Trophée Bailli de Suffren 2008
Réglement
Réglementation spéciale pour le Trophée Bailli de Suffren 2008 organisé par la
Société Nautique de Saint-Tropez et le Marenostrum Racing Club
1. CATEGORIE DE L’EPREUVE
La course est classée en catégorie 3 des RSO.
2. CONTROLE
Un bateau peut être contrôlé à tout moment. S’il ne répond pas aux
présentes Réglementations Spéciales, son inscription peut être refusée,
il pourra être passible de disqualifi cation ou de toute autre pénalité
pouvant être prescrite par l’Autorité Nationale ou par les organisateurs
de la course.
3. OBLIGATIONS GENERALES
Tout l’équipement exigé doit :
a) fonctionner correctement
b) être régulièrement vérifi é, nettoyé et entretenu
c) quand il n’est pas utilisé, être stocké dans des conditions où son
altération sera minimale
d) être facilement accessible
e) être d’un modèle, d’une dimension et d’une capacité adaptée à l’usage
prévu et à la taille du voilier
Eléments lourds :
a) les ballasts, les réservoirs et l’équipement associé doivent être fi xés de
façon permanente
b) les éléments lourds tels que les batteries, réchauds, bouteilles de gaz,
réservoirs, boîtes à outils, ancres et chaînes doivent être fi xés de façon sûre
c) les éléments lourds dont la fi xation n’est pas défi nie par les
Réglementations Spéciales doivent être arrimés de façon permanente ou
fi xés avec sécurité, selon ce qui est le plus approprié
4. FEUX DE NAVIGATION
Les feux de navigation doivent être allumés comme exigé par le Règlement
International pour Prévenir les Abordages en Mer (RIPAM, chapitre C et
Annexe Technique 1). Tous les bateaux doivent allumer des feux latéraux
et un feu de poupe pendant les périodes exigées.
5. CARACTERISTIQUES STRUCTURELLES
• Filières, chandeliers et balcons :
Bateaux de jauge CIM :
Les fi lières et les balcons ne sont pas obligatoires pour les bateaux de
jauge CIM par contre, le paragraphe suivant est impératif
Exigences de sécurité :
1. Pas d’obligation spéciale jusqu’à 6 nautiques des cotes durant la
journée si la force du vent est inférieure à 5 Beaufort.
2. Obligation de port du harnais de sécurité pris sur la ligne de vie pour
chaque personne sur le pont :
• La nuit quelle que soit la zone de navigation
• La journée si la force du vent est supérieure à 5 Beaufort
• Au-delà des 6 nautiques.
Défi nition de la journée : une heure après le lever du soleil jusqu’à une
heure avant le coucher du soleil.
Chaque chef de bord est responsable du respect de ces exigences.
Bateaux de jauge IRC
:Les fi lières et les balcons sont obligatoires.
• Toilettes et couchettes :
Elles doivent être installées de façon permanente.
• Installations cuisine :
Un réchaud doit être installé de façon permanente ou fi xé de façon sûre,
avec un accès sûr au robinet coupant l’alimentation et pouvant être utilisé
aisément pendant la navigation en mer.
• Eau potable :
Chaque voilier doit avoir l’équipement nécessaire (pouvant inclure des
dessalinisateurs et des réservoirs d’eau) installé de façon permanente pour
fournir au moins 3 litres d’eau potable par personne par jour pendant au
moins la durée vraisemblable du voyage
• Mains courantes :
Des mains courantes adéquates doivent être fi xées sous le pont afi n que les
équipiers puissent se déplacer en sécurité pendant la navigation en mer.
Une main courante doit pouvoir résister sans rupture à une charge de 1500N.
• Pompes de cales :
Aucune pompe de cale ne doit se déverser dans le cockpit sauf si ce
cockpit ouvre à l’arrière vers la mer.
Les pompes de cale ne doivent pas être reliées aux tuyaux d’évacuation
du cockpit
Les pompes de cale et les crépines doivent être facilement accessibles
pour la maintenance et le nettoyage.
• Batteries :
Il est fortement recommandé d’avoir des batteries étanches a bord. Elles
doivent être fi xées solidement.
• Equipement de communication :
Un émetteur récepteur marine V H F fi xe, obligatoire, plus un émetteur
récepteur mobile, facultatif, étanche ou avec pochette étanche. Lorsqu’il
n’est pas utilisé, il doit être stocké dans un sac de sécurité ou container
d’urgence.
• Divers :
Il est rappelé aux bateaux qu’aucun réfl ecteur, actif ou passif, n’est une
garantie de détection ou de pistage par un vaisseau utilisant un radar.
