Les Voiles de Saint-Tropez
27 septembre - 5 octobre 2008

Voiliers classiques et modernes
à l'heure de la dixième édition



JOURNEE DU DIMANCHE 5 OCTOBRE

Bon anniversaire !

Open Season en Wally

Rambler taille patron

Moonbeam III ; retour gagnant

Bellerophon, roi des Tofinous

Pour un bel anniversaire, ce fut un bel anniversaire ! 10 ans déjà que les Voiles de Saint-Tropez ont ramassé puis brandi très haut le flambeau de l’esprit de la Nioulargue, et les régates de la semaine ont en tous points été dignes de l’événement. Dans des conditions météos extrêmement variées, 300 voiliers, Modernes et Classiques, ont créé la plus éphémère certes, mais la plus absolue des œuvres d’art, festival de couleurs et de lumières animées, feu d’artifice de mouvement et d’élégance aquatique dans le cadre gorgé de soleil du golfe de Saint-Tropez. Les Voiles, 10èmes du nom, ont cette année encore évolué dans le sublime, additionnant régates après régates le poids des images et le choc des époques ; croisement de grandes voiles auriques dans le soleil, fluidité des étraves dans le clapot bleuté, grand envol des spis de toutes formes, tailles ou couleurs… A la baguette, des marins de tous bords et tous horizons, au palmarès long comme un jour d’octobre sans « Voiles », ou simple néophyte, et pour les encadrer et permettre l’organisation quotidienne sans faille de douzaines de courses, les équipes d’André Beaufils et Georges Kohrel, et les trois comités de course…. 2007 fut sensationnel, 2008 exceptionnel… rendez-vous en 2009 (26 septembre au 4 octobre).

MODERNES

5 courses validées pour les Wally
Les spectaculaires et futuristes Wally disposaient de leur propre « rond » et de leur propre comité devant Pampelonne. Ils ont pu disputer 5 courses cette semaine malgré le Mistral, et c’est le Wally 94 Open Season qui s’impose avec 3 manches gagnées, devant Y3K et Magic Carpet. Le géant Esense marque son entrée aux « Voiles » avec une 7ème place.

L’efficacité de Rambler
Le grand Maxi américain « Rambler » triomphe dans un groupe des grands IRC A particulièrement relevé cette année à Saint-Tropez avec des voiliers haute technologie menés par des équipages souvent issus des plus grands teams de régates internationales. Son skipper David Georges s’était pour l’occasion assuré les services de Peter Isler (ex BMW Oracle racing) à la navigation. Le talent de l’américain conjugué à la puissance du plan Reichel-Pugh ont fait des merveilles, reléguant Velsheda à une lointaine seconde place. Niklas Zennstrom place le grand sloop Britannique Ran sur la troisième marche du podium. La disqualification pour la règle 20.4.1 (a) lors de la course 3 coûte ainsi très cher à Ernesto Bertarelli et son plan Judel « Numbers » si performant. Les hommes d’Alinghi, malgré deux victoires de manche, ne se classent que 6ème. Les grands Tp65 Monney Penny et Numbers ont incontestablement donné une forte coloration sportive aux Voiles ; les Paul Cayard, James Spithill et autres Brad Butterworth reproduisant au large de Pampelonne des affrontements observés sur les plus prestigieux plans d’eau de la Coupe de l’America. C’est la toute première fois que ces unités habituellement basées sur la côte Est des Etats-Unis avaient fait le déplacement en Europe. Elles ont pu notamment croiser le fer avec sur le plan d’eau tropézien avec le monocoque recordman de l’Atlantique à la voile Senso One (Mari Cha IV) ou Sojana à Peter Harrison.

A noter chez les IRC B, la formidable bagarre entre Swans et Protos de 45 ou 42 pieds. C’est le proto signé Mark Mills Ngoni qui l’emporte finalement. Mais 6 voiliers se tiennent en quelques points seulement dans cette catégorie qui comptait 42 unités au départ. Le voilier Turc Mat 12, pour sa première participation, se classe 9ème, à la grande satisfaction de son équipage. Promis, ils reviendront.

Didier le Moal et son J 122 J lance 4 terminent en boulet de canon avec une belle victoire hier dans la brise. Insuffisant pourtant pour détrôner le First 40.7 Pen Kalet IX au tropézien Georges Le Troquer plus régulier en haut des classements.

Les Archambaulst 35 triomphent à Saint-Tropez en plaçant en tête des IRC D Rebuff à David Marco et Tchin Tchin skippé par Jean Claude Bertrand. Le J 109 Albacor IV du tropézien Jean Louis Pézin prend la troisième place d’un groupe très compétitif.

Le First 34,7 Super Ding Ding du Monégasque Luc van Keirsblick s’impose sur le fil face au Sun Fast Zabriskie Point de Olivier de Roffignac en IRC E.

CLASSIQUES

La surprise Moonbeam III
Au sortir d’un important chantier de réfection de ses aménagements intérieurs réalisé l’an passé chez Fairlie, Moonbeam III revenait à Saint Tropez avec un nouveau skipper, Erwan Noblet, et une volonté de briller. C’est chose faite avec une très belle victoire dans la catégorie « chouchou » du public et des media, les grands voiliers auriques. Le plan Fife de 1903 s’impose, excusez du peu, devant l’imposant et majestueux cotre Mariquita et la jolie goélette Altaïr. Le sloop Marconi Rowdy , déjà performant à Cannes, signe une belle victoire chez les Bermudiens devant « The Blue Peter » et « Cholita ». « Bonafide », « Oriole » et « Pesa » ont toute la semaine produit un éblouissant spectacle chez les « petits » auriques. Ils habillent dans cet ordre un podium prestigieux et chargé d’histoires maritimes. Dixième dans la catégorie des « petits » auriques, le tout nouveau Fyne construit en Bretagne par Hubert Sagnol sur plan Fife de 1889, a fait des débuts remarqués dans les eaux Tropéziennes

Peu de surprise en Esprit de Tradition où l’immense Shamrock V triomphe. Son éternel adversaire, Savannah ne peut empêcher le nouveau venu Sagittarius de s’intercaler sur le podium.

