdeaArgo basée en Italie effectue sa première sortie en navigation à Saint Tropez à l’occasion des « Voiles » à bord du 12 M JI « French Kiss » qui avait disputé la Coupe de l'America à Fremantle en 1987. L'association ambitionne de participer à la Coupe de l'America 2010 avec un groupe international de marins handicapés mené par le skipper Brésilien Lars Graël (frère de Torben Graël). Lars, détenteur de plusieurs titres Olympiques, a perdu une jambe au cours d'un accident survenu en régate. Ce projet a été officiellement présenté à Turin en début d'année et reçoit depuis de nombreuses marques de soutien. Lars Graël a ainsi reçu un message de bienvenue des Nations Unies. L'équipe a fait l'acquisition de « French Kiss » et Marc Pajot navigue à bord à l'occasion des « Voiles »

Vendredi : Journée Gaastra
L'équipementier d'origine Néerlandaise Gaastra a fait des « Voiles de Saint Tropez 2006 » sa principale action de sponsoring pour l'année 2006. Heureux du succès de sa collection et de l'engouement suscité ici par les produits prêt à porter de l'ancien fabricant de voiles, Gaastra a renforcé sa présence au sein de l'organisation, sur le site et auprès des acteurs de la manifestation. Gaastra habille ainsi l'ensemble des bénévoles de l'organisation, jury, comité de course, intendance, mais aussi la capitainerie, les services à terre… au total plus de 1 000 pièces de vêtements. Gaastra a aussi investi la cité tropézienne, équipant un certain nombre d'hôtels et de restaurants. Cette visibilité « terrain » sert de moteur à la promotion de la marque et de la gamme « Voiles de Saint Tropez » disponible au coeur du village des « Voiles ». lL'équipementier filiale du Groupe Mac Gregor utilise également l'événement Tropézien pour ses relations publiques. Lulworth, voilier dont l'équipage est entièrement habillé par la marque, accueille chaque jour VIP et journalistes. On verra ainsi ce vendredi à bord du grand cotre aurique l'acteur Charles Berling. Reconduit cette année, le Trophée de l'élégance Gaastra récompensera l'équipage le plus… élégant. Le prix : une tenue complète l'an prochain pour chaque membre d'équipage issue de la nouvelle collection.

MERCREDI 4

Préparation des défis...

Le Mistral s'est invité en force aux Voiles de Saint-Tropez. Passée la dépression qui a un peu mouillé la flotte mardi après-midi, un fort flux d'Ouest Nord Ouest s'est engouffré dans le golfe, faisant toute la nuit hurler mâts et membrures et claquer drisses et cordages. 20 noeuds dans l'avant-port enregistrés dès les premières heures de la matinée, avec un renforcement progressif annoncé jusqu'à la nuit, la Direction de course placée sous la houlette de Georges Kohrel n'a que peu hésité avant d'envoyer le pavillon A sous aperçu, signifiant l'annulation des courses du jour. Les voiliers restent donc à quai où ils proposent aux nombreux badauds le spectacle toujours apprécié des jeux de lumière du grand soleil sur leurs coques immaculées et les reflets dorés de leurs cuivres rutilants.
Sympathique conséquence : le concours de boules organisé par Pierre Yves Barasc avec les tenors de la Boule Tropézienne, a connu une forte affluence avec une centaine d'équipage inscrits! Le tout dans une ambiance tout aussi festive que celle de la veille au soir lors de la sardinade de la SNSM.

Réactions :
Georges Kohrel, Directeur de course : « Le Mistral s'est bien installé sur le plan d'eau, avec 20 noeuds dès ce matin dans le port, 24-25 dans le golfe et probablement 30 au large, là où courent les voiliers Modernes. Nous imaginons mal dans ces conditions de faire courir près de 300 bateaux, avec notamment un retour au port qui, malgré notre flotte de semi-rigides, pourrait prendre des allures catastrophiques. La sagesse nous commande donc d'annuler purement et simplement. »
Nicolas Pichelin (Mari-Cha IV) : « 25 noeuds de vent ne sont pas pour rebuter Mari-Cha, bateau océanique par excellence, mais les manoeuvres de port sont particulièrement délicates ici à Saint-Tropez avec tant de bateaux amarrés. L'annulation me paraît justifiée et légitime.»