• Lignes de vie, points d’accroche et lignes d’amarrage de sécurité fi xes :
Les lignes de vie doivent être fi xées sur des plaques de pont soudées ou
boulonnées ou d’autres systèmes d’ancrage adaptés et solides, fi xées au
pont, à tribord et à bâbord de la ligne centrale du voilier pour fournir des
fi xations sûres aux harnais de sécurité.
Elles sont formées d’un câble en acier inoxydable 1x19 d’un diamètre
minimum de 5mm ou une sangle de résistance équivalente. Le câble en
acier inoxydable ne doit être ni gainé ni manchonné.
Une sangle ayant une charge de rupture de 20kN est recommandée.
6. EQUIPEMENT PORTABLE ET FOURNITURES
• Lampe(s) torche(s)
Deux lampes torches étanches doivent être à bord avec piles et ampoules
de remplacement, une de forte puissance pouvant émettre des fl ashes ou
un éclairage permanent et une normale.
• Trousse d’urgence et manuel de premier secours
Le Guide de la médecine à distance, par le Docteur JY Chauve, publié par
Distance Assistance BP33F-LaBaule, Cedex, France est recommandé.
Une trousse de premier secours doit être à bord.
Le contenu et le stockage de la trousse de premier secours doivent respecter
les recommandations du manuel embarqué, les conditions attendues et la
durée escomptée du voyage, ainsi que le nombre de personnes à bord.
Au moins un membre d’équipage devrait avoir des connaissances
en procédures d’urgence médicale, hypothermie et systèmes de
communication correspondants.
• Corne de brume
Une corne de brume doit être à bord..
• Equipement de navigation
Des cartes de navigation (pas seulement électroniques), liste des feux et
équipement de navigation doivent être à bord.
Un positionneur électronique automatique fi xe (par exemple GPS) est
recommandé
• Tableau des emplacements du matériel de sécurité
Un tableau des emplacements du matériel de sécurité fait sur un matériau
étanche et durable doit être affi ché dans le carré principal là où il est
le plus visible, bien identifi é et précisant l’emplacement des principaux
équipements de sécurité.
• Barre de secours
La barre de secours doit pouvoir être montée sur la tête du gouvernail.
Les équipiers doivent connaître les méthodes de remplacement pour
diriger le bateau dans toutes les conditions de mer.
Au moins une méthode doit avoir fait la preuve qu’elle fonctionne à bord du
voilier. Un contrôleur peut exiger qu’on lui en fasse la démonstration.
• Outillage et pièces de rechange
De l’outillage et des pièces de rechange y compris des moyens adéquats
pour déconnecter ou sectionner le gréement dormant de la coque doivent
être à bord.
• Nom du voilier
Le nom du voilier doit être écrit sur les divers équipements fl ottants
tels que gilets de sauvetage, coussins, bouées de sauvetage, fi lins de
sauvetage, sacs étanches, etc...
• Radeaux de survie
Les radeaux de survie embarqués doivent pouvoir permettre d’embarquer
la totalité de l’équipage.
• Rangement et stockage du radeau de survie
Un radeau de survie doit soit :
a) être rangé dans un container rigide transportable ou dans une boîte et
stocké sur le pont de manoeuvre ou dans le cockpit
b) être rangé dans un container rigide transportable ou dans une boîte
ou dans une valise et stocké dans un compartiment rigide construit à
cet effet, ne contenant que le(s) radeau(x) et s’ouvrant sur ou à côté du
cockpit ou du pont de manoeuvre, ou au travers d’un cockpit
Le radeau doit pouvoir être sorti et lancé rapidement et facilement
• Mise à l’eau du radeau de survie
a) chaque radeau doit pouvoir être attaché aux fi lières de survie et mis à
l’eau en moins de 15 secondes.
b) chaque radeau de survie de plus de 40kg devrait être stocké de façon à ce
qu’il puisse être traîné ou glissé à la mer sans moyen de levage signifi catif.
• Entretien et inspection des radeaux de survie
Les certifi cats d’entretien et/ou d’inspection ou une copie, doivent être
conservés à bord du voilier. Chaque radeau de survie SOLAS et chaque
radeau de survie empaqueté dans une valise doit posséder un certifi cat
d’entretien validé délivré par le fabricant ou par une station homologuée
par celui-ci.