Bellerophon roi des Tofinous
Nicolas Edmiston et son Bellerophon auront tremblé jusqu’au bout pour l’emporter face à l’armada des 15 Tofinou en lice cette année à Saint-Tropez, ces petits monotypes « classique-moderne » dessiné par Philippe Joubert. « Grey One » à Hervé Margolis, malgré deux victoires de manche, s’incline la faute à une redhibitoire 7ème place mercredi dernier. A égalité de points mais moins bien doté en victoires, Bernard Vilarem place son « Cambronne » à la troisième place…

Et aussi (résultats suite) …
Anne Sophie en Marconi B, Mercury en Marconi C, Windhover en Marconi D, Crazy life en Classique marconi B…. autant de protagonistes méritant sur l’eau, qui ont véritablement fait les Voiles 2008, par leur engagement sportif en régate, et par leur extraordinaire implication à l’année à préserver, valoriser et promouvoir une voile tout en élégance et en tradition, témoignage éclatant de plus d’un siècle de savoir faire maritime….

Ils sont venus à la dixième édition des Voiles
Par ordre alphabétique : Francesco de Angelis (Ita), Isabelle Autissier, Ernesto Bertarelli (Sui), Yvan Bourgnon, Brad Butterworth (NZ), Paul Cayard (USA), Servane Escoffier, Jean Galfione, Peter Isler (USA), Karol Jablonski (Pol), Anne Liardet, Philippe Monnet, Bertrand Pacé, Marc Pajot, Bruno Peyron, Philippe Presti, Lionel Péan, Bruno Troublé.

La « Belle Classe » et la sécurité en mer
Altair, Amadour, Aschanti, Eilidh, Lulworth, Mariquita, Milena, Moonbeam IV, Oriole, Shamrock V, Sylvia, Thendara et Tuiga, avaient tous répondu vendredi dernier à l’invitation de « la Belle Classe » pour évaluer le travail mis en place par « les Voiles de Saint-Tropez » en ce qui concerna la sécurité sur l’eau, suite aux propositions résumées dans le Memorandum de la belle Classe. Tous se félicitent de la prise de conscience générale quant à la nécessité de faire évoluer les règles de course internationales et de les adapter à la spécificité et à la disparité de ces yachts. Soucieux de poursuivre cette démarche sécuritaire, les skippers et les armateurs de « La Belle Classe » se retrouveront prochainement au Yacht Club de Monaco pour une journée de séminaire en compagnie de juristes spécialisés dans le droit maritime international.

Ils ont dit…

André Beaufils, Président de la Société Nautique de Saint Tropez….
« Sur le strict plan de l’accueil des concurrents, de ce que nous avons été en mesure de mettre en place pour les satisfaire au mieux, je pense que 2008 a été un bon cru. Le spectacle sur l’eau a été comme toujours exceptionnel et nous nous sommes au mieux adaptés aux conditions météos. En ce qui me concerne, j’ai envie de continuer… »

Georges Kohrel, Directeur de course…
« Nous avons validé 3 courses chez les Classiques, et 4 courses chez les Modernes, ce qui, compte tenu de l’annulation des courses de vendredi pour cause de fort Mistral, est tout à fait correct et satisfait les concurrents. Nous avions cette année totalement revu nos parcours et les échos que je reçois des participants sont très positifs. Chaque jour, nous avions entre 35 et 40 officiels sur l’eau, pour épauler nos trois comités de course, et donner en toute sécurité 10 à 12 départs par jour… »

REMISE DES PRIX
Et les lauréats sont…

EPOQUE (Avant 1950)
Aurique A : MOONBEAM III
Aurique B : BONAFIDE
Marconi A : ROWDY
Marconi B : ANNE SOPHIE
Marconi C : MERCURY
Marconi D : WINDHOVER

CLASSIQUES :
Marconi A : GALVANA
Marconi B : CRAZY LIFE

ESPRIT DE TRADITION : SHAMROCK V

TOFINOU : BELLEROPHON

MODERNES :
IRC A : RAMBLER
IRC B :NGONI
IRC C : PEN KHALET IX
IRC D :REBUFF
IRC E : SUPER DING DING

WALLY : OPEN SEASON

12 M JI : SOUTH AUSTRALIA

LES TROPHÉES :

COUPE DE LA VILLE DE SAINT-TROPEZ : REBUFF
TROPHÉE SOCIÉTÉ NAUTIQUE DE SAINT TROPEZ : PEN KHALET
TROPHÉE ROLEX : ROWDY
TROPHÉE LES ÉCHOS/SÉRIE LIMITÉE : SOUTH AUSTRALIA
TROPHÉE SILLINGER : A L'EQUIPE DE LA CAPITAINERIE DU PORT DE SAINT-TROPEZ
TROPHÉE GAASTRA : ESENCE
TROPHÉE PARIS-PREMIÈRE : TUIGA
TROPHÉE HERBERT VON KARAJAN : EILIDH
UDACS : JAVA BLEUE
TROPHÉE DU YACHT CLUB DE FRANCE : FÉLICIE
TROPHÉE SNSM : VERONIQUE
TROPHÉE SWAN : CUORDILEONETROPHÉE SEMAGEST :
DÉFILÉ : MARIQUITA
TROPHÉE FÉMININ : HECTOR
VOILES IMPÉRIALES : AURIQUE : MOONBEAM IV-MARCONI : ROWDY


Les partenaires des Voiles de Saint-Tropez

ROLEX- GASTRA -WALLY - SILLINGER - CEGEDIM- SERIE LIMITEE / LES ECHOS - PARIS PREMIERE
UDACS avec la CCIV- REGION PACA


Relations Presse : Maguelonne Turcat -Portable 06 09 95 58 91 - E-mail magturcat@orange.fr
Rédaction: Denis van den Brink : 06 07 91 65 66

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Journée du samedi 4 octobre

Un final époustouflant

- Rambler pour l’honneur

- Les Turques naviguent à Saint-Tropez

Après une journée de vendredi passée à fourbir les armes, l’envie était palpable tôt samedi matin sur les quais de Saint-Tropez investis par des marins dûment bottés et parés pour affronter les miasmes du coup de vent coupable de l’annulation des régates de la veille. Mais cette attente allait être récompensée au-delà de toutes espérances par la plus belle journée de navigation de toute cette semaine Tropézienne. Après un premier signal de retard, l’aperçu était finalement envoyé peu après midi et c’est le regard brillant que les 3 000 marins regagnaient leurs bords et déhalaient leurs yachts pour rejoindre leurs ronds de course respectifs. Triangle au large de Pampelonne pour les Modernes, et longue « banane » de 13 milles vers les Issambres au départ du Portalet pour les Classiques, étaient alors proposés à ces amateurs de vent, de soleil et d’embruns. Des ingrédients dont Les voiles de Saint-Tropez 10èmes du nom disposaient avec prodigalité en cette dernière journée de régate, pour un final somptueux de sport, d’images et de passion…