La Journée des Défis
Deux événements sont à suivre ce jeudi 5 octobre avec la journée des Défis Jean Laurain et celle de la Club 55 Cup. Jean Laurain était à la barre du 12M JI Ikra, il y a 25 ans, lorsqu'il avait défié un certain Dick Jason alors skipper de Pride, un Swan 44 américain. Le parcours était simple : la Tour du Portalet / le Club 55 via le haut-fond Nioulargo. Nous étions alors le 29 septembre 1981 et avec l'inestimable complicité de Patrice de Colmont, la Nioulargue venait de naître. Aussi, nous devrions assister à des duels particulièrement intéressants entre bateaux nés d'un même architecte, exactement ou radicalement différents. Gageons que certains duels devraient être des plus somptueux. Relancée l'an dernier, la Club 55 Cup a pour vocation d'être un challenge permanent entre deux bateaux selon un principe de navigation simple à comprendre, même pour un public non initié : un déjeuner est offert par Patrice de Colmont pour les deux équipages sous les tamaris du Club 55 à condition que le vainqueur accepte de remettre son titre en jeu l'année d'après.

La grande Classe
Créé en 2004 sur une idée de Philippe Lechevalier, capitaine de Moonbeam IV, et se tenant traditionnellement le jeudi, le Trophée Mer & Bateaux de la Grande Classe réunit, comme aux régates anglaises de 1880 à 1930, les plus grands "racers" classiques présents à Saint-Tropez. Couru en temps réel, sur un parcours de 25 milles qui contourne le désormais fameux haut fond de la Nioulargue, matérialisé par une balise du même nom, le Trophée Mer & Bateaux de la Grande Classe verra Cambria, qui l'avait ravi l'an dernier à Mariquita remettre en jeu le trophée, une demi coque de Valkyrie II*, face à une adversité qui pourra compter sur le renfort de Lulworth, un nouveau venu spectaculaire, puisqu'il est le plus grand cotre aurique du monde, un bateau qui domina ce type de régate de 1925 à 1933, et qui vient d'être remis à l'eau à l'issue de trois années d'une profonde restauration. Les yachts invités sont des racers de tradition restaurés dans un souci incontestable d'authenticité ou répliques fidèles aux plans d'origine Parcours: 25 milles environ Tour du Portalet/la Nioulargo/Tour du Portalet
Règlement : course en temps réel, sans aucun handicap, tous gréements confondus. Une ligne de départ, une ligne d'arrivée, et que le meilleur gagne !

MARDI 3

Un air de Solent en attendant le Mistral
Le vent au rendez-vous
Les goélettes Classiques à leur avantage
Morning Glory intouchable ?

