|
LES VOILES DE SAINT-TROPEZ 2007
DU VENT, DES VOILES, ET BIEN PLUS ENCORE…
Dimanche 7: Saint-Tropez fête ses champions Après une nuit mouvementée ou équipages français et équipiers néo-zélandais ont fêté - ou pleuré suivant le cas - la victoire de l'équipe de France de rugby en quart de finale, la 9ème édition des Voiles de Saint-Tropez a trouvé comme chaque année sa conclusion avec la remise des prix organisée à la Citadelle. 3 500 marins, 304 voiliers modernes et classiques, jusqu'à 6 manches validées selon les classes, d'innombrables souvenirs de rencontres, d'images venues de nulle part et d'amitiés nautiques. La fête, le spectacle, la compétition, le rêve ont une fois encore été les ingrédients d'un événement unique, porté par un site d'exception et par la passion d'organisateurs et de propriétaires motivés. J One triomphe chez les Wally, Morning Glory confirme sa belle saison en catégorie moderne, et Eleonora aux mains de Philippe Lechevalier a retrouvé sa superbe et ses ambitions. Le bel été peut mourir, les grands voiliers entrer en hiver, et les belles images nourrir les rêves des amoureux des beaux bateaux qui vont sur l'eau
Un Wally 80 en tête d'affiche : J One
Une fois encore, les étonnantes machines futuristes que sont les Wally ont eu les faveurs du public, tant sur le plan d'eau qu'à l'intérieur du Vieux Port de Saint-Tropez où leurs équipements high-tech et leurs lignes épurées ont fait sensation. Si Luca Bassani, instigateur du concept et président directeur général de Wally, avait dominé le débat en début de semaine sur Tango - une immense coque d'un noir profond juste marquée d'une rose rouge sur le tableau arrière - c'est finalement J One, à JC Decaux qui termine à égalité de points et décroche le titre convoité de vainqueur en Wally. Premier de la troisième régate et terminant à un point seulement, le tout nouveau Y3K complète le podium dans la série. Une fort belle performance pour ce yacht récemment sorti de chantier et qui faisait aux Voiles sa toute première apparition sur le plan d'eau tropézien. Il est à noter que pour la première fois cette année, les Wally avaient un départ distinct des autres catégories - grâce à un comité de course dédié -, devant Pampelonne, et des parcours spécifiques.
Modernes : Morning Glory, la gloire de Plattner
Dire que Morning Glory, à Hasso Plattner, a régné sans partage dans sa catégorie des « grand » IRC A de la 9ème édition des Voiles est à peine exagéré. Avec deux victoires de manche et deux podiums, le grand Maxi yacht laisse son principal adversaire, Rambler, à un point classement général. Titan 12, le plan Reichel-Pugh et son équipage inspiré par Peter Isler, du défi américain BMW Oracle Racing monte sur la 3ème marche d'un podium sans surprise tant ces géants surtoilés ont plané sur le plan deau tropézien, quel que soit le régime de vent. Ils peuvent tous s'enorgueillir d'avoir tenu la dragée haute à Ranger - avec à bord Brad Butterworth - et Velsheda, les deux immenses Classe J.
Dans les autres classes IRC, la lutte a également été sévère. Leonardo Ferragamo, 4ème à bord de son Swan 601 Cuordileone, voit le titre décroché par son Swan 42 du même nom en tête du groupe B et peut être fier que son « petit Swan » ait réussi à tenir à bout de gaffe son principal rival Rambler, l'ex-Alpha Romeo, dans l'équipage duquel figurait également quelques valeurs sures des dernières éditions de l'America's Cup. En groupe C, Stéphane Neve réussi un magnifique sans faute avec son A40 Spirit of Malouen V en remportant toutes les manches, alors que c'est le First 40.7 Sayann 2 de Cyril Baillie qui inscrit son nom sur la première ligne du groupe D, le groupe le plus nombreux avec 43 inscrits. La victoire du groupe E revient au Dufour 34 Flawless IV appartenant à Philippe Cospain.
Classiques : Eleonora l'emporte
La réplique de la grande goélette signée Herreshoff a trouvé en Philippe Lechevalier un capitaine capable de débrider ses nombreux chevaux. Les conditions très variées rencontrées cette semaine sous les murs de Saint-Tropez ont vu plusieurs leaders. Tuiga, vainqueur mercredi, puis la très élégante goélette aurique Altaïr, qui l'a emporté samedi, n'ont pas pu détrôner Eleonora qui sort vainqueur de cette lutte à grand spectacle, qui s'est clôturée en apothéose, dans le vent et le soleil. Lulworth et Moonbeam IV les deux grands cotres auriques se sont livrés un duel somptueux, qui tournait à l'avantage du Fife rapide, travers au vent, lors du final vers Saint-Tropez et la tour du Portalet.
Dans les autres groupes auriques, Nan of Fife à Philippe Menhinick lemporte en B alors que cest Bona Fide à Guiseppe Jiordano qui domine en C.
Chez les yachts d'époque à gréement Marconi, Agneta, Safir, Havsörnen et Windhover sont les respectifs vainqueurs 2007 en groupe A, B, C et D, alors que les Classiques voient couronner Galvana et Sagittarius.
Esprit de tradition
Chez les Esprits de Tradition, la vedette revenait cette année à la classe de Tofinou, ces petits day boats aux lignes élégantes et rétro. On n'est décidément jamais mieux servi que par soi-même; l'architecte Philippe Joubert du cabinet Joubert/Nivelt, instrumental dans la mise au goût du jour du Tofinou, a failli remporter cette semaine tropézienne où pas moins de15 unités ont rivalisé d'élégance au milieu des grands yachts classiques. Philippe Joubert place son Classic Attitude juste derrière Bellerophon et devance Azure à langlais John Kelly.
A noter que c'est Finsco à Willi Balz qui lemporte dans lautre groupe des Esprit de Tradition.
12 m JI : Kookaburra 2 vainqueur, Challenge 12 sauve sa saison
« Ce fut une saison calamiteuse pour Challenge Twelve » raconte son skipper William Borel. « Nous démâtons à Valence dès le début de la saison et nous avons couru après les résultats toute l'année. Mais heureusement notre seconde place ici à Saint-Tropez nous permet de remporter le championnat de Méditerranée. Cette semaine tropézienne a cependant été passionnante même si nous avons encore connu quelques déboires, avec notamment la chute d'un équipier tombé à l'eau deux minutes avant le départ. Nous l'avons récupéré à temps pour « sortir » Valiant et Courageous. Le niveau de compétition est simplement impressionnant, avec par exemple Philippe Presti à la barre de Kookabura 2, vainqueur ici à Saint-Tropez. Les régates n'en sont que plus passionnantes. »
Vus sur ponts et pontons
Skippers et navigateurs issus de toutes les composantes de la voile sportive, régatière ou hauturière affluent chaque année à Saint-Tropez. Ont ainsi été aperçu cette semaine
Alexia Barrier, William Borel, Brad Butterworth, Christine Briand, Dennis Conner, Eric Dumont, Jeff DEtiveaud, Charles Dunstone, Alain Fédensieu, Peter Isler, Murray Jones, Halvard Mabire, Philippe Monnet, Jean-Paul Mouren, Marc Pajot, Lionel Péan, Philippe Presti, James Spithill, Bruno Troublé, Marc Thiercelin,
Ils ont dit
André Beaufils, Président de la société nautique de Saint-Tropez : « la satisfaction des marins.. »
C'est à chaud qu'André Beaufils, toujours mesuré et circonspect, jette un regard sur une semaine intense de courses et de festivités : « Mon critère de satisfaction est l'indice de plaisir affiché par les marins, les skippers et les propriétaires. Je dois dire qu'aujourdhui, cet indice frôle les 100% et je ne peux que remercier et féliciter toutes les équipes d'organisation qui nous ont permis d'accueillir cette année un nombre record de bateaux, plus de 300, et ce malgré l'exiguïté du site. La météo nous a offert quelques superbes journées, notamment en fin de semaine, avec du vent et majoritairement sous le soleil. Les Comités de course ont ainsi pu valider tant en Moderne qu'en Tradition 4 courses. A terre, la journée de jeudi, avec le carnaval des équipages et la grande soirée à la Ponche a été un énorme succès populaire, bien dans l'esprit des Voiles. Les inscriptions pour 2008 sont d'ores et déjà ouvertes et les propriétaires ne perdent pas un instant pour nous assurer de leur participation à ce qui constituera la 10ème édition des Voiles ! »
Halvard Mabire (Wally Dark Shadow) : « Les wally ont un système de rating étonnant ! »
« La Semaine de Saint Tropez est pour moi source d'émerveillement et d'enseignements. Il y a toujours quelque chose à apprendre ici. Mes coups de coeur vont à Marigold, restauré dans l'esprit du yachting, et à Mooonbeam III que j'ai vu enfant à labandon à Cherbourg. Question régate, Dark Shadow est un peu lourd pour les conditions légères que nous avons connues cette semaine. Mais l'équipage, à base de Suédois et d'Australiens est très performant et nous avons dans l'ensemble bien navigué. Le rating des Wally reste une chose mystérieuse pour moi. »
Georges Korhel, Directeur de course : « Des changements à venir
»
« Deux très belles journées sont venues couronner une semaine très satisfaisante à notre niveau. Je déplore cependant un nombre élevé d'accrochages, certes minimes, mais qui traduisent bien le relâchement de la vigilance sur l'eau dans le contexte très festif de Saint-Tropez. Je pense en substance que nous arrivons au bout du dispositif d'organisation mis en place il y a quelques années et qui a besoin d'un petit coup de jeune, notamment dans la disposition de nos parcours. Il faudra dès cet hiver mener une réflexion dans ce domaine. Il nous faut continuer à faire preuve de la même souplesse que nous avons montrée pour les Wally, en leur organisant un rond spécifique au sein duquel on a pu à loisir lancer parcours « bananes » ou côtier. Le système d'enregistrement des voiliers par SMS a donné satisfaction et nous allons poursuivre et améliorer l'expérience. »
LES TROPHEES
- Coupe de la Ville de Saint-Tropez : premier voilier moderne aux points, toutes classes confondues
Spirit of Malouen V.
- Trophée Société Nautique de Saint-Tropez : premier voilier moderne de la SNST aux points, Mayero
- Trophéminé, SNST, meilleur équipage féminin : Alibi
- Trophée BMW, prix du design et de la technologie : Hamilton II
- Trophée Rolex, meilleur yacht classique aux points (+ 16 mètres): Agneta
- Trophée Gaastra, prix de l'élégance : Aori
- Trophée de la Banque Pasche, du plus beau yacht engagé : Eleonora
- Trophée Les Echos, Série Limitée, catégorie 12 M JI : Ikra
- Trophée Semagest, prix de l'élégance en mer : One White
- Trophée SNSM, meilleur comportement en mer : If
- « Coup de coeur » du Yacht Club de France : Odysseia
- La Grande Classe Trophée Mer & Bateaux : Cambria lemporte pour la seconde fois, et revient à égalité avec Mariquita au palmarès de la Grande Classe.