Quel final !
Bien calé dans l’ouest, le fort coup de Mistral des dernières 48 heure a eu le bon goût de baisser d’intensité en milieu de journée. Avec un flux toujours bien établi pour une quinzaine de noeuds, sur un plan d’eau apaisé, les conditions étaient parfaitement réunies pour offrir aux 300 voiliers engagés un final en apothéose. Les comités de course pouvaient faire mouiller deux amours de parcours, l’un en forme de triangle entre cap de Saint-Tropez et Cap Camarat réservé aux grands Wally et aux voiliers Modernes de la jauge IRC. Et l’autre, devant la tour du Portalet, permettait de lancer vers le fond du golfe toute la flotte des voiliers classiques, gréés Marconi ou auriques, pour un bord de dégagement de 0,8 milles, avant de foncer au vent arrière vers les Issambres et la sortie du golfe. Comment, dans la lumière cristalline d’après Mistral, ne pas de nouveau s’extasier devant la magie proposée ? Dans le sillage des 12 m JI et autres Tofinou qui ouvraient le bal, partaient sans anicroche ni rappel les 4 grandes classes de yachts classiques, les grands auriques de « la Belle Classe », plus gros et plus rapides, fermant le ban peu avant 15 heures. Le spectacle atteignait alors un paroxisme quand tribord amure, Moonbeam IV, au vent de la flotte, couvrait Mariquita, Moon beam III, Lulworth et le vif Tuiga, au moment où le vent coquin choisissait de partir brutalement à droite. Accélérations pour les uns, refus pour les autres, virement intempestif pour Mariette en quête de vent frais, grands battements de clin focs et embruns pour tous… les Voiles étaient véritablement en fête, à vue d’une foule compacte massée sur les môle de la cité du Bailli de Suffren…

Les Modernes groupés sous le Portalet
Grandiose arrivée sous le soleil pour les « stars » de la semaine catégorie Modernes, les Maxis, Protos et autres TP 65 ; partis peu après 14 heurs au large de la Moutte pour un grand triangle de 17 milles autour de la Nioulargue, Wallys et yachts Modernes se voyaient proposer une arrivée au près devant le port de Saint-Tropez. Après moins de deux heure de course, soit au plus fort de l’après-midi, les Wally « Open Season », « Y3K », « Genie » et« Magic Carpet », devançant l’immense Esense, déboulaient toutes voiles dehors, bientôt suivis d’un « Rambler » plus conquérant que jamais, et qui damait pour cette ultime régate, le pion au « Numbers » d’Ernesto Bertarelli, leader du classement général des IRC A. Autre protagoniste des grands IRC, « French Spirit One » terminait en beauté dans ce groupe, devançant le colossal Senso One skippé par Olivier Lozachmeur, tandis que l’étonnant « Container » à Udo Schutz, pourtant récemment mis à l’eau, ne parvenait pas à renouveler ses performances du début de semaine et finissait détaché, bord à bord avec Money Penny…

L’intouchable 12 m JI « South Australia » mené par Jacques Fauroux ne laissait à personne le soin de conclure cette semaine Tropézienne. Il survolait de nouveau les débats et venait mêler son élégance aux grands IRC sur la ligne d’arrivée, dans l’ombre de l’immense Velsheda lui aussi auteur d’un super bord de près depuis la Moutte…

Patrick Moreau ou la passion des noeuds….
Gréeur, matelotteur… au delà de la puissance évocatrice des mots se cache un métier rare, apanage de temps révolus d’une certaine marine, et dont seuls quelques initiés sont aujourd’hui les dépositaires. Patrick Moreau est de cette race en voie de raréfaction. Patrick la ficelle, l’homme qui pense, qui vit, qui respire pour et par l’art de nouer, épisser et attacher bouts et cordages. D’un métier essentiel à la marine à voile, Patrick a tiré le rythme, le pouls de son existence. « Fort en gueule », ainsi qu’il aime à se définir, Moreau de Crozon et Morlaix est surtout un intarissable communicant qui s’amuse de l’admiration que lui vaut son expertise auprès des jeunes de 7 à 77 ans. Autodidacte, Patrick est en veille technologique permanente ; « Je suis toujours en recherche. Tout reste à inventer dans le matelotage et l’arrivée des nouvelles fibres, kevlar, vectran, PBO… participe à la multiplication des combinaisons et des solutions qui s’offrent aux gréeurs. »
Accessible à tous, au cœur du Village des Voiles, Patrick Moreau est toute la semaine en démonstration…

15 Tofinou aux Voiles…
Le Tofinou, exemplaire unique d'un "canote" du début du siècle, fut récupéré à l'état d'épave vers les années 80. Il allait devenir l'inspirateur du chantier Joubert. Dessiné par le Capitaine Merle, et construit à Saint-Martin de Ré, cet unique Tofinou fut d'abord , en 1929, la propriété d'Edouard Ménuteau. Celui-ci, ayant travaillé au Comptoir Français du Dahomey, lui donna ce nom, Tofinou, qui signifie "Gens de Mer" en dialecte africain. Il faudra deux années de travail à Bertrand Danglade pour remettre à l'eau ce superbe spécimen de la voile des années folles... Le Tofinou 9,5, l’héritier dans la lignée du célèbre Tofinou dont il garde le nom et l'esprit, séduira les nostalgiques des bateaux de charme mais aussi les amateurs de sensations. Car toutes les réalisations du chantier Latitude 46 se doivent d'être belles et performantes. Le teck et l'acajou sont systématiquement à l'honneur, et pour des raisons de coût et de longévité, Philippe Joubert n'hésite pas à utiliser le polyester. Ainsi depuis une vingtaine d'années, le chantier de l'Ile de Ré marie la technologie avec le classicisme. Et le résultat est enchanteur.

Les architectes Joubert/Nivelt ont signé cette toute nouvelle unité à la belle carène aux lignes élancées et résolument modernes. Philippe Joubert en a assuré la conception en concentrant tous ses efforts autant sur l’esthétique que sur la manoeuvrabilité du bateau. Lancé en 2004, le Tofinou 9,5 s'avère être aussi un voilier performant. La quille terminée par un bulbe en plomb se déplace facilement grâce à un treuil manuel ou électrique.