Ce qui suit doit être à bord à portée du barreur et disponible pour un
usage immédiat :
a) une bouée de sauvetage avec éclairage à auto-allumage et une aussière
ou un «lifesling» avec éclairage à auto-allumage et sans aussière
b) En plus du (a) ci-dessus, une bouée de sauvetage à portée du barreur et
disponible pour un usage immédiat, équipée avec un siffl et, une aussière,
une lampe à auto-allumage,
Toute bouée de sauvetage gonfl able et tout système automatique (par
exemple perche et pavillon extensible par gaz comprimé) doivent être
testés et révisés à des intervalles conformes aux instructions du fabricant.
Toute bouée de sauvetage ou « lifesling » doit être garnie de matériaux
réfl échissants de qualité marine.
Un couteau solide, tranchant, dans une gaine, et attaché sûrement, doit
être à bord, facilement accessible depuis le pont ou un cockpit.
• Gilet de sauvetage
Chaque membre d’équipage doit avoir un gilet de sauvetage comme suit :
a) équipé avec un siffl et
b) équipé avec des matériaux réfl échissant de qualité Marine
c) compatible avec le port du harnais
d) si gonfl able, régulièrement vérifi é pour le maintien de l’air
e) clairement identifi é par le nom du voilier ou du porteur
Pour chaque gilet de sauvetage gonfl able, un cylindre de rechange et si
nécessaire un déclencheur de rechange doit être à bord
Chaque voilier doit avoir à bord un ou des gilets de sauvetages
supplémentaires pour au m oins 10 % du nombre total des personnes
embarquées (minimum un gilet de sauvetage supplémentaire)
• Harnais de sécurité et ligne d’accroche de sécurité (longes)
Chaque membre d’équipage doit avoir un harnais et une longe, avec une
longe d’une longueur maximale de 2 mètres.
Le gilet de sauvetage et le harnais d’un membre d’équipage doivent être
compatibles.
Il est vivement recommandé que des lignes de sécurité fi xes soient
installées de façon sûre à l’emplacement des zones de travail.
Le Corinthian Spirit
« Le Corinthian Spirit imprègne le yachting classique... Le
Corinthian Spirit est un état d’esprit. Il se manifeste au port
ou sur l’eau, il ne se résume pas au fair-play et d’ailleurs il
ne s’explique pas et pourtant il manifeste sa présence par
certains signes :
faire preuve de discrétion et de modestie dans la victoire
comme dans la défaite,
rester courtois dans les manoeuvres les plus désespérées,
un brin d’élégance mais point trop car l’arrogance n’est pas loin,
faire preuve de bonne humeur communicative,
se rappeler sans cesse que la régate est un jeu et doit le rester,
à vous de remplir les points g, h, i...!!! ».
Patrice de Colmont,
Président de l’International Yacht Club
de Pampelonne
Fondateur de la Nioulargue
(texte rédigé par François Carn, YCF)
a)
b)
c)
d)
e)
f)
Réglementation spéciale pour le Trophée Bailli de Suffren 2008 organisé par la
Société Nautique de Saint-Tropez et le Marenostrum Racing Club
Ce tableau sera rempli par le chef de bord du bateau. Des contrôles de la part des
organisateurs ou du comité de course seront faits avant et pendant la course.
Cocher la case OUI NON
Présence de fi lières et de balcons autour du bateau (Jauge IRC)
Je m’engage à respecter et faire respecter les exigences de sécurité (Jauge CIM)
Toilettes installées de façon permanente
Réchaud installé de façon permanente
Robinet sur l’arrivée du gaz
Eau potable (3 litres par personne par jour pendant 4 jours)
Bateau équipé de mains courantes fi xes
Pompe de cale accessible facilement
Pompe de cale qui évacue directement à l’extérieur
Batteries étanches et solidement fi xées
Emetteur / Récepteur VHF à bord contrôlé avant le départ
Lignes de vie en place, solidement fi xées et à poste
Lampe torche de grande puissance
Lampe torche étanche
Trousse d’urgence et manuel de premier secours adaptée
Corne de brume
Cartes papiers des pays traversés
Livre des feux des pays traversés
Positionneur GPS (facultatif)
Tableau des emplacements du matériel de sécurité
Présence du gouvernail de secours
Outillage et matériel pour sectionner le gréement
Nom du bateau sur les gilets de sauvetage
Nom du bateau sur les bouées
Radeau de survie en quantité suffi sante pour tout l’équipage
Radeau de survie sur le pont
Radeau de survie sous le pont
Est-il possible que le radeau soit mis à l’eau en moins de 15 secondes ?