- Carnaval des équipages : deux vainqueurs ex æquo : l'équipage de Pamyra-Bern (Belgique) pour leur personnification de l'univers de Tintin, et les marins de Oiseau de Feu pour leur « serpent chinois
»
- La Club 55 Cup : Lucia, yawl marconi signé John Alden de 1940, défiait cette année Eugenia V, Ketch Marconi de 1968, dans le cadre de la 55 Cup. Un défi qui tournait au triomphe puisque Lucia débouchait en tête devant la plage de Pampelonne où se scellait, dans la bonne humeur une joute amicale bien ancrée dans la tradition tropézienne.
Samedi 6 : parade sous le soleil
J One (Wally 80) taille patron - Partridge et Marigold :
237 ans de passion du yachting.
Contrairement à toutes les prévisions météos mais conformément à tous les rêves les plus fous, la dernière journée de régates des Voiles de Saint-Tropez s'est disputée sous les meilleurs auspices, grand soleil et brise de sud est pour une douzaine de noeuds. A partir de 13 heures, toutes les procédures de départ étaient lancées, tant devant Pampelonne où s'exhibaient 9 somptueux Wally, qu'au niveau de la Nioulargue où paradaient plus de 150 voiliers Modernes, et jusque sous les murs de la Cité Tropézienne où croisaient majestueusement les plus beaux yachts Classiques au monde. Une dernière journée attendue et espérée par nombres de régatiers pour qui l'ambiance et la fête tropézienne ne font jamais oublier qu'une course ne vaut que si elle se solde par une victoire ; les maxis yachts Morning Glory et Titan 12, les goélettes auriques Mariquita et Eleonora ou les 12 m JI Wright on White et Hissar, Challenge Twelve et Freedom
autant de duels proposés et déterminants pour la victoire finale dans les classes respectives.
Comme à la parade !
Etait-ce la pureté de l'air, le bleu du ciel et de la mer, déchiré ça et là par les innombrables étraves croisant dans le golfe ? Il y avait de la magie ce samedi sous les murs de la Cité du bailli, comme pour offrir aux 3 000 marins en lice une dernière image à garder précieusement pour les longues soirées de l'hiver qui savance. Et les départs toutes voiles bermudiennes ou auriques dehors des yachts souvent nés à la fin du 19ème siècle nous replongeaient une fois encore dans cette alchimie magique où l'élégance le dispute à la performance. Tuiga (Fife 1909) glissait ainsi sous le vent d'Eleonora (Herreshoff) en quête d'une deuxième victoire de manche après son succès de mardi dernier. Les deux Moonbeam, II et IV (Fife 1903 et 1914) se disputaient l'intérieur du plan d'eau et Mariquita (Fife 1911), fidèle à sa stratégie cherchait le vent frais en arrière de la flotte, imitée en cela par Lulworth (White 1920)
Un départ en forme de parade tant le hasard du placement des voiliers semblait calculé pour offrir au nombreux public massé quai Jean Réveil une revue imprenable sur ces yachts vedette des Voiles. Le vent en mollissant légèrement tournait un peu plus sud et les grands auriques, dans le sillage des fins Marconis poussaient leur bord de près jusquaux Canoubiers avant de renvoyer tribord amure vers Les Issambres. Le golfe de Saint-Tropez disparaissait totalement sous les voiles de toutes formes et de toutes tailles, se croisant et décroisant dans le grand ballet apparemment désordonné mais magistralement maîtrisé des Voiles de Saint-Tropez.
De l'air pour les Modernes. Copieux menu au programme des magnifiques Wally puisque le Comité de course, profitant des 18 noeuds de Sud est enregistrés au large de Pampelonne, décidait d'envoyer les 9 protagonistes de cette Class de prestige sur un parcours banane que J One, un Wally 80, maîtrisait de bout en bout malgré un Indio accrocheur. Le nouveau Y3K et ses 30 mètres, dominateur en début de semaine, perdait quelque peu pied dans le vent plus soutenu de la fin de semaine. La flotte repartait ensuite sur un triangle d'une trentaine de milles entre Cavalaire, Pampelone et le haut fond de la Nioulargue. C'est ce même circuit qui voyait les 5 flottes d'IRC (A_B_C_D_E) profiter à leur tour des belles conditions de vent et de mer. Les maxis yachts, J Class, Swan 601 et autres protos jouaient en puissance et affichaient de belles vitesses, plus de 20 noeuds au reaching pour Morning Glory et Rambler !
Marigold et Partridge, sauvés des vasières
Ils sont parmi les plus vieux yachts à naviguer en Méditerranée. Les deux cotres auriques Marigold - Prix La Belle Classe 2007 - et Partridge datent de l'époque Victorienne. Leurs deux silhouettes symétriques parfaitement restaurées sillonnent aujourd'hui la Méditerranée grâce aux interventions directes ou indirectes de larchitecte Britannique Alex Laird.
Marigold est un cotre aurique de 18 mètres. Il fut le premier projet d'envergure dessiné par Charles E. Nicholson en 1892. Nicholson avait alors 22 ans.
Greg Powesland a découvert Marigold dans les années 80 abandonnée à Wooton Creek en Angleterre. Il la remorqua à travers le Solent et la coula dans la vase de la rivière Beaulieu. En 1982, l'épave fut mise au sec et nettoyé dans la perspective d'une restauration. mais le manque de fond arrêta le projet. Durant sept années, Greg Powesland chercha de l'argent et rassembla tous les éléments d'époque qu'il put trouver pour un jour entreprendre la rénovation. C'est Alex Laird qui eut l'idée en 1989 de mettre la coque en vente aux enchères. Glen Allan, yachtsman des Bermudes en fit alors l'acquisition et la rénova dans les dispositions que nous connaissons aujourd'hui.
Partridge est un cotre aurique de 22 mètres lancé en 1885 par Camper et Nicholson, sur un dessin de John Beaver-Webb. C'est le plus vieux yacht Classic à naviguer en Méditerranée. Il a été magnifiquement restauré à La Ciotat. A l'instar de Marigold, il a également été sauvé de la vase où il croupissait dans la rivière Blackwater dans l'est de l'Angleterre. C'est le marin et architecte Britannique Alex Laird qui s'est chargé de ce sauvetage.
Voiliers exceptionnels : Windrose fleur de Hollande
Windrose est l'expression même de la qualité et du sérieux des fabrications issues des grands chantiers de la périphérie d'Amsterdam où modernité et sophistication extrême se marient harmonieusement avec les plus élégantes formes de carènes. Si Richard Dijskra a fait sa renommée sur de grandes unités, le cabinet Hoek prouve avec Windrose que l'on peut combiner en moins de 65 pieds l'espace, le luxe et les qualités nautiques d'un cotre moyen. Construit pour un propriétaire soucieux du bien être et de la sécurité de sa famille lors de régate à la journée, Windrose est doté d'un gréement moderne particulièrement efficace sur sa coque traditionnelle.
Rowdy, un des derniers 40 pieds du New York Yacht Club
Rowdy est l'un des 5 derniers exemplaires de la Classe des 40 pieds du New York Yacht Club. Construit en 1916 sur plan Herreshoff, il a été totalement rénové dans le Maine. Nathanael G. Herreshoff souhaitait, avec cette classe, démontrer que l'on pouvait régater à la journée entre trois bouées à bord d'un yacht compétitif sans compromettre obligatoirement le confort, l'espace, voire le luxe des intérieurs. Cette idée était tout à fait innovante pour l'époque. Les sisterships de Rowdy, Marilee et Rugosa en ont fait la preuve en remportant de nombreux trophées sur la côte Ouest des Etats-Unis entre les deux guerres.
IRC E : l'Internationalisme triomphant Jean-Michel Carpentier est descendu de La Trinité sur Mer pour naviguer à bord du Swan 42 Phaco, au sein d'un équipage très international qui compte des polonais et des anglo-saxons. Un mélange très explosif puisque le voilier mène la flotte des IRC E devant le Carter 37 pieds «Linuen» qui date d'une trentaine d'années! Preuve que des bateaux des années 70 peuvent encore rivaliser. Petit secret du bord, Jean Michel Carpentier avait dans ses bagages son propre jeu de voiles parfaitement taillé pour le Swan
Ils sont aux Voiles de Saint Tropez : Jean Paul Mouren Lady First 2
Figariste émérite, habitué des Voiles et de toutes les régates majeures de la Méditerranée, le Marseillais Jean-Paul Mouren tient cette année la barre de Lady First 2. Et il la tient fermement puisque le Grand Soleil 50 pointe à la 5ème place de la très compétitive flotte des IRC B. Jean-Paul et son équipage bataillent ferme avec les IMX 45 et autres Swan 42. C'est d'ailleurs une unité de chez Nautors, le Cuordileone 43 qui mène la dans dans ce groupe.
La SNST innove: déclarations de départ et d'arrivées par SMS
Depuis fort longtemps les skipper et les organisateurs de manifestations nautiques sont soumis à la torture des obligations déclaratives : intention de courir et fin de course : deux papiers par jour à remplir et à déposer pour les skipper; 650 fiches à exploiter quotidiennement pour l'organisation et ceci manuellement. Ultérieurement les fiches assorties d'un code à barre se sont laissées manipuler de façon plus conviviale. Mais le parcours du combattant imposé aux skippers pour découvrir l'urne qui avait une forte propension à se cacher, n'a pas été supprimé pour autant.
Cette année une surprise attendait les concurrents : plus de papiers, plus d'urnes, plus de jeu de piste non plus
tout a été remplacé par l'envoi de SMS.
En effet la Société Nautique de Saint-Tropez a examiné, l'hiver dernier, plusieurs solutions et a choisi le système SISBR inventé et développé par une société tropézienne : Nouvelle Vague Informatique. Un dépôt de Brevet est d'ailleurs en cours.
Les Comités de Course, la Direction des Courses savent désormais, même quand ils officient sur l'eau, quels bateaux sont en course, quels bateaux ont fini leur parcours. Point n'est besoin d'attendre la nuit suivante pour être en possession de renseignements caduques.
Enfin un petit conseil aux skippers : si, en mer vous êtes sujets à une petite nostalgie, n'appelez pas au N° réservé aux SMS : aucune voix délicatement suave ne vous réconfortera. La machine est totalement muette, mais d'une efficacité redoutable pour traiter vos SMS.