Le saviez vous…
Les Turques sont à Saint-Tropez
Alors que les Figaro cinglent vers Istanbul dans le cadre de la course en solitaire « Cap-Istanbul », un équipage 100% turque navigue pour la première fois dans le cadre des Voiles ; vainqueur en mai dernier de la Bosphorus Cup, le Mat 12 (Plan Mark Mills) du Team Toka a ainsi gagné le droit de venir participer aux Voiles de Saint-Tropez. 9 équipiers ont pris résidence à Cogolin afin de préparer cette grande semaine Tropéziene qu’ils honorent de la plus belle des façons en tenant une belle douzième place dans leur catégorie des IRC B. Ohran Gorbon, navigateur et project manager s’en réjouit ; « Cette classe est extrêmement compétitive avec 42 bateaux engagés. Nous sommes très heureux de nos résultats ici mais par dessus tout nous retenons l’excellent accueil qui nous a été réservé. Nous allons développer ces nouveaux liens à Saint-Tropez de manière à péréniser la présence d’un, et pourquoi pas plusieurs voiliers turques les prochaines années… »

Hommage à Karajan…
En 1965, Herbert von Karajan chef d'orchestre du Philharmonique de Berlin s'apprête à créer le festival de Salzbourg. Parallèlement, il demande à Dick Carter de lui dessiner un bateau, premier d'une série de yachts qu'il va baptiser Helisara. «Helisara» est l'acronyme des quatre prénoms de la famille : Herbert, Eliette, Isabel, Arabel... Pris au jeu des régates, perfectionniste comme il l'était lorsqu'il dirigeait le Philamonique, Karajan lance Hélisara dans la compétition et obtient en 1981 le titre de Champion du Monde des maxis.
Une exposition photo consacrée à la vie et à l'oeuvre d'Herbert von Karajan est programmée jusqu’au 15 octobre à la mairie de Saint-Tropez (salle de la Glaye). Une coupe en hommage à Herbert von Karajan sera remise au vainqueur du Défi (course nautique - Voiles de Saint-Tropez).

Ils ont dit…
André beaufils, Président de la Société nautique de Saint Tropez….
« Bien entendu, nous aurions aimé valider plus de courses, mais tous les marins le savent, on ne maîtrise pas les éléments…Les différents reports que nous avons connus ne remettent bien entendu rien en cause et la dernière journée de régate laissera, je le souhaite, un merveilleux souvenir aux participants. La fête a été complète à terre et le public a eu le loisir d’admirer les bateaux à quai, et nous concluons avec une journée exceptionnelle, vent, soleil, mer formée, et des courses de toute beauté… »

Peter Isler, « Rambler »
« Super semaine à Saint-Tropez. Nous avons gagné, cela fait plaisir. Ces gros bateaux sont vraiment « fun » et rassurant au milieu d’une flotte aussi compacte. Tout s’est bien passé pour nous. Nous avons su nous adapter quand il fallait. Tout l’équipage est à féliciter… »

Partenaires…
CEGEDIM conçoit des bases de données exclusives et des solutions logicielles à forte valeur ajoutée. Ces compétences s'exercent dans deux divisions : pharmaceutiques, aux professionnels de santé et aux intervenants de l’assurance santé,
« Technologies et services », multi-sectorielle. Leader mondial sur son cœur de métier historique avec la récente acquisition de Dendrite, CEGEDIM accompagne les plus grands laboratoires pharmaceutiques dans leurs projets de CRM (Customer Relationship Management) et mesure l’efficacité de leurs actions marketing-vente. Avec ses outils de CRM fortement valorisés par les bases de données stratégiques du Groupe, CEGEDIM apporte aux départements marketing et ventes un éclairage avisé sur leur marché et leurs cibles, afin d’optimiser leurs stratégies et leur retour sur investissement. CEGEDIM se positionne également comme l’un des principaux éditeurs européens de logiciels de gestion médicaux et para-médicaux, et d’applications de gestion dédiées au secteur de l’assurance santé. Structurés, évolutifs et communicants, ces logiciels s’intègrent dans la démarche d’opérateur de flux de santé du Groupe CEGEDIM.
Capitalisant sur ces savoir-faire, CEGEDIM propose des solutions de gestion à forte valeur ajoutée à ses nombreux clients du monde de l’entreprise, intéressés par les problématiques d’externalisation, d’échanges et de maîtrise de leurs données professionnelles.

CHIFFRES CLES : date de création 1969 - Chiffre d’affaires: cumul des CA 2006 année pleine CEGEDIM + Dendrite 541 millions d’euros 877 millions d’euros
Effectif 2007 7200 collaborateurs - Présence Plus de 80 pays, 5 continents -

Saint –Tropez aime les Dragon

Mercredi prochain, le magnifique plan d’eau de saint-Tropez bouillonnera de nouveau sous les étraves d’autres voiliers de compétition, les Dragon. Depuis 2004 où Saint-Tropez fut le lieu d'un rassemblement inédit de plus de 250 plans Johan Anker lors du 75ème anniversaire du Dragon, la Société Nautique de Saint-Tropez accueille chaque année, juste après les Voiles de Saint-Tropez les dragonistes toujours aussi enthousiastes de disputer les régates à Saint-Tropez. Le nombre d’inscription dépasse la cinquantaine de voiliers afin d’offrir une belle compétition aux concurrents. L’année passée, c’est Louis Urvois (champion de France actuel de la série) entouré de Vincent Hoesch, plusieurs fois champion mondial en Dragon et de Max Scheibmayr, qui l’avait emporté sur AR YOULEG devant l’Anglais David Palmer, Henry Bagnall et Lea Jamie sur PRINCESS JALINA.
Cette année encore, la compétition sera serrée entre les meilleurs de la série qui seront au rendez-vous tels Thomas Muller, n° 1 mondial 2007 et Champion du Monde 2007, détendeur de la Gold Cup, Martin Payne, leader en Grande Bretagne, le Champion Danois Eriksen ou encore le Français Luc Pillot, double médaillé olympique en 470 (Atlanta & Séoul)…
Egalement présent, Poul Richard Jensen, double médaillés d'or olympique en SOLING, ex Champion du Monde -Gold Cup…, participera pour la première fois à l’épreuve Dragon Saint-Tropez.
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Relations Presse : Maguelonne Turcat, tél 04 91 31 57 40 - Portable 06 09 95 58 91
E-mail magturcat@orange.fr

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JOURNEE DE VENDREDI 3 OCTOBRE

- Bulletin Météo Spécial et pas de course ce vendredi
- Saint-Tropez sous les sunlights …

Un peu fatidiques, aux accents chargés de regrets, les trois coups de canon qui ont résonné ce vendredi matin peu avant midi dans le port de Saint-Tropez annonçaient bien la très redoutée annulation des régates du jour. De toutes les régates, puisque le Bulletin Météo Spécial émis et répété par Météo France pour toute la côte Varoise venait conforter la décision de Georges Kohrel, directeur de course des « Voiles », de ne prendre aucun risque avec la sécurité des 300 voiliers engagés, quelle que soit leur taille. Les marins restent donc au port. Le quai Suffren va toute la journée bruisser des mille et uns travaux d’entretien qu’exigent les yachts Classiques et modernes. Les cuivres vont rutiler entre tecks et acajous, matelotage au dans la symphonie désordonnée du battement des écoutes et du sifflement des gréements aspirés par le coup de vent d’Ouest.