Comme pour rendre hommage aux nombreux voiliers nés il y a parfois plus d'un siècle entre Gosport et Hamble, la baie de Saint-Tropez avait revêtu mardi les atours du Solent anglais, avec son ciel bas où courent de lourds nuages noirs chargés de pluie, son eau sombre parcourue d'un clapot nerveux et désordonné, et ce vent de Sud Ouest fort, à contraindre les plus vaillantes filles de Fife, Herreshoff ou Nicholson à garder clin-focs, flèches et voiles sagement rangés sur le pont. Soleil aux abonnés absents, les Voiles de Saint Tropez avaient néanmoins réuni tous les ingrédients de la fête nautique rêvée par la Société Nautique de Saint-Tropez, avec au ras de la tour du Portalet, 124 voiliers Auriques ou Marconi lancés au rythme de leurs classes respectives à l’assaut du vent et des vagues pour un grand parcours côtier d’une vingtaine de milles.
Du vent au départ…
Pas de round d'observation pour le démarrage intégral des Voiles de Saint-Tropez 8èmes du nom : alors que la grande flotte des voiliers Modernes en compétition depuis lundi se dirigeait vers leur « stade » nautique mouillé devant Pampelonne, la flotte des bateaux de Tradition se rassemblait au pied de la citadelle aux ordres du Comité de course pour une entrée en matière que maître Eole avait voulu humide et musclée. Humide, faute à ce vent relevé à plus de 16 noeuds bien à l'abri de la ligne de départ et qui levait un clapot très creux dans l'axe de la course des bateaux ; et musclée car ces bateaux en tous points remarquables dans leur capacité à épouser les contours de la mer et à glisser en douceur sur les plans d'eau les plus mal pavés, sont aussi extraordinairement durs aux hommes, qu'aucun franc-bord n'abrite et qui subissent avec délectation l'assaut détournée de leurs vagues d'étrave. Admirés pour leur gréements, aurique ou Marconi, célébrés pour la pureté de leurs lignes, les voiliers de tradition avaient l'occasion de démontrer avec éclat le génie maritime de leurs concepteurs. Eleonora, réplique exacte de la goélette Westward s'envolait avec souplesse dès le coup de canon vers la première porte située en orée du golfe à la marque dite de « la Sèche à huile ». Une autre goélette aurique, Orion (Nicholson 1910) affichait dans son sillage la même superbe au contact des vagues. Moonbeam IV, l'un des rares à conserver toute sa toile, poussait loin don bord tribord devant Port-Grimaud pour revenir à pleine vitesse recoller au leader et attaquer le grand bord de largue vers Saint-Raphaël. Le golfe de Saint-Tropez bouillonnait sous les étraves alors que l'horizon se couvrait de voiles, auriques mêlées aux Marconis, entrecroisées selon les amures, dans ce grand mélange des genres et des couleurs qui fait la joie des coureurs comme des spectateurs.

Intouchable Dennis
Un peu plus tôt, Dennis Conner, quadruple vainqueur de la Coupe de l'America, ne laissait à personne le soin de couper la ligne dans sa catégorie des « petits » Marconis d'Epoque dans le coup de canon et au ras du bateau viseur. Son Cotton Blossom II, plan Anker de 1924, fin de coque et élancé d'étrave, s'avérant très efficace face au vent sous grand voile arisé et trinquette. La jeune Antiboise Alexia Barrier préposée aux règlages des voiles d'avant se trouva fort exposée aux paquets de mer au point d'avouer : « J'ai les sinus bien débouchés ce soir ! »
Pétole à l'arrivée
Avec l'arrivée du soleil et logtemps après que les grands voiliers modernes, prototypes tout carbone ou Wally aient rallié sans encombre la ligne d'arrivée, le vent désertait doucement le plan d'eau après le passage du front chaud, piégeant nombre de voiliers tant Classiques que récents toujours en régate au large du Rabiou. On assistait alors à une série d'abandons en rafales, les skippers n'entrevoyant pas d'autres manières de rallier Saint-Tropez dans les petits airs.

Les Modernes à Cavalaire…
La flotte des voiliers Modernes avait donc déserté la baie de Saint-Tropez au profit des Traditions. Un petit côtier leur était proposé du côté de la Nioulargue et de Cavalaire, avec retour par la Rabiou, sorte de grande « banane » disputée dans un vent relevé à 18 noeuds au moment du départ et qui venait mourir doucement en fin de journée sur le dernier bord de portant vers l'arrivée. « Un parcours très tactique » selon Louis Heckly, numéro 1 à bord du Wally « Dark Shadow ». « Il y avait de quoi jouer sur ce parcours car le vent n'est pas resté régulier en force. La mer était un peu désordonnée mais nos bateaux passent facilement, en puissance puisque nous ne réduisons pas la voilure dans 18 noeuds de vent. » Mari-Cha IV et Morning Glory voyaient leur rivalité entamée la veille tourner court, trois minutes avant le départ quand l'immense goélette de Jean-François D'Etivaud explosait une voile d'avant et disputait la régate notoirement sous-toilée. Morning Glory (Reichel/Pugh), le long et léger sloop construit selon les techniques appliquées aux Classes America s'envolait pour un nouveau cavalier seul ; une image à laquelle il va falloir s'habituer.