Vendredi 5: sportif !
Le vent au rendez-vous - Bataille de Titans chez les Modernes
Savannah fait rimer élégance et performance
Au lendemain d'une journée toute en décontraction et dédiée à l'esprit du nautisme et de la régate entre gentlemen, c'est bien la régate dans toutes ses composantes sportives qui reprenait ce vendredi ses droits au large de Saint-Tropez. Le vent d'Est qui est allé forcissant tout au long de l'après-midi a favorisé le cisellement par le Comité de course d'un amour de parcours, dans le Golfe de Saint-Tropez pour les Classiques, et très au large pour les Modernes qui se voyaient proposer une belle triangulation à effectuer deux fois entre hauts fonds de la Nioulargue, Cavalaire et Pampelonne. Près de 30 milles de régate musclée, tant la Méditerranée n'a pas son pareil pour prendre dès 10 noeuds de vent des allures revêches, avec, compliment de Georges Kohrel, directeur de course, une arrivée commune aux Classiques et aux Modernes à la tour du Portalet. C'est donc dans un vilain clapot croisé que les 158 voiliers Modernes se sont élancés peu avant midi, dans le sillage des grands IRC A et des « frères ennemis », les deux J Class « Ranger » et Velsheda » ou les maxi yachts « Morning Glory », insolent leader, bord à bord avec « Rambler ». La fête à terre, les exigences du sport de voile en mer, les quelques 3 000 marins des Voiles de Saint-Tropez 2007 sont d'ores et déjà comblés.
Les Modernes tout en puissance
Le vent plus soutenu, 12 noeuds allant fraîchissant pour atteindre 15 noeuds bien établis à l'Est, a fait les affaires des grandes unités Modernes qui ont pour la première fois de cette semaine tropézienne, trouvé le carburant propice à débrider enfin la puissance de leurs carènes dont certaines dépassent les 35 mètres. Ainsi a-t- pu admirer lors du franchissement de la bouée au vent du long parcours côtier les 25 à 30 hommes d'équipage nécessaires pour assurer les manoeuvres et la navigation des maxi-yachts ou des super-yachts, très à l'ouvrage lors des envois des 300 m2 de spis. De jolies figures de style étaient alors offertes sous les hurlements des skippers tentant de se faire entendre de leurs équipiers N°1 mais aussi de leurs adversaires parfois très pressants à la bouée. Au fil des deux tours imposés, les écarts se faisaient plus conséquents. « Morning Glory » à l'Allemand Hasso Platter poursuit son cavalier seul, malgré un « Rambler » très entreprenant mais un peu moins bien aux allures portantes. Dans l'ombre du Maxi, le Swan 601 Cuordileone de l'italien Leonardo Ferragamo se devait, compte tenu de son différentiel de jauge, d'éviter de trop perdre en temps réel face au redoutable « Titan », plan Reichel-Pugh, seul un moment capable de tenir le rythme imposé par les maxi yachts. Autre duel tout en élégance, celui qui met face à face les deux Super Yachts, le grand ketch Sojana à Pete Harrison, et Hamilton II, élégant sloop signé Philippe Briand et propriété de Charles Dunstone. A signaler le parcours sans faute du Swan 601 « @robas » skippé par Gérard Logel et qui tutoie les « géants » dans cette classe décidément aussi variée que spectaculaire, à l'image de cette autre lutte, celle des deux répliques de Classe J « Ranger » et « Velsheda » très à l'aise sur mer formée.
Les Classiques en mode compétition
Avec le retour du vent au large de Saint-Tropez, forte était chez l'ensemble des voiliers de tradition, la tentation d'aller en découdre dans du vent frais et soutenu. 15 milles de régate en triangle aux abords du golfe étaient au programme et une fois encore à Saint-Tropez, les grands Classiques ont offert le spectacle rare de leur vélocité, toutes voiles dehors, aux allures portantes. Léger et presque aérien sur une mer désordonnée, Tuiga (Fife 1909) s'est permis un dernier bord de portant tout à fait étonnant pour conforter son leadership dans sa classe. Pourtant, en temps réel, c'est bien du côté des grands Marconis qu'il fallait chercher les plus véloces du jour ; Savannah et Shamrock V se jetait littéralement sur la ligne au terme d'une traversée express du golfe. Savannah l'emportait d'une longueur. Le grand (27 mètres) sloop et ses lignes fluides, ses boiseries précieuses et son pont élégant semble tout droit sorti des cahiers d'un maître Fife ou Nicholson. Pourtant, son acte de naissance n'avoue que 10 années d'existence. Son propriétaire, amoureux de l'art de vivre et de naviguer du début du 20ème siècle a demandé au cabinet Britannique John Munford de créer pour lui un Class J "authentique", de moins de 100 pieds. Avec l'aide de la Class J, le cabinet de Southampton et le chantier Américain Pedrick ont produit une merveille de machine à régater avec style.
Un homme à la mer et des contacts !
Avec des conditions de vent et de mer plus soutenues, les phases de départ ont sur tous les plans d'eau donné lieu à de brûlantes situations. Ainsi le jury a-t-il été fort sollicité par nombre de coureurs un brin chagrin. Et les plus désolés sont peut-être les équipages des 12 mJI « Challenge Twelve » et « Emilia» qui se sont télescopés dès le départ de leur manche, avec à la clé un des marins d'Emilia tombé à la mer, et heureusement vite récupéré par ses camarades.
Point d'autres dommages donc « qu'un peu de carrosserie », et une victoire de manche pour « Challenge Twelve» à William Borel, visiblement « boosté » par cette petite fortune de mer.
Autre contact celui d'Altaïr, 40 mètres de long, et le Tofinou Atair de 9,50 m! Ce dernier a laissé son mât dans la collision, malheureusement.
Un 6 M JI, de la SNST, a également dématé.
Coursiers à vivre
Ils sont certainement l'expression des plus excitants challenges proposés actuellement aux architectes navals: construire de vrais yachts à vivre, mais aussi capables de grandes performances en course. Luca Bassani avec ses Wally a apporté sa vision des choses. Philippe Briand, avec «Hamilton II » et Bruce Farr avec Sojana ont magistralement donné corps et forme à une vision de la course /croisière qui ne laisse place à aucun compromis. Le ketch Sojana est un élégant voilier de 33 mètres, robuste au point de pouvoir traverser les océans, pensé et équipé pour être manoeuvré en famille avec facilité. Pour son voyage inaugural, Sojana a traversé 2 900 milles d'Océan Atlantique à plus de 123 noeuds de moyenne, ave des pointes à 24 nuds. Athlète au dehors, Sojana est à l'intérieur un véritable yacht de luxe, avec un salon capable d'accommoder 12 personnes. Philippe Briand a lui dessiné un long sloop de 35 mètres, aux lignes de pont résolument modernes, et entièrement en carbone. Et là encore, les 97 tonnes du yachts autorisent toutes les performances. Lionel Péan, tacticien à bord de Sojana est le témoin privilégié d'une lutte très « British » entre son équipage drivé par Peter harrison, ancien promoteur du défi anglais pour la Coupe de l'America, et les hommes d'Hamilton II « drivé » par le nouvel homme fort du futur Défi Britannique, Charles Dunstone : « le jeu consiste pour nous à « matcher » et à battre « Hamilton II» samuse le grand Lionel.
Le lion rugit à Saint Tropez
Leonardo Ferragamo a engagé ses deux Swans aux Voiles de Saint-Tropez. Et avec un certain bonheur puisque son Swan 45 Cuordileone domine le groupe très fourni quantitativement et qualitativement des IRC B (13 mètres). Et que dire des grands IRC A où la bataille fait rage entre les surpuissants Maxis de près de 30 mètres, Morning Glory en tête. Mais là encore, Ferragamo place les 18 et quelques mètres de son Swan 601sur la seconde marche du podium, au terme de l'avant dernière journée de course, et suite à une lutte de tous les instants avec les Wallyno de Fernando Lopez et l'autre Swan 601, @robas de Gérad Logel.
Lionel Péan, tacticien à bord de Sojana
Le Breton Lionel Péan est désormais bien implanté dans le sud de la France. Il a navigué à Saint-Tropez à bord des plus beaux voiliers Modernes ou Classiques. « Je serai même en Dragon la semaine prochaine » précise-t-il. Saint Tropez présente à son sens la qualité unique de rassembler en un seul port et sur un même plan d'eau, trois siècles d'innovations maritimes. « Entre les beaux yachts de la fin du 19ème, et les super-yachts avant-gardistes de ce début de 21ème siècle, on trouve ici et au meilleur de leur forme, les plus beaux voiliers du monde. Les rencontres sur l'eau deviennent alors uniques et parfois surréalistes, comme notre bord à bord du jour sous spi en tre notre immense Sojana et le petit « Lulu, cotre aurique de moins de 10 mètres, ou le refus tribord qu'on nous impute au passage de la Rabiou sur le Cotton Blossom de Dennis Conner » Vous avez dit unique ?
Helisara VI
La goélette de 23 mètres est une habituée des Voiles. Elle a longtemps été la propriété du célèbre chef d'orchestre allemand Herbert von Karajan. La complicité entre le musicien est la mer remonte à sa prime enfance et dès 1938, il faisait l'acquisitionde son premeir voilier, « Karajanides ». En 1967, il lançait le premier des 6 « Helisara » qui marqueront la vie du chef d'orchestre berlinois. « Helisara » est en fait un acronyme, fabriqué à partir des initiales de son propre prénom et de celui de ses trois filles, filles, (H)erbert, (El)iette, (Is)abel et (Ara)bel. Cinq voiliers porteront ce nom jusqu'au maxi "Helisara VI" , à bord duquel le Maître remporta de nombreuses régates.
Défilé costumé, concours de boules et soirée des équipages: la folle ambiance!
Chaude, très chaude l'ambiance, jeudi soir, autour du défilé costumé des équipages, lesquels ont été très applaudis par le public massé tout le long du cortège. Chaque équipage s'est donné à fond pour séduire le jury, au bout du port. Nones avec leurs cornettes installées dans leur 2 cv (clin d'oeil au film des gendarmes), équipe de rugby, drag queen, légumes pour l'aioli, danseuses du harem, etc. ont rivalisé d'imagination. Mais c'est finalement l'équipage de Pamyra Ben (Tintin et le capitaine...) qui a remporté le premier prix, suivi de Oiseau de Feu, la 3° place allant à Odyssey A (danseuses du harem).
Et pendant ce temps la fête battait son plein à la Ponche pour la soirée des équipages offertes par l'Union des commerçants. Avec un feu d'artifice d'aussi grande qualité que l'orchestre!