2,50 mètres de creux dans le golfe…
Georges Kohrel et son équipe ont toute la matinée pesé et mesuré tous les éléments à leur disposition avant de prendre la seule décision raisonnable envisageable, l’annulation. BMS en main, fort des rapports de ses juges partis sur le plan d’eau mesurer ici et là la force du vent et la profondeur des creux, il a sans état d’âme annoncé aux concurrents sa décision ; « Nous parlons beaucoup ici de sécurité, et il serait assez peu cohérent de notre part d’envoyer 300 bateaux sur l’eau alors qu’un BMS est en cours » expliquait il après l’envoi du pavillon H synonyme d’annulation. « Nous sommes dans un système météo très irrégulier, avec un vent qui oscille en force entre 18 et …plus de 30 nœuds. La mer dans le golfe se creuse par endroit de plus de 2,50 mètres. Nous avons même perdu une de nos bouées de parcours arrachées par la violence des éléments… » Aucun marin ne conteste bien évidemment cette décision. André Beaufils, président de la Société Nautique de Saint-Tropez, organisatrice de l’épreuve ne pouvait que comprendre la déception des marins, tout en soulignant « le caractère périlleux de la sortie du port dans un fort vent d’ouest… » Un grand concours de pétanque était immédiatement organisé, l’interruption des régates ne pouvant en rien perturber l’ambiance de fête et la convivialité qui président à ce rendez-vous nautique hors du commun.

Un succès médiatique international
Les Voiles de Saint-Tropez séduisent chaque année les plus grands photographes de mer du moment. Mais ce succès ne se limite pas, loin de là, à un simple attrait esthétique. Pour preuve, les 250 journalistes du monde entier dûment accrédités cette année, représentant tous les média écrits et audiovisuels. Les télévisions nationales françaises ont réservé une large couverture aux voiles, avec des sujets dans les journaux de TF1 et France Télévision. L’émission de Thalassa, devait être diffusée vendredi soir en direct des quais Tropéziens. Parmi les journalistes accrédités, plus d’une vingtaine de nationalité est représentée, Britanniques, Allemands et Italiens bien sûr, mais aussi, et c’est plus inhabituel, Australiens, Américains, Japonais ou Bermudiens.

Sensation
Deux cotres auriques interpellent l’œil sur le plan d’eau de Saint-Tropez par leur étrange étrave droite comme celle d’un bateau de travail du siècle dernier. Respectivement nés en 1885 et 1892, Partridge et Marigold sont parmi les plus anciens voiliers présent aux « Voiles ».
Marigold est un cotre aurique de 18 mètres. Il fut le premier projet d'envergure dessiné par Charles E. Nicholson en 1892. Nicholson avait alors 22 ans.
Greg Powesland a découvert Marigold dans les années 80 abandonnée à Wooton Creek en Angleterre. Il la remorqua à travers le Solent et la coula dans la vase de la rivière Beaulieu. En 1982, l'épave fut mise au sec et nettoyée dans la perspective d'une restauration, mais le manque de fonds arrêta le projet. Durant sept années, Greg Powesland chercha d l'argent et rassembla tous les éléments d'époque qu'il put trouver pour un jour entreprendre la rénovation. C'est Alex Laird qui eut l'idée en 1989 de mettre la coque en vente aux enchères. Glen Allan, yachtsman des Bermudes en fit alors l'acquisition et la rénova dans les dispositions que nous connaissons aujourd'hui.
Partridge est un cotre aurique de 22 mètres lancé en 1885 par Camper et Nicholson, sur un dessin de John Beaver-Webb. C'est le plus vieux yacht Classique à naviguer en Méditerranée. Il a été magnifiquement restauré à La Ciotat. A l'instar de Marigold, il a également été sauvé de la vase où il croupissait dans la rivière Blackwater dans l'est de l'Angleterre. C'est le marin et architecte Britannique Alex Laird qui s'est chargé de ce sauvetage.

Eilidh, plan Mylne N°331
Eilidh est un côtre Bermudien construit par le chantier Dickie's of Bangor au Pays de Galles sur plan Alfred Mylne entre 1930 et 1931 à la demande d'un célèbre yachtman Ecossais Thomas E. Russel. Elève du grand architecte naval George Watson, Mylne est l'auteur de plus de 300 bateaux. Il fut aussi l'un des pères de la fameuse jauge métrique internationale créée en 1906 avec d'autres noms célèbres, Nicholson, Fife etc. Eilidh est considéré comme l'un des chef-d'oeuvre d'Alfred Mylne et se caractérise, comme tous ses plans par un avant volumineux et des entrées d'eau très fines. L'intérieur est particulièrement original, avec un vaste salon ouvert en deux parties, et sa hauteur sous plafond qui explique ce long roof qui se prolonge jusqu'à l'avant. Explication : son premier propriétaire, Thomas Russel, mesurait 1,90 m!

Attraction
Second du classement général des IRC B derrière le redoutable Swan 42 « Cuordileone » de Leonardo Ferragamo, Ngoni est un plan Mills lancé en 2004 sous le nom de Tiamat. Il truste depuis les succès en Angleterre, à Cowes notamment et aussi à Deauville. Tiamat a été construit par « Vision Yacht » à Cowes en époxy et fibre de verre. Son gréement, mât et bôme, est en carbone et son propriétaire a choisi de l’équiper de deux barres à roue…

Le saviez vous…
Echelle de Beaufort
C’est peut-être l’expression la plus entendue aujourd’hui sur le village des Voiles, la force du vent évaluée en Beaufort. C'est dès 1805 que Francis Beaufort conçut une échelle de classification et de désignation de la force du vent par degrés successifs, numérotés de 0 à 12. Cette échelle (de) Beaufort , initialement destinée à améliorer la concision et la précision des journaux de bord, est aujourd'hui d'un usage universel en météorologie marine ; elle est également applicable sur la terre ferme à travers des descriptions de substitution concernant l'observateur et le milieu environnant.
La formulation de l'échelle de Beaufort a évolué et s'est précisée au cours des années. Le chiffre 1 correspond ainsi à « une très légère brise », avec un vent de 1 à 5 km/h, tandis qu’en haut de l’échelle, force 12 indique un ouragan, avec des vents à plus de 118 km/H.