Incident
L'enthousiasme des régatiers lors des phases de départ, s'il crée le spectacle, peut aussi donner lieu à des moments qualifiés de « chaud ». Ainsi « Voodoo », un Javelin 44, connut-il l'infortune du démâtage lorsqu'un voilier rattrapant accrocha son pataras et provoqua la chute du mât.

S'amuser avant tout
Les voiliers Modernes ont donné lundi le signal du début des festivités Tropézienne. Une belle journée de navigation de la Tour du Portalet à Saint-Raphaël qui a permis une complète revue d'effectifs dans cette catégorie. André Beaufils, président du Comité d'organisation des Voiles attendait beaucoup de cette première journée pour tester le dispositif de sécurité mis en place suite à une longue réflexion hivernale. « Nos premiers échos sont très positifs » explique-t-il, les consignes étant respectées « tant de la part des équipages que des bateaux spectateurs. Tout le monde a joué le jeu et la régate y a gagné en clarté notamment au niveau de la zone de départ. » Les Voiles de Saint-Tropez 8ème du nom bénéficient plus que jamais d'une force d'attractivité extraordinaire auprès des navigants du monde entier ; « Nous avons reçu plus de 400 demandes » souligne le président. « Mais même si le port était plus grand, cela poserait invariablement d'autres problèmes sur l'eau. » et au-delà des chiffres et des superlatifs, le président Beaufils ancre plus que jamais ses attentes au coeur de l'esprit des « Voiles », né de la Nioulargue en 1999. « Le seul véritable enjeu ici est de s'amuser, de prendre du plaisir sur l'eau comme sur terre. »

Bon à savoir….
Une goélette (ou anciennement goëlette- on suppose que ce terme viendrait de goéland par analogie) est un voilier dont le mât de misaine, placé à l'avant du grand mât, est plus court que ce dernier ou de taille égale et porte des voiles auriques (placées dans l'axe du navire) ou bermudiennes. On distingue la goélette du brick : la première est gréée avec des voiles auriques, tandis que le deuxième possède des voiles carrées, gréées sur des vergues, ainsi qu'une brigantine à l'arrière. Il existe également le brick-goélette, gréé en voiles carrées sur le mât de misaine et en voiles auriques sur le grand mât.

Le cotre est un gréement de bateau à voile, généralement ponté et à quille (contrairement au dériveur), et qui ne possède qu'un mât central. À la différence du sloop, il porte une surface de voile divisée à l'avant (au moins 2 voiles d'avant, foc et trinquette), pouvant être complété par un clin-foc en tête.

Le sloop, déformation anglophone de chaloupe, est un gréement de bateau à voile, généralement ponté et à quille (contrairement au dériveur), et qui ne possède qu'un mât central. Le sloop, contrairement au cotre, ne porte donc que deux voiles, une grand-voile, de type marconi, et une seule voile d'avant.La bôme située en bas du mât supporte la grand-voile, le foc est en avant du mât.