La veille s'était déroulé sur la place des lices le concours de boules organisé par Pierre Yves Barasc, qui a réuni 64 triplettes, la victoire revenant à l'équipage de Véronique (qui avait comme partenaire local Françoise) face à la triplette de Java Bleue (avec Gilbert Fasola). De superbes boules ont été offertes aux gagnants par la Boule Bleue de Marseille.
Le défilé sur le port avec les Drag Queen (bateau Imagine) en vedette. Photo Y.Diligenti
Jeudi 4: Esprit et tradition
20 Défis pour une journée particulière - Cambria domine la grande Classe
Les 12 mJI en format « Coupe »

Cambria. Photo René Catino
S'il est une journée qui, plus que toute autre traduit et résume l'esprit des Voiles de Saint-Tropez, c'est bien celle du jeudi. Toute l'équipe d'organisation du président Beaufils, Georges Kohrel, directeur de course en tête, se met à la disposition des coureurs et des armateurs pour laisser à chacun le loisir de lancer et relever les défis les plus audacieux ou les plus inattendus. En plus de la Grande Classe ouverte aux grands voiliers de tradition sur invitation, 20 défis différents ont été acceptés par la direction de course, certains se « résumant » à un simple duel à un contre un, et d'autres impliquant jusqu'à 9 unités. Une ligne de départ fut mouillée à hauteur du Portalet et des procédures lancées avec régularité dès que le vent fit son apparition. Chaque défi s'élançait alors, sur un parcours convenu entre protagonistes, vers une ligne d'arrivée là aussi convenue. Les voiliers de la Grande Classe restèrent quant à eux fidèles à l'esprit fondateur des Voiles et empruntèrent le parcours « traditionnel » Tour du Portalet- hauts fonds de la Nioulargue - Portalet. Dans la plus pure des traditions d'honneur maritimes, les capitaines donnent au final eux-mêmes leur temps de course qui déterminera le vainqueur. Les enjeux diffèrent également grandement en fonction des duellistes, d'un simple repas à ce qui n'a pas de prix, l'honneur d'un capitaine. Et pour sceller définitivement l'esprit et la tradition, le grand carnaval burlesque des équipages clôturait une journée particulière à Saint-Tropez.
La Grande Classe fait le spectacle
Et comme pour honorer cette journée magique, la météo si déroutante depuis le début de la semaine s'est mise au diapason d'une journée entièrement dédiée au plaisir de la régate pure. Le petit vent de Sud Est s'est établi jusqu'au fond du golfe, levant sous les étraves un petit clapot désordonné. Premiers à s'élancer, les voiliers de la Grande Classe pouvaient choisir entre un départ à la côte et un long bord tribord amure vers Sainte-Maxime. Bord vite avéré défavorable lorsqu'une petite bascule à droite favorisait un moment les deux Moonbeam III et IV très inspirés devant la plage des Canoubiers. Parti en milieu de ligne, le grand cotre Marconi Cambria trouvait vite le vent frais et s'échappait vers la Rabiou. Eleonora et Lulworth renouaient avec la rivalité initiée en début d'année, tandis que Mariquita cherchait à prendre le vent d'un Moonbeam IV de plus en plus à l'aise sur une mer rendue hachée et irrégulière par les sillages des innombrables bateaux spectateurs. Le grand Fife Cambria se trouvait vite seul en route vers le haut fond de la Nioulargue, serrant le vent à bonne allure. Sa descente sous grand gennaker dans un vent de plus en plus à l'ouest faisait le bonheur des photographes et c'est avec une confortable avance que le grand Fife emportait ce trophée de la grande Classe courue en temps réel, devant le beau cotre aurique Mariquita et la goélette Eleonora.
La Grande Classe
Yachts invités en 2007 : Altair (Fife, 1931, goélette aurique, 38,20 m), Astra, (Charles Nicholson, 1928, 23 M JI modifié Classe J en 1930, cotre marconi, 35,05 m) Cambria (Fife, 1928, seul 23 M JI existant, cotre marconi 34,55 m) Eleonora (réplique de Westward, 1910, d'Herreshoff, goélette aurique 41,60 m) Lulworth (cotre aurique, 1920, White Brothers, modifié par C.Nicholson en 1925, 46,30 m) Mariette (goélette aurique, Nat Herreshoff 1915, 33,28 m ) *Mariquita ( Fife, 1911, 19 M JI, cotre aurique, 38 m)- tenant du titre Moonbeam IV ( Fife, 1914/1920, cotre aurique, 29 m) Sunshine (2005, réplique de Sunshine, plan Fife 1911, goélette aurique, 31 m)
Etaient invités à courir mais hors classement officiel :
Ranger (Sparksman&Stephens 1937), (Shamrock V (Nicholson, Classe J-1930) Velsheda ( Nicholson, Classe J-1932). « Ranger » à défaut de défier, défiait Velsheda et Shamrock V.
La superbe réplique du Defender 1937 de la Coupe de lAmerica « Ranger », en compagnie de Shamrock V , le plan Nicholson construit en 1930 pour Thomas Lipton et Velsheda, autre plan Nicholson de 1933, étaient les invités de la Grande Classe. Les trois Class J s'envolaient en tête de flotte et c'est Ranger qui se montrait à son avantage, tant en vitesse qu'en sa capacité à remonter au vent.
Les 12 m JI pour une régate en flotte
Les skippers et armateurs de la belle flotte de 12 m JI (15 unités présentes ici), bateaux de l'America's Cup des années 1958 à 1987, ont proposé à la direction de course de régater jeudi dans le fond du golfe de Saint-Tropez sur de simples parcours « banane ». L'occasion de renouer avec le format des parcours de la Coupe de l'America, avec une bouée au vent et une arrivée sous le vent. Sans surprise, les voiliers les plus légers car de construction plus récente ont mené les débats, Kookaburra III à la lutte avec Magic Kiwi et Wright on White. Le parcours d'environ 1,7 milles mouillé en fond de golfe s'est avéré venté avec régularité tout au long des débats, autorisant même la direction de course à lancer 2 manches. Tous les équipages ont visiblement pris très à coeur cette possibilité de s'exprimer entre deux bouées en tactique pure. Les passages de bouée sous le vent ont donné lieu à de jolies empoignades, notamment entre Ikra, Hissar, Challenge Twelve et French Kiss qui ne se quittaient pas d'une semelle tout au long de la journée
Kookaburra s'impose lors de la première course mais Wright on White prend sa revanche dans la seconde.
Un défi parmi tant d'autres
Bona Fide (Sibbick 1899) et Maribell(Tore Holm), duel chez les petits Auriques ; Bona Fide, le merveilleux plan Charles Sibbick à Giuseppe Giordano défiait le plan Tore Holm Maribell à la silhouette si semblable, n'était-ce foc à fort recouvrement utilisé aux allures proches du vent. Les deux voiliers choisissaient dès le coup de canon de jouer et toute la remontée au près vers la Rabiou vouait les équipages multiplier les virements, chacun essayant de rester au vent de son adversaire. Un défi parfaitement dans l'esprit très « gentleman » qui préside à l'organisation de cette journée
Genèse
Il y a des soirs où l'on a des idées qui, sans prétention, vont faire date. Tout a commencé ce 29 septembre 1981, où un défi sans grand intérêt sportif, si ce n'est de défendre un honneur de marin, est lancé entre « Pride », le Swan 44 américain de Dick Jason, et « Ikra », le 12M JI skippé par Jean Lorrain. Le défi est on ne peut plus simple : départ au pied du village de Saint-Tropez à la Tour du Portalet, virer la marque du haut fond de la Nioulargo (soit « nid du large » en provençal) et arriver devant le restaurant, le « Club 55 », situé sur la plage de Pampelonne. Si pour l'anecdote, Ikra l'emporta devant Pride, pour l'histoire, ce défi donna naissance, grâce à la spontanéité et l'enthousiasme de Patrice de Colmont, à la « Club 55 Cup ». La Nioulargue était née. Mais après de nombreuses années de succès et de reconnaissance, la seizième édition connaîtra un drame. Une collision entre Mariette et un 6M JI, Taos Brett IV qui endeuille l'épreuve et la met entre parenthèse pendant trois ans. Ce n'est qu'en 1999 que les Voiles de Saint-Tropez reprennent le flambeau jamais éteint.
Et comme par magie, l'automne a retrouvé ses lumières sur les voiles de mylar et de coton, les défis ont de nouveau fleuri au coin des comptoirs et les parties de boule ont repris sur la place des Lices mêlant Tropéziens et marins du monde entier.
Un J Class Moderne pour la 33ème Coupe de l'America
Le skipper vainqueur de la dernière America's Cup, le Néo Zélandais Brad Butterworth est à Saint-Tropez. Et s'il prend un plaisir avoué à sillonner les eaux du golfe à bord du magnifique J Class "Ranger", il enrichit aussi assurément la conception dont il se fait l'avocat pour le Classe America nouvelle génération qu'en tant que Defender il entend proposer : "De nombreuses personnes étaient lassées des bateaux actuels. On parle depuis Aukland de la nécessité d'en changer, mais l'idée de faire de plus grands bateaux vient véritablement d'une inspiration du passé. la J Class était en soi une oeuvre d'art, et nous voulons nous en inspirer pour entrer dans une nouvelle ère moderne. Des bateaux en carbone, des surfaces de voilure illimitée et de grands bout-dehors... Ils seront très tonique à manoeuvrer, avec aucun gadget motorisé à bord... »
Butterworth est donc à Saint-Tropez pour le fun et pour pousser ses idées plus avant :
« Courir à bord de Ranger est toujours une expérience fantastique. J'ai fait un bout de chemin avec John Williams et l'équipage de « Ranger » et nous attendions les Voiles avec impatience. C'est une semaine formidable et j'ai toujours aimé Saint-Tropez. La course du jour contre l'autre JClass Velsheda constitue un spectacle que nous espérons faire revivre avec les nouveaux Class America de 90 pieds que les architectes des Defender et des Challengers sont actuellement en train de créer. »
Brad Butterworth, est né le 9 avril 1959 à Te Awamutu, Nouvelle-Zélande.Vainqueur de la Coupe de l'America 2007 avec Alinghi, Skipper et tacticien.Vainqueur de la Coupe de l'America 2003 avec Alinghi, Tacticien.Vainqueur de la Coupe de l'America 2000 avec Team New Zealand, Tacticien.Vainqueur de la Coupe de l'America 1995 avec Team New Zealand, Tacticien.Finaliste de la Coupe Louis Vuitton 1992, Tacticien. Finaliste de la Coupe Louis Vuitton 1986-87, Tacticien. Assistant sur le projet Australia II en 1983
Gilles Martin Raget présente son nouvel ouvrage ce vendredi
Le célèbre photographe de mer Gilles martin Raget présentera ce vendredi 18 heures dans le Village des Voiles son nouvel ouvrage intitulé «Mythiques Yachts Classiques». Il s'agit d'une édition originale par son format, 40 cm x 28 cm, de 210 pages de photos et de textes inédits consacrés aux yachts classiques ayant subis une profonde rénovation ces 5 dernières années. Martin Raget les a suivis tout au long du circuit Méditerranéen et les présente sous leurs meilleurs angles tant extérieurs q'intérieurs. C'est François Chevalier qui a écrit les textes et travaillé les plans. Photographiés en numériques, les grands yachts Classiques, d'Eleonora à Lulworth, Mariquita, Tuiga ou Sunshine sont magnifiquement mis en images grâce à un format qui tire le meilleur parti des images numériques
Le capitaine de l'équipe d'Angleterre championne du Monde de rugby 2003 de passage à Saint-Tropez.