Ils sont aux « Voiles »…
Ernesto Bertarelli (Numbers), Peter Isler (Rambler), Francesco de Angelis (Numbers), Karol Jablonski (Container), Marc Pajot (French Spirit), Bertrand Pacé (French Spirit), Philippe Presti (French Spirit), Brad Buttersworth (Numbers), Halvard Mabire (Wally), Bertrand Debroc (Busy B.), Anne Liardet, Philippe Monnet (Moonbeam IV), Alexia Barrier (Ikra), Yvan Bourgnon, Franck Proffit, Isabelle Autissier, Cécile Poujol, Caroline Vieille, Sébastien Destremeau (Ikra), Sébastien Audigane…

La Princesse du donjon
Journée des Défis oblige, de nombreux équipages étaient de repos. L’occasion pour nombre d’entre eux découvrir Saint-Tropez. La citadelle est une destination évidente et Andréa, équipière à bord du Farr 115 Britannique Sojana s’y est rendue d’un pas curieux. Est-ce la fatigue accumulée des régates de la semaine, ou le panorama propice à la rêverie du donjon… toujours est-il que la jeune femme s’est promptement endormie, au point de rater l’heure de la fermeture. Enfermée dans le donjon, elle a alors tenté de joindre son équipage qui s’en est remis à Lionel Péan pour trouver le bon contact auprès des autorités locales, trouver une clé et la libérer. Après moult tergiversation, la Police Municipale libérait la « Princesse » frigorifiée peu avant 20 heures…

Ils ont dit…
Alain Giese (Tuiga)
Une ligne de départ avec 12 grands voiliers auriques dans plus de 25 noeuds de vent serait une pure folie. Nos bateaux sont lourds, avec beaucoup d’inertie mais nos manœuvres sont longues et nous ne sommes pas manoeuvrants pour zig zaguer entre les concurrents. Les chances de collision auraient été trop importantes et la Direction de course a pris la décision qu’attendaient les capitaines… »

Partenaires
L’UDACS (Union des Artisans, Commerçants et Services de Saint-Tropez) est un partenaire « historique » des Voiles de Saint-Tropez avec la Chambre de Commerce et d’Industrie du Var; depuis 1998, date de la création des Voiles de Saint-Tropez, la Société Nautique et l’UDACS se sont associées, à l’organisation et la coordination des manifestations à terre. Pour que « L’esprit de la Nioulargue », créé par Patrice de Colmont, perdure. La Chambre de Commerce et d’Industrie du département du Var soutient tout naturellement l’UDACS dans sa démarche d’animation et de dynamisation de l’événement qui retentit sur l’ensemble des activités économiques de la région…

Les partenaires des Voiles de Saint-Tropez

Outre la VILLE de SAINT-TROPEZ et la SEMAGEST, qui apportent leur soutien actif à la Société Nautique de Saint-Tropez, organisatrice de l'évènement, cette dernière compte pour partenaires : ROLEX - GAASTRA - WALLY - CEGEDIM - PARIS PREMIERE - LES ECHOS/SERIE LIMITEE - RODRIGUEZ GROUP- L'UDACS - CCIV - REGION PACA. Est également associé à l'évènement le groupe SILLINGER, fournisseur officiel avec ses bateaux pneumatiques.


LE PROGRAMME
Voiliers de tradition
Samedi 4 : parcours côtiers, 1er départ 12h00
Voiliers modernes
Samedi 4 octobre : parcours côtier, 1er départ 11h30

Pour tout le monde remise des prix dimanche 5 octobre, à partir de 11 heures (sur invitation).

Relations Presse : Maguelonne Turcat, tél 04 91 31 57 40 - Portable 06 09 95 58 91
E-mail magturcat@orange.fr

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JOURNEE DE JEUDI 2 OCTOBRE

- - Coup de vent dans les Voiles

- Force 7 : lumière et embruns dans le Golfe

- A Lucia, la Cup 55

- Le point sur la compétition…

C’est un moment singulier au cœur d’une semaine qui n’en manque pourtant pas ; le jeudi, les « Voiles de Saint-Tropez » offrent à tout un chacun, indifféremment de la taille ou de l’âge des bateaux, la possibilité de revivre l’histoire : en 1988, c'est John Parkwright IV, armateur du 12 m JI France II, qui lance un défi à d'autres bateaux alors que les régates officielles sont annulées en raison du fort Mistral qui souffle sur la presqu’île. Il demande juste que l'on donne le départ et que l’on note l'arrivée. La Florida Cup (devenue aujourd’hui Défis Jean Lorrain) est née et sera témoin de fantastiques duels comme celui opposant Astra à Candida ou bien en 1992 le Class J Endeavour et Ville de Paris, alors récent challenger pour la Coupe de l'America. Comme par respect pour la tradition, Eole lui-même s’était invité à cette journée de tous les Défis, 15 au total, sans compter la 55 Cup et la course des voiliers de « la belle Classe ». Quelques annulations à signaler lorsque le vent a franchi la limite tolérable des 25 nœuds, mais au final, un nouvel éblouissement d’écume et de lumière dans un golfe moutonnant, chahuté par le vent et les étraves.

Force 7 : lumière et embruns dans la golfe
La mode était quelque peu minimaliste ce jeudi au large de Saint-Tropez où croisaient des voiliers très courts vêtus, trinquette et grand voile arisée pour les Marconis, et dépourvus de clin foc pour les gréements traditionnels. Avec 25 nœuds de secteur Ouest Sud Ouest bien établis à midi, et des « baffes » à … 31 noeuds enregistrés par la capitainerie, il fallait avoir l’esprit de compétition chevillée au corps pour braver les flots agités du golfe à bord de voiliers de légendes. Le beau et vénérable Tuiga, les grand cotres auriques Mariquita et Moonbeam IV, la goélette Lelantina et le ketch aurique Thendara se sentaient cependant l’âme à porter haut l‘esprit de « la Belle Classe » en relevant le défi d’une régate en temps réel entre le Portalet et les Issambres. Las ! Eole en décidait autrement en outrepassant avant même le début des procédures la barre de sécurité fixée par les organisateurs ; « Au delà de Force 7, on ne court pas ! » expliquait Georges Korhel, directeur de course… » Et comme pour faire écho à cet appel au bon sens, la grand voile de Moonbeam, bien qu’arrisée, se déchirait sur toute la longueur… la compétition se transformait en sortie d’entraînement dans la brise, au plus grand bonheur des photographes, ravis de saisir les grands auriques dans la brise.