Vu sur les ponts…
La force d'attractivité des « Voiles de Saint-Tropez » s'exerce aussi sur les coureurs au large et régatiers de haut niveau. On a ainsi déjà aperçu sur les eaux du golfe et concentrés à la manoeuvre…. Dennis Conner, Marc Pajot, Sébastien Audigane, Halvard Mabire, Marc Emig, Christine Briand, Marcel van Triest, Emma Richards, Lionel Péan, Alexia Barrier, Miranda Merron, Nicolas Pichelin …

Toutes les infos sur : www.snst.org


LUNDI 2

155 voiliers Modernes en ouverture


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Entrée en matière limpide pour les premiers concurrents des Voiles de Saint-Tropez version 2006 et 8ème du nom. Ce lundi était réservé aux voiliers Modernes et chacun, du plus petit engagé aux immenses Wally, des préposés à la sécurité aux membres du Comité de course placé sous les ordres de Georges Kohrel, s'est attaché à prendre ses marques et ses repères, du fond de la baie de Saint-Tropez au Lion de Mer, caillou trônant devant Saint-Raphaël. Les 6 catégories de voiliers se sont ainsi élancées sans coup férir depuis la tour du Portalet en tout début d'après-midi en direction de l'Est. Un grand triangle de 20 milles nautiques leur était proposé, sans piège ni surprise, certes peu propice aux grands mouvements stratégiques, mais idéal pour lâcher les chevaux et rivaliser en vitesse pure sur le long bord de portant vers le Lion de mer puis au « reaching » lors du retour. Les longues luges modernes signées des plus grands architectes contemporains, Frers, Briand, Brenta, et autres Farr, cathédrales de carbone kevlar ou titane, ont fait admirer ce que le génie humain réalise de plus efficace et de plus esthétique en matière de performance maritime.

La quête de la perfection
Si d'aucun attend avec une légitime impatience l'entrée en lice mardi, des voiliers de tradition, 155 voiliers Modernes se sont chargés de nous rappeler, si besoin était, que l'imagination créative des architectes de marine ne s'est pas arrêtée avec le tournant du siècle. Le départ peu après 13 heures de 8 Wally, parmi lesquels les « petits nouveaux », Tango à Luca Bassani et J One à Jean-Charles Decaux, suivis quelques minutes après par les grands prototypes IRC (CNB, Swan, Mari-Cha IV, Velsheda…) était comme une ode à la démesure créatrice des récentes années. Lignes tendues, harmonieux mélange des matières, bois et composite, couleurs tout en transparence célébrant fibres et tissus, les bateaux du jour flattaient d'abord le regard avant d'interpeller le sens marin. Mais dans un vent de Sud Ouest de mieux en mieux installé au fil des minutes, s'ouvrait vite le chapitre de la performance. Une première bascule dès le départ à droite du plan d'eau mettait toute la flotte sur orbite, cap sur la balise de la Rabiou à l'orée du golfe. La fin de ce petit bord de largue était alors marquée par la grande éclosion des spis et autre gennakers avant une descente en vitesse pure vers Saint-Raphaël. Saint Raphaël et le Lion de mer, caillou posé à quelques encablures des côtes, qui devenait rapidement aussi congestionné que la place de l'Etoile aux heures de pointe, chaque bateau tentant de serrer la marque au plus près tout en gardant son inertie le plus longtemps possible avant l'afalage, ô combien spectaculaire et acrobatique du spi. L'immense Mari-Cha, à la lutte avec Morning Glory (80' IMS Maxi Boat Reichel/Pugh) était depuis longtemps reparti au près serré vers Saint-Tropez, quand se présentait la flotte des Wally emmenée par Y3K, Magic Carpet et Dangerous But Fun. Dans le sillage du majestueux Velsheda (réplique de 23 MJ) Money Penny, Cuor du Leone II (Swan 601) et le Mean Machine de Peter De Ridder (Brenta 65-2) nous ont donné un avant-goût de l'intensité qu'ils comptent donner aux débats tout au long de la semaine.