Martin Johnson capitaine de l'équipe anglaise, champion du monde de rugby en titre, arrivera à Saint- Tropez a bord du navire Club Med 2 avec 350 supporters de rugby de l'Angleterre, du Pays de Galles et de l'Afrique du Sud, en route pour Marseille pour les quarts de finale les 06 et 07 octobre.
L'Angleterre jouera soit le samedi ou dimanche à Marseille suivant leur placement (1ere ou 2eme) dans leur poule, et la soirée que Martin Johnson passera a Saint-Tropez sera peut-etre sa dernière soirée en tant qu'ancien capitaine des Champions du Monde.
Club Med 2 arrivera à St Tropez vers 21 heures et les passagers auront l'occasion de se balader en ville avec les enthousiastes des Voiles de Saint-Tropez pendant 3 heures avant de repartir pour Marseille.
Il y aura d'autres anciens joueurs a bord egalement, y compris le directeur de Gullivers Corporate, Gareth Chilcott, qui a joué pour l'Angleterre, et sera "Chef de Village" sur le Club Med 2 pour le weekend. Gareth : "Nous attendons avec impatience notre visite à Saint-Tropez, pour gouter un peu a l'ambiance des Voiles de Saint-Tropez.
Le saviez vous ?
Avec plus de soixante unités, Tore Holm est sans doute l'architecte qui a dessiné le plus de bateaux de Jauge Internationale au monde, 6 et 8 mJI notamment. Il est également l'auteur du bateau le plus médaillé aux Jeux Olympiques. Tore Holm a participé en tant que coureur aux Jeux Olympiques de 1920, 1928, 1932, 1936 et 1948. Il remportait l'or en 1920 à bord du 40 m2 Sif, et de nouveau l'or en 1932 à bord d'un 6 m JI. Il s'est ensuite lancé dans le design et l'architecture de voilier répondant aux critères de la Jauge Internationale, des métriques et aussi de voiliers de croisière. Grand habitué des Voiles, Havsoernen, le cotre Marconi de 1937 est né de son crayon.
Profession : gréeur
Gréeur, mateloteur
au delà de la puissance évocatrice des mots se cache un métier rare, apanage de temps révolus d'une certaine marine, et dont seuls quelques initiés sont aujourd'hui les dépositaires. Patrick Moreau est de cette race en voie de raréfaction. Patrick la ficelle, l'homme qui pense, qui vit, qui respire pour et par l'art de nouer, épisser et attacher bouts et cordages. D'un métier essentiel à la marine à voile, Patrick a tiré le rythme, le pouls de son existence. « Fort en gueule », ainsi qu'il aime à se définir, Moreau de Crozon et Morlaix est surtout un intarissable communicant qui s'amuse de l'admiration que lui vaut son expertise auprès des jeunes de 7 à 77 ans. Autodidacte, Patrick est en veille technologique permanente ; « Je suis toujours en recherche. Tout reste à inventer dans le matelotage et l'arrivée des nouvelles fibres, kevlar, vectran, PBO
participe à la multiplication des combinaisons et des solutions qui s'offrent aux gréeurs. »
Accessible à tous, au coeur du Village des Voiles, Patrick Moreau est toute la semaine en démonstration
Mercredi 3 : la journée de tous les contrastes
Embouteillage à la Nioulargue - Réductions en série
Jeudi journée des « défis » et du défilé des équipages !
C'est un programme ambitieux que le Comité de course proposait mercredi aux voiliers modernes des Voiles de Saint-Tropez : un grand triangle d'une trentaine de milles au large entre Saint-Raphaël et Cap Camarat via la célèbre bouée de la Nioulargue. Le ciel, certes voilé, semblait cautionner l'exercice et c'est dans un léger flux d'Est que s'envolaient les 158 bateaux classés « Modernes ». Contraste saisissant en revanche, avec la flotte des grands voiliers de tradition basée elle au fond du golfe, et qui parvenait à grand peine à s'extirper de la zone de départ mouillée sous les murs de la cité tropézienne. Si les Modernes auront finalement réussi à couvrir une grande partie du parcours, les voiliers de tradition ont été réduits à la portion congrue, voyant leurs itinéraires raccourcis pour les uns, et carrément annulés pour les grands voiliers auriques.
La Nioulargue piège les Modernes
Singularité du programme chez les Modernes, la marque de parcours dite de la Nioulargue, bouée mouillée à quelques 4 milles dans le sud de la plage de Pampelonne, était passage obligé pour les flottes des voiliers Modernes ainsi que pour les 10 Wally en course. Et alors que la flotte venue de Saint-Raphaël déboulait sous spi, les grandes silhouettes futuristes en terminaient avec un long bord de près en provenance de Cap Camarat. C'est un somptueux ballet d'envois et d'affalages de spis qui commençait alors, dans le sillage d'un Magic Carpet 2 très à son aise malgré la menace du Wally 80 « Highland Fling ». Un embouteillage bien ordonné qui cessait brutalement avec l'arrivée pour le moins inopinée d'un gros nuage chargé de pluie et sous lequel toute trace de vent désertait le plan d'eau. On assistait alors à de longues minutes du spectacle toujours un peu navrant des spis affaissés et des voiliers arrêtés. Les équipages redoublaient d'initiatives pour relancer les machines. Bord à bord, le Maxi Morning Glory et le grand Farr « Sojana » envoyaient dans un même élan chacun un homme dans la mâture afin d'observer le mouvement des risées. Les grands spis laissaient place aux solents et c'est à coups de virements de bords que les bateaux les plus toilés parvenaient à retrouver un souffle d'air salvateur pour redescendre vers Cap Camarat. Et si, les Wally Dark Shadom et Y3K, à l'instar des Swan 601 Cuordileone ou Manu retrouvaient vite cap et allure, il n'en allait pas de même pour Marc Pajot et le Wally K2Wind, durement pénalisé par cette capricieuse Nioulargue.
« Ranger *» et « Velsheda » format Match Race
Vision d'une autre époque sous le Cap Camarat écrasé de lourds cumulus, « Ranger » et « Velsheda » bord à bord, poussant au maximum de leur « layline » une option au plus près du vent. Les longues étraves fendent sans peine le petit clapot et c'est sans marquer le moindre arrêt face à la vague et malgré les tout petits airs que les virements de bords s'enchaînent, chaque navigateur essayant de prendre le vent de son adversaire. Du match race à grande échelle, chacun de ces voilliers frisant les 40 mètres hors tout.
*Les Classe J sont une série de très grand voiliers de compétition construits de 1930 à 1937 selon la jauge «J» universelle de 1903. Armés par une élite argentée venue de l'aristocratie britannique et du monde des affaires américain au début du siècle, ces navires participaient à des régates, notamment la Coupe de l'America.
Dix bateaux ont été construits, dont 6 en Amérique, le reste en Grande-Bretagne. Actuellement, il ne reste plus que trois Classe J historiques :
1930 : Shamrock V Grande-Bretagne de Sir Thomas Lipton par Charles Nicholson
1934 : Endeavour Grande-Bretagne de Thomas Octave Murdoch Sopwith par Charles Nicholson
1933 : Velsheda USA de W.F. Stephenson par Charles Nicholson (coque en acier, restauré en 1997, mât en fibre de carbone de 56 m de haut)
En 2003, un classe J moderne est reconstruit, Ranger, réplique sur les plans du Ranger de 1937.
Réductions de parcours et annulations
Si les 12 mJI, tout à leurs rivalités interclasses, s'envolaient sans trop d'encombre vers le Lion de mer, la flotte des voiliers de tradition, « petits » auriques et « petits » Marconis en tête, peinaient à atteindre la balise dite « la Seiche à huile » tant le vent, avec l'arrivée d'une forte couverture nuageuse chargée de pluie, avait déserté cette partie du golfe. La direction de course placée sous la houlette du Normand Marc Renoult ne voyait d'autre issue que d'annuler purement et simplement l'épreuve. Les lourds auriques du groupe A, celui des Eléonora, Moonbeam III et IV et autre Mariquita, empétolés devant Sainte-Maxime, ne pouvaient bientôt qu'approuver la décision d'annulation qui tombait peu après 16 heures. Les Néo Zélandais de Kiwi Magic (KZ7) menaient la danse devant Kookaburra 2 (KA12) et Wright on white (KZ3). Challenge Twelve (KA 10) à William Borel bataillait pour un accessit avec Hissar (KZ5). Mais pour ces légendes de la Coupe de l'America, le vent disparaissait graduellement devant le Lion de mer et cette régate se voyait elle aussi annulée. Seule une partie de la flotte des « Esprits de tradition » franchissait finalement la ligne d'arrivée « avancée » devant le Lion de Mer et verront ainsi leur course validée.