Bouée de sauvetage avec éclairage à auto allumage à porté du skipper
Possibilité de mettre le harnais par-dessus le gilet de sauvetage
Dispositif /système d’alerte « homme à la mer » (facultatif)
Dispositif lumineux clignotant à éclat, individuel auto-collant (facultatif)
Moteur, propulsion et gréement révisés avant le départ
Equipement individuel pour chaque marin : lampe frontale étanche, couteau de marin (facultatif)
Bateau : Nom du chef de bord : Date : Signature :
Renseigner les cases
Date de la démonstration de l’utilisation de la barre de secours à l’équipage
Date de la dernière révision du radeau de survie
Date de validité des gilets gonfl ables
Nombre de gilets (obligatoire) de sauvetage à bord
Nombre de harnais (obligatoire) de sécurité à bord
Nom et n° international du téléphone portable de l’équipier ayant des notions de secourisme
CHARTE S.N.S.M. DU CITOYEN DE LA MER
Les observateurs quotidiens du monde de la mer constatent aujourd’hui une évolution qui
peut menacer cet espace de développement, d’engagement personnel et de liberté qui est
notre trésor commun :
Les approches maritimes de notre littoral n’étaient, il y a encore soixante ans, pratiquées
en majorité que par des professionnels, dont une grande quantité de pêcheurs. Elles sont
aujourd’hui surchargées.
La mer reste un partenaire exigeant qu’il faut savoir apprivoiser quand les progrès, parfois
trompeurs, de la technologie peuvent donner le sentiment que tous peuvent l’affronter
sans préparation préalable.
La mer reste enfi n encore très largement un espace de liberté, faiblement réglementé et
accessible à tous.
C’est pour préserver ce trésor, que les Sauveteurs en Mer s’engagent à promouvoir auprès
des vingt millions de Français qui pratiquent la mer chaque année, régulièrement ou
occasionnellement, au large ou à partir du littoral, une évolution des comportements fondée
sur les valeurs fondamentales du « Citoyen de la Mer » : Responsabilité, Solidarité, Respect.
LES DIX COMMANDEMENTS DU CITOYEN DE LA MER
Le citoyen de la mer responsable :
S’informe au mieux du milieu maritime qu’il va pratiquer : météorologie, marées, courants,
hydrographie, récifs, phénomènes particuliers locaux, règlementations spécifi ques…
Est conscient de ses possibilités et de ses limites.
S’il part en mer, connaît et maîtrise l’engin nautique qu’il met en oeuvre, ses caractéristiques
de tenue de mer, ses règles de conduite, ses installations de sécurité.
A partir du littoral, il s’informe des consignes de sécurité en vigueur localement.
Connaît l’état de préparation de son équipage et s’assure de son équipement de sécurité
individuelle adapté aux conditions de pratique de la mer.
Le citoyen de la mer solitaire :
Se prépare à l’éventualité de devenir lui-même un sauveteur ; dans cette perspective,
il s’informe sur les contacts à prendre pour alerter les secours et connaît les premiers
gestes qui sauvent,
Surveille son environnement lorsqu’il est en mer, de manière à détecter rapidement toute
anomalie ou tout danger affectant une personne en diffi culté,
Porte spontanément secours aux personnes en diffi culté dans la mesure de ses capacités et
donne l’alerte aux services spécialisés de coordination des opérations de sauvetage.
Le citoyen de la mer respectueux :
Entretient sa connaissance sur les habitudes et contraintes des autres acteurs qui pratiquent
son environnement maritime,
Ne se départit jamais de sa courtoisie dans ses contacts avec eux.
Respecte scrupuleusement l’environnement.
Vice-Amiral d’Escadre Yves LAGANE
Président de la
Société National de Sauvetage en Mer
« Les Sauveteurs en Mer »
www.snsm.org
ECOGESTES MÉDITERRANÉE
VIVRE ET RESPECTER LA MER AU QUOTIDIEN !
La charte des usagers de la mer :
Je choisis de préférence une zone sableuse pour
mouiller et je remonte mon ancre à l’aplomb de mon
embarcation pour éviter de dégrader les fonds,
Je limite ma pêche aux espèces et aux tailles autorisées,
J’observe les animaux sans les toucher ni les déranger,
Pour la vie à bord, je suis vigilant quant aux quantités
utilisées,
J’évite de faire la vaisselle à bord si je suis proche des
côtes sinon j’utilise des produits propres comme le
savon de Marseille,
Je vérifi e le bon état de fonctionnement de mon moteur
afi n d’éviter tout rejet.
Je manipule avec soin les liquides susceptibles de
polluer la mer,
Je ne jette aucun déchet en mer ou sur la côte et utilise
les containers appropriés,
J’entretiens mon bateau et mon matériel avec des
produits respectueux de l’environnement,
Je respecte la tranquillité du site et du voisinage.
www.ecogestes.com