Histoire extra-ordinaire
L'homme d'affaires Italien Luca Bassani a créé de toutes pièces en 1994 Wally Yachts. Ce chantier produit depuis toute une gamme impressionante de voiliers haut de gamme mais aussi et plus récemment de bateaux à moteurs.
L'histoire des Wally débute lorsque Luca Bassani décide de construire pour ses besoins personnels un yacht de luxe familial, capable des plus hautes performances sportives et cependant facile à manier et très sûr à la mer. Marin de compétition, Luca Bassani désirait conserver les sensations du haut niveau à bord d'un yacht confortable poour les sorties en famille. Il a ainsi développé un certain nombre de concepts nouveaux dans la construction de yachts de luxe, comme l'utilisation à outrance des matériaux composite et des aides à la navigation. Wally est depuis devenu leader dans la construction de yachts d'avant garde aux lignes et aux conseptions résolument futuristes. Pour de nombreux spécialistes, Bassani a ouvert la voie à des architectes de renom comme German Frers et Luca
Brenta, dignes héritiers des Nicholson, Fife ou Herreshoff du siècle dernier, basé à Monaco, Wally Europe dispose de chantiers à Massa Carrara en Italie pour la construction des WallyPowers et à Fano pour le composite, avec un four de 50 mètres. Les Wally tenders sont fabriqués à Bizerte (Tunisie). Le Groupe Wally emploie 265 personnes dans ses chantiers composites, 60 charpentiers, 42 personnes pour l'électronique, 143 personnes aux finitions et 33 dessinateurs.
Extrapolation du redoutable Y3K, le nouveau Wally 100 Y3K devrait être lancé à la fin de l'année sous la signature du cabinet Frers. Attendu également mais en 2007, le sloop Wally 130 signé Javier Soto Acebal. le plus grand wally jamais construit est en chantier à Fano pour un lancement en 2008. Wally 148 sort du carton à dessin du cabinet tripp design. ce superyacht portera 2 700 m2 de voilure.
Les Wally présents à Saint-Tropez : Magic Carpet 2, J One, Y3K, Tango, Nariida, Dark Shadow, Open season, Dangerous But Fun

Journée Bénéteau :
Mardi, « Journée Bénéteau ». L'occasion de donner un petit coup de projecteur sur ce géant Français de l'industrie nautique. Bénéteau est fidèle aux Voiles de Saint-Tropez depuis une dizaine d'années, ayant débuté son engagement à l'époque de la Nioulargue. 40 voiliers sont inscrits en catégorie « Moderne ». 44,7 et 40,7 ont brillé tout au long de la saison de régate et arrivent ici précédés d'une juste réputation. Un Trophée sera attribué à l'issue des Voiles au meilleur bateau de la série. Bénéteau est aussi très présent au sein du Village des Voiles.

PROGRAMME

Mardi 3 : Journée Bénéteau
A partir de 11 heures, régate voiliers modernes et voiliers de tradition dans le golfe
A partir de 18 heures, animation musicale.Rues de Saint-Tropez Les Jazzticots
A partir de 20 heures, sardinade à la Batterie, John Morgane

Mercredi 4 : Journée Gassin Golf Country Club
A partir de 11 heures, régate voiliers modernes et voiliers de tradition dans le golfe
A partir de 18 heures, animation musicale, Rues de Saint-Tropez , Les Téquila
A partir de 18 heures, concours de boules place des Lices
A partir de 18 heures, animation musicale au Village avec John Morgane

Jeudi 5 octobre : Journée Wally
A partir de 12 heures. Journée Jean Laurain. Club 55 Cup. Trophée Mer et Bateaux (la Grande Classe) Golfe de Saint-Tropez Club 55 Cup
Après-midi animations dans le port de Saint-Tropez
A partir de 18 heures carnaval des équipages village - vieux port
20 heures soirée des équipages La Ponche Groupe de rock blues (sur invitation)
22 heures : feu d'artifice.