Ainsi se clôturait une journée pleine de contrastes, entre duels de Modernes, joutes de 12 MJI, envolée de Tofinous, et annulations de course pour la flotte des élégants voiliers de tradition
Jeudi, la Grande Classe
Créé en 2004 sur une idée de Philippe Lechevalier, capitaine à l'époque de Moonbeam IV, et se tenant traditionnellement le jeudi, le Trophée Mer & Bateaux de la Grande Classe réunit, comme aux régates anglaises de 1880 à 1930, les plus grands "racers" classiques présents à Saint-Tropez. Au terme de trois régates, Mariquita détient le Trophée Mer & Bateaux de la Grande Classe, repris à Cambria l'an dernier. Rappelons que ce Trophée, couru en temps réel et sans distinction de gréement, sera acquis au yacht qui aura remporté trois victoires. Il faudra attendre la fin de la journée du 4 octobre pour connaître les nouveaux vainqueurs de ce trophée qui fait se mesurer sur invitation les plus grands, mais surtout les plus beaux yachts de tradition restaurés dans un parfait souci d'authenticité ou les répliques les plus fidèles aux plans d'origine. Un spectacle à ne pas manquer entre la tour du Portalet, la Moutte et la célèbre bouée de la Nioulargue
Yachts invités cette année : Altair (Fife, 1931, goélette aurique, 38,20 m), Astra, (Charles Nicholson, 1928, 23 M JI modifié Classe J en 18930, cotre marconi, 35,05 m), Cambria (Fife, 1928, seul 23 M JI existant, cotre marconi 34,55 m), Eleonora (réplique de Westward, 1910, d'Herreshoff, goélette aurique 41,60 m), Lulworth (cotre aurique, 1920, White Brothers, modifié par C.Nicholson en 1925, 46,30 m), *Mariquita ( Fife, 1911, 19 M JI, cotre aurique, 38 m)- tenant du titre title holder- Moonbeam IV ( Fife, 1914/1920, cotre aurique, 29 m), Sunshine (2005, réplique de Sunshine, plan Fife 1911, goélette aurique, 31 m), Moonbeam III ( Fife, 1903, yawl aurique de 25 m)
A noter que les deux Moonbeam, III et IV, respectivement skippé par Erwan Noblet et Michael Creac'h, se sont lancés un Défi...
Ils sont aux Voiles de Saint Tropez : Peter Isler
Titan 12, le grand Maxi signé Reichel-Pugh a dès mardi annoncé la couleur en remportant la manche du jour. Derrière le skipper-proprétaire Tom Hill officie une cellule arrière de haute volée avec l'anglais Ben Mitchell à la navigation et l'américain Peter Isler à la tactique. Peter est à 52 ans un nom, une signature, un gage de performance dans le monde très fermé des spécialistes de la Coupe de l'América. Au sortir d'une longue campagne Espagnol au sein de l'équipe BMX-Oracle, il prolonge sa campagne européenne à bord de Titan, et retrouve avec plaisirs les contrées Méditerranéennes qui l'ont vu s'illustrer il y a quelques années en Match-Race. "Je connais un peu le Golfe de Saint -Tropez" reconnait il, "mais aux Voiles, c'est le format des courses qui est très exigeant. On ne se contente pas de tourner autour de bouées mouillées sur un même parcours mais on investit littéralement tous les recoins de la baie et cela implique une anticipation de tous les instants quant aux conditions de navigation. Chaque bord apporte sa nouveauté en terme d'évolution du vent et on ne peut pas, comme sur un parcours "banane", se fonder sur l'observation des bords précédants pour établir une stratégie. Il faut beaucoup observer le plan d'eau, et le comportement des autres bateaux." Peter prend très à coeur sa campagne à bord de Titan. "La confiance de Tom et Dottie Hill m'est très précieuse et je donne ici le meilleur de moi-même.."
Peter Isler a participé à toutes les campagnes de la Coupe de l'America depuis sa victoire en Australie en 1987 sur Stars and Stripes avec Dennis Conner. Il prenait part cette année à sa cinquième campagne avec BMW Oracle Racing. En 1992 et 1995, il collabora à la chaine de sport ESPN pour la couverture de la Coupe. Il est l'auteur de deux best sellers sur la navigation. Il est aussi le président de sa société Isler Sailing International qui produit des programmes TV sportifs. Il vit à San Diego entouré de ses deux filles. Il est aussi pianiste et guitariste à ses heures au sein de son groupe appelé
« Water Brothers ».
3 Classes à l'honneur
Les Voiles de Saint-Tropez ont choisi depuis 2006 de s'ouvrir aux classes de voiliers de série et de proposer un classement spécifique à partir de 10 unités présentes. Pour 2007, cela concerne les First 36,7, First 40,7 et les Tofinou.
Le 40.7, référence de la course croisière
Des centaines de propriétaires satisfaits ont fait du First 40.7 la référence mondiale de la course-croisière. Avec lui, ils ont accumulé un palmarès impressionnant en régate comme en course hauturière ; partager avec la famille et les amis les plaisirs de la croisière rapide, leur procure autant de succès. Il sont aussi très fiers que leur bateau collectionne tous les premiers prix : design, ambivalence course-croisière, budget, côte de loccasion... Avec ce Bénéteau dessiné par Farr Yacht Design, les amateurs de victoires sont comblés : Champion du Monde IMS, 1er toutes classes en IMS et IRC à Sydney-Hobart, succession de podium aux Cowes Week, Cork Week et Championnats du RORC...mais aussi toutes les courses de club pour "gentleman driver". Avec plus de 650 yachts navigants, il existe partout des flottes et des circuits permettant de régater à tous niveaux .
Architecte : Farr Yacht Design. Longueur hors tout : 12.17 m. Longueur de coque : 11.92 m.. Longueur de flottaison : 10.62 m. Largeur de coque : 3.78 m. Déplacement lège Norme CE : 6970 Kg. Total voilure : 98.0 m2. Grand voile : 45.02 m2. Génois : 49.85 m2. Spi : 104.71 m2.
Voiliers extraordinaires
- Sylvia, un nouveau venu dans le club très fermé des Big Racers
Une nouvelle goélette de grande taille se distingue cette année au sein de la flotte des voiliers de tradition. Sylvia, grand ketch dessiné et construit par Charles Nicholson en 1925 vient d'être coopté par les participants au Trophée de la Grande Classe, qui réunit les bateaux de régate de plus de 30 m sur un parcours de 23 milles couru en temps réel et sans distinction de gréement.
Sylvia, d'une longueur hors-tout de 43,48 m, pour une longueur au pont de 36,88m, est reconnaissable à son gréement de ketch bermudien (ses deux grand voiles sont triangulaires). Ayant été lancé à l'époque où le gréement bermudien tendait à remplacer le gréement aurique, il était à l'origine doté d'une grand voile aurique et d'un artimon bermudien.
Sa coque comme celle de Lulworth, est à bordage de teck sur squelette d'acier doux et il porte 600 m2 de voile au près, son grand mât culminant à plus de 40 mètres..
- Moonbeam III
Plan Fife de 1903, Moonbeam III a subi en trois ans deux importantes phases de rénovation.Le bateau est d'abord entré le 11 octobre 2004 au chantier naval de Monaco Marine situé aux Marines de Cogolin. Il sera remis à l'eau le 2 avril de l'année suivante.
Il fut indispensable de déposer l'ensemble des structures et superstructures du pont. Dog houses et Clair-voies sont démontés en même temps que l'ensemble de l'accastillage.La coque fut complètement décapée, le pont démonté, la quille et la contre-quille désolidarisées et des varangues en acier déposées. Des recherches ont permis de retrouver les plans et archives nécessaires à la restauration, auprès de « Fairlie Restorations » ou du journal « Yachtman »
Dans la démesure, c'est également une multitude de raffinements qui font de Moonbeam III une embarcation unique. Tout ceci sera perfectionné chez « Fairlie Restorations » en Angleterre. Les intérieurs Edwardiens d'acajou flammé et de cuir capitonné retrouveront leurs couleurs d'antan afin de ne laisser aucun détail au hasard...
En septembre 2006, Moonbeam of Fife, un cotre aurique, dessiné en 1902 et mis à l'eau en 1903 a quitté « Fairlie Restorations » après 9 mois de chantier. Les travaux tout d'abord effectués sur le bateau furent essentiellement des finitions afin de ramener le yacht dans les racines de « Fife ». Les travaux intérieurs incluant une nouvelle salle de bain équipage, des améliorations dans la cuisine, le décapage complet et revernissage des panneaux intérieurs en acajou. Les vieux planchers en contreplaqué ont été remplacés par de nouveaux, en teck vernis. La décision dentreprendre des travaux structurels a été prise concernant la partie arrière du bateau tels que des travaux sur le squelette ainsi que des bordées permettant de remettre le bateau dans ses lignes dorigine.
Le saviez vous ?
Fife et son Dragon. Les côtres et goélettes de tradition font à Saint-Tropez l'admiration du public, connaisseur ou néophyte. Sujet de quelques interrogations cependant, cette figure de Dragon gravée à la proue de grandes unités signées Willian Fife. Ian McAllistair, ex skipper de Solway Maid (Fife 1940) et désormais aux commandes de Peggy Bawn date à l'origine de l'apparition de cette figure de dragon au début du XXème siècle sur les bateaux dessinés et construits par Fife. Une première unité appelée Dragon aurait porté cette figure de proue, et le génial Fife aurait simplement décidé de systématiser cette image, véritable signature d'inspiration celtique sur les voiliers issus de son chantier.
Mardi 2: tous sur l'eau!
304 voiliers en régate sous le soleil - Cotton Blossom en vedette très américaine…
Bataille de géants chez les grands IRC - Les Wally aiment les petits airs
Les Voiles comme on les aime ! A 13 heures, le Comité de course des Tradition perché au Portalet lançait sans coup férir et classe après classe voiliers Auriques et Marconis, d’époque et de tradition, pour un grand triangle dans le Golfe, avec départ et arrivée jugées sous les murs même de la cité du bailli de Suffren. Plus au large, les voiliers Modernes et les grands Wally ajoutaient respectivement une et deux manches au crédit d’une journée toute en couleur, véritable ode à l’élégance et à la régate.
Conner donne la leçon
Premier sur la ligne de départ, premier au port ; mais quelle urgence pousse ainsi l’Américain Dennis Conner bardé de quatre triomphes dans la Coupe de l’America à disputer chaque régate avec une telle rage de l’emporter ? Peut-être tout simplement le respect que tout marin doit à ses concurrents et à son bateau, le sublime « Cotton Blossom II » en l’occurrence qui a une nouvelle fois dominé les débats, s’imposant dans tous les compartiments du jeu, vitesse et trajectoires, manœuvres et positions… « Perfect Cotton Blossom weather » ! Tout est dit. Petit temps au départ pour jouer à fond la carte de la tactique et du timing; léger renforcement en milieu de golfe pour serrer un peu plus l’allure et se détacher irrésistiblement de la flotte, et un long bord de travers sur une mer aplanie idéale pour les bas franc-bords du plan Anker. Conner et Cotton Blossom ; quand élégance rime avec efficacité.