A Lucia la Cup 55
Le défi de la Cup 55 opposait cette année les deux yawls bermudiennes Lucia et Stormy Weather. Partie dès midi et avant le plus fort du coup de vent, c’est Lucia à Kenny Coombs qui rejoignait le premier la plage de Pampelonne après une furia dans la brise. Stormy Weather, barré par Christopher Spray, beau Prince, s’inclinait donc, avec la satisfaction cependant de revenir l’an prochain avec le titre de « Defender » puisque le règlement empêche un double vainqueur de se représenter l’année suivante. Stormy Weather aura donc en 2009 le privilège de choisir son Challenger…

Petit point sur les courses..
Si ce jeudi, journée des Défis oblige, revêtait un tour particulier, la compétition reprendra vendredi tous ses droits. A noter chez les grands IRC la domination bien affirmée de « Numbers » à Dan Meyer et Ernesto Bertarelli, devant les maxis « Container » et « Rambler ». En IRC B, on a également déjà validé 3 manches, et le « Cuordileone » de Leonardo Ferragamo caracole en tête, devant le plan Mills « Ngomi » de Tony Buckingham et Cachou IV de Guy Cornillon. En IRC 3, Pen Kalet IX de Georges Le Troquer est régulier aux avant postes et devance Paolo Bonomo et son « Aurora », ainsi que « J lance 4 » à Didier le Moal…

Côté Tofinou, la lutte est sévère entre Bellerophon et ses deux seconds, Grey One et Cambronne. Jacques Fauroux reproduit à Saint-Tropez ses habituels cavaliers seuls à bord de South Australia dans le groupe des 12 m JI. Il laisse Kookaburra III à Christian Tréhard en découdre avec William Borel et son Challenge Twelve pour la seconde place.

Collision de Senso
Ainsi que nous vous le narrions, la grande goélette Senso (ex Mari Cha), est entrée mercredi matin en collision avec Umatulu, voilier de 25, 90 Mètres, le heurtant sur l’arrière au moment de la procédure de départ de la manche. Le jury des Voiles de Saint-Tropez a statué jeudi et donné raison à Umutalu, disqualifiant Senso de la manche.

Thalassa en direct des Voiles
Georges Pernoud et toute l’équipe de Thalassa ont posé leurs sacs et leurs projecteurs sur le môle Jean Reveille à Saint-Tropez d’où sera diffusée vendredi à partir de 20 heures 55 la célèbre émission de France 3. C’est Isabelle Autissier, qui navigue cette semaine dans le cadre des « Voiles », qui sera l’interlocutrice de Georges Pernoud. Au programme notamment, un sujet sur Moonbeam III, le magnifique Plan Fife, tourné cet été par Hervé Jouon.

Nigel et Patricia font « bouquin commun »
Patricia Lascabanes et Nigel Pert sont deux des nombreuses figures connues des Voiles de Saint Tropez L’œil rivé derrière l’objectif de leurs appareils photos, ils capturent avec talent l’essence de l’esprit des Voiles depuis de longues années. Petite infidélité cependant, la présentation cette semaine de leur œuvre commune, un ouvrage dédié aux régates de Cannes.
Un livre de photographies de 106 pages intitulé: “Cannes 2008 , 30ème anniversaire, L’Album”
Les photos de tous les bateaux ont été prises la semaine dernière, mises en pages et imprimées ces dernières nuits… Chacun a sa page. Les 100 premiers exemplaires sont numérotés et signés par leurs auteurs
Un « primeur » à découvrir sur le stand de la librairie au Village des Voiles.Pour tout renseignement, contacter: Nigel +33 06 14 90 66 48 ou Patricia +33 06 70 11 66 48

Attraction.

Histoire de Yawl
Relancée l'an dernier, la Club 55 Cup a pour vocation d'être un challenge permanent entre deux bateaux selon un principe de navigation simple à comprendre, même pour un public non initié : un déjeuner est offert par Patrice de Colmont pour les deux équipages sous les tamaris du Club 55 à condition que le vainqueur accepte de remettre son titre en jeu l'année d'après. Cette année, le fameux duel mettait en scène deux yawls bermudiennes, Lucia à Kenny Coombs et Stormy Weather barré par Christopher Spray.

Le saviez vous…
Sauver Clymène
Clymène est le premier 12 m JI construit par Camper et Nicholson en leur chantier de Gosport en 1924. Battant pavillon français, il est, depuis 1991, classé monument historique. Son actuel propriétaire, Franck Pizzato se bat depuis des années pour le restaurer et lui permettre de naviguer.Le bateau est à Sanary et Franck apprécierait grandement toute aide pouvant l’aider à mener à bien ce projet de rénovation…
Contact : Franck Pizzato : 06 22 03 45 82 – pizzatofranck@yahoo.fr
En parlant de yawl…
Le yawl (du néerlandais Jol) est un voilier à deux mâts dont l'artimon (mât arrière) a l'emplanture en arrière de la mèche de safran. Autrement dit, l'implantation du mât d'artimon, de plus petite taille que le mât principal, se situe à l'extrême arrière du pont, derrière l'axe de rotation du safran (partie mobile immergée à l'arrière du bateau servant à le diriger et fautivement appelée gouvernail).
L'artimon du yawl est appelé tapecul; il n'a pas, à proprement parler de fonction de propulsion, mais permet d'équilibrer les gréements auriques ou marconis implantés généralement avec un bout-dehors (beaupré) important, sur dimensionnant le triangle avant. Ce gréement s'oppose à celui de ketch dans lequel l'artimon est positionné en avant du gouvernail et dont la raison d'être est de diviser la surface de la grand-voile, dans le but de rendre la manœuvre de celle-ci moins athlétique.

Les projets d’Alexia Barrier
La jeune (27 ans) navigatrice Antiboise est une habituée des Voiles. Quand elle ne traverse pas les océans à bord de Mini 6,50, Class 40 ou plus récemment 52 pieds Veolia, la jeune femme participe en équipière anonyme aux prestations d’un « Cotton Blossom » à Dennis Conner. En l’absence de celui-ci cette année, Alexia a jeté son dévolu sur Ikra, le beau 12 JI récemment remis à neuf et qui régate à Saint-Tropez face à 4 autres voiliers de cette classe historique….Alexia Barrier participe à la campagne de mise au point du monotype océanique « Véolia ». Elle souhait monter son propre projet ave l’aide d’un partenaire qu’il lui reste à trouver, afin d’être rapidement à la barre de son propre monotype…

Partenaires….

4ème Collection « Voiles » pour Gaastra
Depuis 4 années déjà, Gaastra est partenaire des Voiles de Saint-Tropez. La marque d’origine Néerlandaise accompagne ce grand rendez vous de la fin de saison en proposant une gamme de vêtements exclusive griffée « Voiles de Saint-Tropez » destinée à l’homme, la femme et l’enfant. La collection 2008 est très tendance, stylée et raffinée dans ses designs. Les couleurs sont douces et élégantes, et les vêtements sont patchés et brodés. Gaastra est ainsi très présent sur terre come sur mer. Ces produits sont distribués au sein du village des Voiles dans un grand espace haut en couleur. Gaastra est présent en France depuis 2005 à travers 14 cornes en grand magasin, 120 magasins multimarques et 3 magasins monomarques à Saint-Tropez, Sainte Maxime et Quiberon.