Vendredi 6 octobre : Journée Gaastra
A partir de 11 heures régate voiliers modernes et voiliers de tradition dans le golfe
A partir de 18 heures cocktail CCIV Espace partenaires
Soirée animation rues Saint-Tropez
18 heures30 animation musicale. Village. John Morgane
20 heures soirée des Armateurs

Samedi 7 octobre : Journée BMW (modernes) et Journée Rolex (tradition)
11 heures. Régate voiliers modernes et voiliers de tradition golfe.
19 heures, soirée de clôture.Village.John Morgane


C'est cette photographie, signée par le talentueux Luc Boutria, qui a servi à composer l'affiche des Voiles de Saint-Tropez 2006

MODERNES : DU REVE A LA REALITE
C'est le plus grand des inscrits en moderne - 42,30 m - et sa silhouette caractéristique sera une nouvelle fois une des attractions des Voiles. Mari Cha IV, le monocoque recordman de l'Atlantique sera à Saint-Tropez, barré pour l'occasion par le tout récent vainqueur de la course autour du monde en équipage, le Néo-zélandais Mike Sanderson. Côté proto encore, comme chaque année, c'est un événement dans les Voiles que de découvrir le dernier-né des Wally. Ces unités d'exception qui allient luxe et sobriété avec des équipements dignes de "Boeing" . Les lignes épurées à l'extrême incarnent un summum de la navigation du troisième millénaire. 2006 ne dérogera pas à la règle avec la possibilité de croiser dans le vieux port et sur le plan d'eau de Saint-Tropez Tango, le tout nouveau Wally 80 pieds qui allie les lignes d'eau d'un plan Farr au design intérieur signé des architectes Wally et Lanzzarini Pickering. Le concept est basé sur la combinaison des performances d'un bateau de course croisière à un large volume intérieur, avec notamment un vaste panneau de pont dans le pont laissant pénétrer largement la lumière du jour dans le carré. Cette unité de 24,38 mètres arrive auréolée d'une victoire en classe Wally acquise au mois de mai à Porto Fino, lors de sa toute première apparition en régate.

Avec vingt pour cent des inscrits, le chantier Bénéteau est le plus représenté aux Voiles de Saint-Tropez, confirmant sa place de leader mondial de la plaisance, avec notamment 28 First, parfaite illustration du rôle prépondérant que joue cette gamme dans le milieu de la plaisance. Sélectionnés parmi les séries mises à l'honneur cette année par l'organisation avec les A40, les Tofinou, et les Swan 45, les First 40.7, au nombre de 11, auront parallèlement leur classement propre avec remise d'un Trophée.

A noter que le Trophée de l'Innovation et du Design BMW créé en 2004 sera remis en jeu une nouvelle fois. L'an dernier, le jury placé sous la direction de Loïck Peyron avait choisi de primer le Swan 601 Artemis et sa robe bleu métallisé, bateau qui était skippé par le triple vainqueur de l'America's Cup Russell Coutts.

TRADITION : DU MYTHE A LA RECONSTRUCTION
Son arrivée sur les plans d'eau, après plus de cinquante ans d'absence et au sortir de cinq années de restauration, font de la présence de Lulworth un véritable événement. Le plus grand cotre aurique du monde - plus de 46 mètres hors tout - a retrouvé l'élément liquide au printemps dernier à La Spezia (Italie). Construit en Angleterre en 1920 sur des plans de Herbert W. White, le géant Lulworth - avec 855 m2 de toile au près et 1 355 au portant ! - a été l'un des plus redoutable yacht de la Grande Classe. La moitié de sa structure originelle et 80% de ses aménagements intérieurs ont été préservés, faisant de Lulworth la plus remarquable restauration du siècle.

2006 est également marquée par la venue tout à fait exceptionnelle de la flotte des Pen Duick, rassemblée grâce à l'Association Eric Tabarly, en présence de Jacqueline et Marie Tabarly. Les bateaux sont tous rassemblés devant la Capitainerie - sauf Pen Duick VI qui est en face le long du môle à cause de son tirant d'eau. Un départ devrait être spécialement donné pour les Pen Duick dans le cadre des défis du jeudi.