Les Classiques en démonstration
Difficile de sélectionner parmi les 146 voiliers Classiques présents ce mardi sur l’eau, une classe « vedette », tant l’envol des différentes séries recelait d’intérêt esthétique et sportif. Premiers à s’élancer à l’heure du déjeuner, les « petits » auriques étonnaient par leur vivacité et leur réactivité dans moins de 5 nœuds de vent, et malgré la complexité de leurs gréements où grand voile, focs, trinquettes et voile de flèche doivent à chaque manœuvre focaliser l’attention et la coordination des équipages. Les centenaires Bona Fide (1899), Nan of Fife (1896) trouvaient dans le léger flux d’Est tout le carburant nécessaire à les propulser en tête de flotte, loin de vant les plus rapides des 12 m JI. Ces derniers, formidables machines à fabriquer du vent, héros des Coupe de l’America de 1958 à 1987 se sont livré un mano a mano des plus haletant, régatant bord à bord tout au long du parcours…
C’est aussi parti pour les Modernes…
Les « grands » IRC A, Swan 80 et 601, plans Farr ou Frers sont superbement représentés au Voiles de Saint-Tropez ; « Morning Glory », « Cuordileone », « Titan 12 » ou « Aegir » se sont toute l’année sportivement étripés avec une ardeur qui n’a d’égale que l’amitié et le respect qui lient leur skippers. Les « Voiles » constituent la dernière opportunité pour ces géants de solder les comptes. Le parcours « côtier» devant Cavalaire qui leur était cet après-midi proposé a donné lieu à de sévères joutes entre les 3 Swan 601 notamment ; « Le vent était un peu plus fort dans le Golfe » raconte Louis Hecky, N°1 à bord « d’arobas », « Il a fallu manœuvrer juste et ne pas se tromper dans le choix des voiles. Nous sommes ravis de note journée car nous terminons devant nos principaux concurrents, et nous tutoyons même « Cuordileone », le grand Swan italien. » Autre son de cloche à bord de « Morning Glory », le plan Reichel Pugh trop souvent à la faute pour bien figurer aujourd’hui.
Deux manches pour les Wally…
Classe d’exception, les 9 Wally présents à Saint-Tropez occupent leur propre « rond » devant la plage de Pampelonne. Le petit parcours «banane » qui leur était proposé à tant fait leur bonheur qu’à deux reprises les grands voiliers futuristes s’y sont exercés. Les trois « géants » Y3K, Magic Carpet2 et Dark Shadow se déhalaient aisément de toute la puissance de leurs immenses gennakers, devant les deux Wally 80 Aori et Highland Fling.
Ils sont aux Voiles de Saint Tropez
Dennis Conner, Mister America's Cup
C'est un des personnages mythique de la Coupe de l'America: il y a participé à neuf reprises, la remportant quatre fois en 1974, 1980, 1987 , 1988. Mais il est surtout connu pour être le premier « defender » à être battu, par le bateau australien Australia II de John Bertrand en 1983. Après avoir ramené le trophée en 1987 aux États-Unis aux commandes de Stars & Stripes, il sera le premier à perdre l'aiguière d'argent à deux reprises après sa défaite face aux Néo-Zélandais et leur Team New-Zealand barré par Russell Coutts en 1995 Ainsi qu’il l’a fait l’an passé, l’Américain Dennis Conner présente à nouveau à Saint-Tropez son petit bijou « Cotton Blossom II », plan Johan Anker de 1924 restauré avec une passion et une minutie qui lui ont valu toutes les louanges outre Atlantique. Construit aux chantiers navals de Jensen près d’Oslo en 1924, ce sloop Bermudien alors dénommé Léonore connu tous les succès dans les années trente. Dennis Conner navigua à son bord pour la première fois en 1963 et en fit l’acquisition en 2003. Sa restauration menée avec un souci de la perfection dans les moindres détails est un modèle du genre. Cotton Blossom II est un Class Q, jauge qui connut son apogée dans les années 30 avec une quinzaine d’unités.
Alexia Barrier, de la régate au large…
Dès l'age de trois ans, Alexia a tiré ses premiers bords sur le bateau familial en Atlantique et en Méditerranée. A 15 ans, elle décide de transmettre sa passion et devient monitrice de voile. Ambitieuse, elle multiplie ses expériences en tant que marin, co-skipper sur divers bateaux (maxi de 36m, 12mlj, l'ancien bateau de la Coupe de l'America, offshore de 2400 chevaux, Swann de 20m…). Dennis Conner, Mister America’s Cup lui-même lui garde une petite place depuis l’an passé à bord de son splendide « Cotton Blossom » lors des régates d’Antibes, Cannes et Saint-Tropez… Aujourd'hui, cette jeune navigatrice dynamique et déterminée possède un séduisant CV: à 23 ans elle est titulaire d'une maîtrise en Management du Sport et décide de devenir marin. Elle établit alors le record de vitesse Antibes-Calvi en 14h33 auprès du skipper Damien Girard. En 2003, Alexia se classe 4ème de l'Odyssée d'Ulysse. La même année, elle est championne de France Universitaire de Match Racing et se qualifie pour le Match Racing Féminin Mondial dont elle termine en 4ème position.
Inspirée par des navigateurs tels que Peyron, Vatine et Blake, Alexia se décide à disputer la Transat 6.50 2005. Deux années de préparation et grâce au soutien de Roxy, elle réalise son rêve: faire la course au large sur son mini mono. Son investissement dans la voile a été récompensé par une nomination trois années consécutives en tant qu' "Espoir Jeunesse et Sport", et "Athlète de Haut-Niveau" en 2005. « 3ème cette année de la « Matondo-Congo » en compagnie de Florence Arthaud, elle prépare activement la Transat Jacques Vabre qu’elle disputera en double et en 40 pieds avec la Britannique Jo Ann Royle.
3 Classes à l’honneur
Les Voiles de Saint-Tropez ont choisi depuis 2006 de mettre à l’honneur des classes de voiliers de série et de proposer un classement spécifique à partir de 10 unités présentes ; Pour 2007, cela concerne les First 36,7, First 40,7 et les Tofinou.
Le First 36,7
Lancé en 2002, le Bénéteau First 36,7 offre style, performance, et un niveau d’équipement digne d’un pur voilier course-croisière de 36 pieds, ajouté à un niveau de confort très appréciable. Toutes les qualités d’un plan Farr réunies autour d’un cockpit très ergonomique et modulable pour la régate. Pendant les régates, les coffres de cockpit démontables peuvent être remplis et entreposés à terre ; les régleurs sont alors tout près des winches comme dans une fosse de Class America. Dans le carré, la robuste table brevetée en bois se replie et se retire en un tour de main ne laissant que son piètement en forme de main courante en inox pour faciliter la circulation et le rangement des voiles. La version Régate se différencie par des winches en aluminium et d’une taille supérieure pour les primaires, l’étai creux, l’hélice repliable, le gréement courant en Dyneema, un accastillage et un gréement de spi avec tangon alu, un palan spécial pour réglage de pataras.
Ils nous ont quitté…
Michel van Overtraeten
Michel est parti le 30 mars de cette année, pour un voyage définitif au terme de 57 années d’existence. 57 années marquées au sceau indélébile de son indéfectible amour pour la mer et pour les beaux bateaux qui vont sur l’eau. Michel van Overtraeten avait rejoint dès l’année 2000 les inconditionnels de la Nioulargue, depuis lors dénommée Voiles de Saint-Tropez. Juge et Umpire national, il apportait plus que sa compétence sur les épineuses questions qui régissent parfois le sport de voile, il offrait à tous gentillesse, générosité et un profond sens de l’amitié. Jusqu’au bout la passion pour la mer et son sens du service aux régatiers l’aura animé. Il officiait encore en janvier dernier devant sa chère ville de Marseille lors de la finale du championnat de Méditerranée.
Benoit Leman, aquarelliste-régatier
Normand d’origine, Rochelais d’adoption, Benoit Leman était une figure connue et reconnue des quais de Saint Tropez où depuis plus de 13 ans il régale les amateurs de belles voiles et de coques rutilantes de ses dessins et aquarelles. Amoureux des voiliers classiques, Benoit est aussi un inconditionnel des Voiles qu’il a disputé souvent sur Doriane, Lulu ou Candida… Peintre officiel du yacht Club de Monaco. Peintre Marine né en 1952 en Normandie, il effectue ses études d’arts Plastiques et Graphiques en Belgique. Directeur Artistique durant une vingtaine d’années il collaborera notamment durant ces huit dernières années à une grande Agence Américaine de publicité. Passionné de voile, ancien élève des Glénans, il navigue sur La Manche depuis l’âge de neuf ans, puis en Atlantique et Méditerranée. En 1992, il découvre " La Nioulargue " c’est le choc, et le début d’une grande aventure, une obsession et une grande passion voir folie vient de naître, mettre sur papier tous ces bateaux Classiques si bien restaurés. En 1996 il quitte définitivement la publicité pour se consacrer uniquement à sa peinture et aux régates. C’est le Yacht Club de Monaco qui lui ouvre ses portes en 1997 pour accueillir sa première exposition lors du 700ème Nautique Classique Week. Amoureux des lignes des plans Fife, mais aussi Camper et Nicholson’s, John G. Alden, A.Mylne, il s’applique scrupuleusement à reproduire tous les détails de ces magnifiques restaurations et projette les bateaux en situation de régates.Très marqué par les Régates de Méditerranée, le ciel de ses aquarelles est pourtant imprégné de sa Normandie Natale.
Jeux de mains
Près de 30 marins à bord de Mariette, un peu moins sur Altaïr, 17 sur Moonbeam… à l’évidence, les grands voiliers du début du XXème siècle taillés pour la régate exigeaient des bras et encore des bras. Mais comment communiquer entre des hommes parfois distants de plusieurs dizaines de mètres, dans le vent et le fracas des coques contre les vagues ? Comment les cellules arrières, barreur, navigateur, régleurs de GV coordonnaient ils leurs envois d’ordre avec des numéros 1 situés près de 30 mètres en avant ? Les unités de course modernes bénéficient aujourd’hui de toute une technologie haute fréquence qui transforme parfois les navigants en vulgaire animateur TV. Mais les voiliers de tradition préservent la forme et l’esprit de l’époque qui les a vu naitre. La communication à bord se fait donc par signes, un ensemble de gestes codifiés, simples, explicites permettant à l’équipage aux aguets de percevoir les intentions du skipper.
Lundi 1er: petit échauffement entre amis
Emoustillés sans doute par l'arrivée tonitruante dimanche en milieu de journée par vent frais et sous un chaud soleil des 60 protagonistes Classiques de la Coupe d'Automne du yacht Club de France, les 158 voiliers Modernes inscrits à lédition 2007 des Voiles de Saint-Tropez étaient prompts ce lundi matin à rejoindre le plan d'eau du Golfe de Saint-Tropez. Las ! Fuyant devant l'anticyclone, Eole abandonnait les riants paysages méditerranéens et laissait les plus beaux fleurons de l'univers nautique pantelants et empétolés. L'immense ballet des somptueuses carènes couvrait pourtant toute la journée les eaux scintillantes de la célèbre baie, mais à aucun moment le faible flux venu de l'est ne consentait à se stabiliser pour permettre l'envoi des courses. Les équipages en sont quitte pour un beau repérage et un petit réveil musculaire dans l'espoir d'un lendemain annoncé plus venté et qui verra l'ensemble des 304 prestigieux voiliers, Modernes et Classiques, en découdre enfin sous le soleil.
Les Wally prêts à en découdre
9 magnifiques Wally étaient dès le milieu de journée à la disposition du comité de course face à la plage de Pampelonne. Des 5 80 pieds présents, le nouveau « Highland Fling » découvrait Saint-Tropez pour la, première fois, à l'instar du géant « Y3K » et ses 30,5 mètres d'esthétisme épurée. Mais les superbes plans Farr ou Frers avaient beau agiter force gennakers et spis asymétriques sous le cap Camarat, rien n'y fit et la flotte remettait au lendemain l'envie d'en découdre.
La flotte des Modernes répartis en trois classement IRC faisait dans le fond du golfe preuve d'un peu plus de patience en croisant et recroisant à toute petite allure au nez et à la barbe du bateau Comité. Le vent trop changeant en force comme en direction contraignait là encore les équipages à rentrer au port commenter les derniers résultats « rugbystiques » qui passionnent ici comme ailleurs les marins, dont beaucoup sont issus du Royaume-Uni, de Nouvelle-zélande ou d'Australie.
A Eva la Coupe d'Automne en temps compensé
Si la grande goélette Lulworth s'est imposée en temps réel à près de 12 noeuds de moyenne, c'est le très joli côtre aurique Eva qui a remporté dimanche en temps compensé la Coupe d'Automne du Yacht Club de France. Barré par son propriétaire espagnol Juan Carlos Eguiagaray Pagès à la tête d'un équipage de 6 hommes très international au sein duquel on retrouve 3 français, deux espagnols et un américain, le plan Fife de 1906 a trouvé dans le vent soutenu qui balayait le parcours le carburant idéal pour ses capacités. « A 20 noeuds au portant » raconte Juan Carlos, « Eva marche vraiment très fort et trouve là son allure favorite. » Eva a retrouvé à Saint-Tropez ses éternels rivales, Lulu, Tigris et l'intouchable Bona Fide qu'elle espère, forte de sa victoire entre Cannes et Saint Tropez, pousser dans ses derniers retranchements.
Eva est un authentique côtre aurique dans la plus belle acceptation du terme. Dessiné et construit en 1906 par William Fife III, elle présente les mêmes dimensions qu'un Classe 8 Mètre, avec ses 13 mètres à la flottaison. Le voilier est basé en Espagne, près d'Altéa et participe à toutes les grandes courses classiques en Méditerranée. Eva a subi en 2003 une profonde restauration et cest au mieux de ses boiseries et de son gréement remis à neuf qu'elle se présente aux Voiles.
En piste mardi, chez les Classiques, Vanity V, un 12 m JI signé Fife
Vanity V a été commandé en 1936 par John Payne pour participer à une période très active de la régate en Angleterre.Les 12 m J.I. étaient la plus grande classe avec de bateaux de plus de 20m. A Cowes sur l'île de Wight, ces compétitions rassemblaient chaque année une douzaine d'unités prestigieuses. Louis Bréguet y participait avec Doris. Vanity V restera dans ces eaux. Racheté après la guerre par Sir William Shawcross puis Michael Boyle, il restera parfaitement entretenu et avec quelques modernisations participera aux entraînements de Sceptre pour l'America's Cup 1958. Acheté par la famille Prouvost, industriels du nord de la France, il est rebaptisé la Pinta II et part en Méditérranée. Vanity V régate encore à la Nioulargue au début des années 90. Madame Prouvost projette alors de le faire restaurer et VanityV est transporté sur camion à Saint-Malo où il restera quelques années.
Ce projet est repris par de nouveaux propriétaires et les travaux sont confiés au chantier du Guip à Brest sous la direction d'un spécialiste de ces bateaux. La coque et la structure de pont sont d'origine. Chaque pièce a été analysée et remplacée à l'identique, si une restauration ne permettait pas de lui rendre les qualités d'une neuve. L'esprit de cette restauration est le même que pour une voiture de course ou un avion des années 30. Vanity doit naviguer comme au premier jour et retrouver tout son potentiel de performances. Plusieurs modernisations apportées à Vanity entre 1936 et 1960 ont été réadaptées . Un foc génois pour améliorer les performances dans le petit temps et un gréement plus performant pour soutenir cette augmentation de voilure. Le gréement de Vanity était mal conçu, ce qui causé un démâtage la première année. Le nouveau gréement reprend des concepts plus légers et plus fiables déja mis en oeuvre dans les années 30 sur d'autres 12m. En dehors de ces quelques adaptations nécessaires, les plans d'origine et les méthodes de l'époque ont été scrupuleusement respectés.
Parmi les dix 12 m J.I. de William Fife construits entre 1923 et 1936, Vanity V sera le seul encore à flot. Zinita est restauré en Hollande mais est transformé pour la croisière et Miquette attend une restauration en Grande Bretagne. Parmi les sept restant, deux ont été détruits en France et aux Antilles . L'on est sans nouvelles des cinq autres.
Ils sont aux Voiles de Saint Tropez
Brad Butterworth, Néo-Zélandais, skipper d'Alinghi lors de la 32ème coupe de l'America, à bord du Class J « Ranger ». Bradley William Butterworth est le tacticien et le skipper d'Alinghi. Il est né en 1959 à Te Awamutu et pratique la voile de puis l'âge de 6 ans. Il faisait partie de la première campagne Néo Zélandaise dans la Coupe de l'America à Fremantle et a continué depuis, la remportant à 4 reprises, deux fois en tant que challenger, et deux fois en tant que defender. Il a également remporté la course autour du monde en équipage à bord de Steinlager II en 1989-90.
Halvard Mabire, à 51 ans, le Normand est sans aucun doute le navigateur le plus complet de sa génération. Equipier des plus grands (Eric Tabarly, Bruno Peyron, Alain Gautier, Ross Field...), pour les plus grandes courses ( La Route du Rhum, The Race, Solitaire du Figaro, Americas Cup), il s'est très vite forgé un palmarès de skipper hors pair mais aussi d'architecte-concepteur et de chef de projet des plus performantes unités océaniques. Halvard compte notamment 5 tours du Monde en équipage , 6 solitaires du Figaro ,1 America's cup , 250 000 milles de course au large, une vingtaine de transats dont 4 en solitaire ( 2 route du Rhum, 1 Ostar, 1 Mini transat...)
Tofinou, pour la régate et la croisière, sous le sceau du classicisme
Les Voiles de Saint-Tropez ont choisi depuis 2006 de s'ouvrir aux classes de voiliers de série et de proposer un classement spécifique à partir de 10 unités présentes; pour 2007, cela concerne les First 36,7, First 40,7 et les Tofinou.
Au sein des trois classes à l'honneur cette année, le Tofinou 9,5 en appelle évidemment à son habillage très "Classic" pour séduire l'oeil et inviter à la croisière. Dans la ligné du célèbre Tofinou dont il garde le nom et l'esprit, le Tofinou 9 m50 attire les nostalgiques des bateaux de charme mais aussi les amateurs de sensations. Avec 19 unités sur la ligne de départ, le "bébé" du chantier latitude 46 n'est plus en exposition, mais bien en démonstration de ses qualités marines et régatières.
Navigation rapide, manoeuvres faciles ! Ces deux mots d'ordre n'ont toléré aucune concession de la part des architectes Joubert-Nivelt. La coque est étroite et longue à la flottaison, mais raide à la toile grâce à son lest terminé par un bulbe en plomb de 800 kg. Pour des manoeuvres faciles, seul ou avec équipage, drisses et écoutesreviennent au milieu du cockpit et par soucis d'esthétique elles sont masquées dans l'hiloire. L'hiloire est en acajou verni, il est léger et entièrement démontable pour le vernissage. Le pont est recouvert de lattes de teck ou uniquement en polyester. L'accastillage a été confié à Harken qui l'a étudié avec soin et dans les moindres détails. Les aménagements de la cabine sont volontairement simples et comportent 2 couchettes et 1 toilette chimique. Dans la version standard le foc autovireur est monté sur enrouleur. Le tirant d'eau est de 2 m 20 quille basse et de 1 m 40 quille relevée par un treuil manuel ou électrique. Allégé de son ballast liquide de 300 litres, le Tofinou 9m50 est transportable par route. Il est équipé d'un sail drive 10 ch en série.
Le saviez vous ?
C'est dès 1805 que Francis Beaufort conçut une échelle de classification et de désignation de la force du vent par degrés successifs, numérotés de 0 à 12. Cette échelle (de) Beaufort , initialement destinée à améliorer la concision et la précision des journaux de bord, est aujourd'hui d'un usage universel en météorologie marine; elle est également applicable sur la terre ferme à travers des descriptions de substitution concernant l'observateur et le milieu environnant.
Les partenaires des Voiles de Saint-Tropez
ROLEX
BMW
GAASTRA
WALLY
CEGEDIM
BANQUE PASCHE
LES ECHOS SERIE LIMITEE
GASSIN GOLF COUNTRY CLUB
Et avec également les partenaires institionnels:
VILLE DE SAINT-TROPEZ et SEMAGEST
REGION PACA
UNION DES COMMERCANTS
CHAMBRE DE COMMERCE

VOILIERS DE TRADITION
Dimanche 30 septembre et lundi 1 Octobre : accueil et contrôle
Dimanche 30 septembre : arrivée de la Coupe d’Automne du Yacht Club de France en provenance de Cannes
Mardi 2, Mercredi 3, Jeudi 4 (journée J. Laurain, Journée des défis, Trophée Mer et Bateaux (La Grande Classe), Club 55 Cup), Vendredi 5 et Samedi 6 : Parcours côtiers, 1er départ 12h00
VOILIERS MODERNES
Samedi 29 septembre Dimanche 30 octobre : accueil et contrôle
Lundi 1, Mardi 2, Mercredi 3, Jeudi 4 (journée J. Laurain, Journée Wally, Journée des défis), Vendredi 5 et Samedi 6 Octobre : Parcours côtiers, 1er départ 11h30
Pour tout le monde, remise des prix dimanche 7 octobre, à partir de 11 heures.
Relations Presse : Maguelonne Turcat tél. 04 91 31 57 40 - Portable 06 09 95 58 91
E-mail magturcat@csi.com
|
|
|