Ainsi qu'il l'avait évoqué l'an passé, le quadruple vainqueur de l'America's Cup, Dennis Conner, présentera bien à Saint-Tropez son petit bijou Cotton Blossom II, un sloop Bermudien sur plan Johan Anker de 1924. Le bateau sort d'une restauration minutieuse et passionnée menée par son illustre propriétaire qui lui a valu toutes les louanges outre-Atlantique. Cotton Blossom II est un Class Q, jauge qui connut son apogée dans les années 30.

Parmi les autres unités, on peut encore citer Eilidh, considéré comme l'un des chef-d'oeuvre de l'architecte naval Alfred Mylne, dont l'intérieur, dessiné spécialement en 1930 pour un propriétaire de plus de 1m90, est particulièrement original, avec un vaste salon ouvert en deux parties, et une hauteur sous plafond qui explique un roof exceptionnellement long courant jusqu'à l'avant du bateau, ou encore Skylge, une spectaculaire goélette Marconi de 36,60 m lancée en 2006 par le chantier Néerlandais Holland Jachtbouw, qui décroche le titre de plus grand voilier "Esprit de Tradition" présent à Saint-Tropez cet automne et dont le mât principal culmine à plus de 40 mètres, et le mât de misaine à plus de 25.

Du pain sur la planche en prévision pour le jury du Trophée de l'Elégance Gaastra, par ailleurs créateur d'une collection spéciale Voiles qui sera portée aussi bien à terre par plus de 200 personnes que sur l'eau à bord de Lulworth par exemple.

A TERRE : UN TOUT NOUVEAU VILLAGE
Toujours à la recherche d'innovations permettant d'améliorer les conditions d'accueil à la fois des participants et du public, l'équipe d'organisation a sérieusement travaillé le look du Village des Voiles, un espace clé dans la vie et l'animation de l'événement. Son choix s'est finalement porté sur une structure inédite principalement transparente permettant de couvrir une surface de plus de 1 500 m2. A noter qu'à cette occasion, un nouvel espace a été inauguré pour accueillir le service de presse dans une structure de tente à l'intérieur même du village. L'aménagement du service de presse, qui comprendra des postes de travail et des casiers permettant le stockage, est réalisé grâce à la mise à disposition du matériel presse Rolex.

Relations presse: Maguelonne Turcat, tél. 04 91 31 57 40, portable 06 09 95 58 91. Fax délocalisé 04 91 33 01 21
E-mail magturcat@csi.com

Toutes les infos sur : www.snst.org




Les Voiles 2006

Pour nous joindre pendant
les Voiles de Saint-Tropez :
tél.04.94.49.12.30
Presse: tél. 04.94.43.62.91
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Les échos quotidiens

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Les résultats

Journée de dimanche

Cannes_Saint-Tropez :
Tradition
SOT
Metric

Journée de lundi
IRC A
IRC B
IRC C
IRC D
IRC E
Wally
Journée de mardi
IRC A
IRC B
IRC C
IRC D
IRC E
Classement général des Modernes
après deux courses


Wally
--------

Esprit de tradition
Tofinou
12 M JI
Epoque Marconi A
Epoque Marconi B
Epoque Marconi C
Epoque Marconi D
Epoque Aurique A

Epoque Aurique B
Epoque Aurique C
Classic Marconi A
Classic Marconi B

Journée de mercredi
Courses annulées (Mistral)

Journée de jeudi
Les défis
(pas de classement officiel)
Wally
Classement général Wally

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Journée de vendredi
IRC A
IRC B
IRC C
IRC D
IRC E

Wally
Classement général Wally
après quatre courses

****
Esprit de tradition
Tofinou
12 M JI
Epoque Marconi A
Epoque Marconi B
Epoque Marconi C
Epoque Marconi D
Epoque Aurique A
Epoque Aurique B
Epoque Aurique C
Classic Marconi A
Classic Marconi B


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Journée de samedi

IRC A
IRC B
IRC C
IRC D
IRC E
Wally

Inscrits
à la date du 3 octobre :

Modernes
Tradition
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Bourse aux équipiers
-

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Avis de course - Notice
of Race
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