Ils ont dit…
Bernard d’Alessandri (Tuiga )
« La Belle Classe » est le résultat d’une idée simple qui consiste à réunir en un club ouvert les propriétaires de Yachts Classiques désireux de préserver l’esprit du yachting qui a présidé à la construction voici souvent plus d’un siècle de nos bateaux. Il s’agit donc de préserver un patrimoine rare, en respectant le talent et le travail des architectes d’antan, de pratiquer ue certaine éthique de la mer, et aussi toit naturellement d’être exemplaire dans nos comportements en faveur de la préservation de l’environnement. Tout armateur ou propriétaire qui se retrouve dans ces valeurs est le bienvenu dans « la belle Classe », et peut participer à la sauvegarde et à la promotion d’un certain esprit du yachting, esprit que ne se résume pas au port du blazer (Rires), mais qui incluse aussi les préoccupations liées par exemple à la sécurité, point sur lequel nous avons, en concertation avec les organisateurs, fait progresser les choses… »

Georges Kohrel, directeur de course
« Le vent n’a cessé de monter tout au long de la journée. Le comité de course était sur l’eau à midi, prêt à lancer les défis du jour. La Cup 55 a pu partir à l’heure prévue mais quand la belle Classe s’est présentée sur la zone de départ, nous avions déjà plus de 26 noeuds de vent, et nos observateurs du côté des Issambres enregistraient plus de 30 nœuds . Dans ces conditions, les skippers ont jugé prudent de ne pas courir… »


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JOURNEE DE MERCREDI 1ER OCTOBRE


- Un fond de Mistral

- Les Maxis à couteaux tirés

- Histoires de goélettes

- Jeudi, les Défis…

Cela avait la couleur du Mistral, cela avait l’humeur du Mistral, mais ce n’était pas du Mistral ; le fort flux d’ouest fraîchement établi en travers du golfe de Saint-Tropez mercredi matin laissait espérer, avec une rotation au Nord Ouest, l’arrivée de ce souffle provençal et ses promesses de belles houles et de grandes envolées d’écumes sous les étraves déjaugées des yachts Classiques et Modernes au meilleur de leur puissance. Les grands (20 et 30 milles) parcours proposés se sont une nouvelle fois déroulés sous le sceau du soleil et d’une petite brise, offrant un spectacle dont nul ne se lasse. Toutes les classes auront ainsi pu s’exprimer, des grands Wally aux jolis Tofinou, des rapides Modernes aux élégants Classiques. Mistral ou non, nul n’a aujourd’hui boudé son plaisir….

La brise aux plus véloces…

Il est des régates à la voile comme de certains matches de football ; il est parfois important de ne pas rater l’entame du match. Ce fut le cas aujourd’hui où un souffle de Mistral laissait augurer une journée musclée. Les phases de départ furent ainsi disputées dans un vent soutenu, sur un plan d’eau vite haché par les nombreuses étraves des bateaux concurrents ou spectateurs. Au près dans 20 noeuds de vent et plus, voiliers Modernes et Classiques se sont égayés dans de grandes gerbes d’écume, les premiers cap à l’ouest vers Cavalaire, les seconds vers l’est et les Issambres. Mais contrairement à toutes prévisions, le vent est resté timide au plus chaud de la journée, et c’est sous spis et à petite allure que l’ensemble des voiliers s’est bagarré pour rallier la ligne d’arrivée. Sens tactique, plaisir du jeu, intuition, observation… les marins ont à loisir pu puiser dans leurs ressources pour déceler et exploiter les veines de vent évanescentes qui striaient ici et là les eaux moirées du golfe. Premiers partis et premiers arrivés, les grands protos Modernes ont toute la journée prolongé le mano a mano entamé lundi. C’est « Rambler » qui s’est de nouveau imposé en temps réel, suivi de très près par « Numbers » d’Ernesto Bertarelli, Marc Pajot et ses hommes de « French Spirit One » finissant au contact.

Contact pour Senso

Le géant Senso One, plan Briand lancé sous le nom de Mari-Cha IV a été victime avant le départ de la manche d’une collision avec un voilier de 20 mètres. Senso n’a pu éviter le bateau croisait. Il a percuté l’arrière du voilier, endommageant suffisamment sa crash-box à l’étrave pour justifier un retour au port et un abandon de la manche.

Les goélettes à leur avantage

Si les « petits auriques », Bona Fide, Pesa, Maribell, Oriole, Nan of Fife, Fyne ont de nouveau trouvé conditions à leur mesure dans la force du vent et l’état de la mer, les grands voiliers Classiques tant auriques que Marconi ont en revanche souffert à la lecture du vent. Multipliant les manœuvres pour naviguer au rythme des oscillations du vent et conserver un maximum d’inerties, les marins ne se sont pas économisés sous un chaud soleil. Les goélettes Mariette et Lelantina, inséparables aujourd’hui ont réussi a créer un avantage conséquent tout au long du grand triangle de course établi dans le golfe. Les deux Moonbeam 3 et 4 se sont, un moment, retrouvés compagnons au milieu du plan d’eau à jouer avec les trous d’air. Moins heureux, le grand cotre Lulworth, pris dans une survente au moment d’un envoi de spi, ne pouvait éviter l’échouage sur les cailloux du côté des Issambres.

Sensation : «La Belle Classe», c’est jeudi

Les organisateurs des Voiles de Saint-Tropez ont souhaité inviter «La Belle Classe» pour organiser une animation nautique lors de leur journée de réserve du jeudi 2 octobre.

Au programme : une régate ouverte aux 9 Big Boats inscrits (voiliers de plus de 23 mètres), ayant un gréement aurique exclusivement, qui feront le spectacle lors d’une course exceptionnelle, inspirée des régates du début du siècle dernier.

Le départ sera également inhabituel,, avec une procédure individualisée où le handicap du temps compensé sera pris en compte dès le début et non pas calculé à la fin de la régate comme cela se fait habituellement. On verra ainsi les yachts s’élancer un par un, un peu comme pour un « contre la montre » cycliste. Le premier à franchir l ligne d’arrivée sera alors déclaré vainqueur sans calcul de jauge.

Ces départs individuels vont ainsi favoriser une plus grande sécurité pour les bateaux ainsi qu’une meilleure compréhension de la régate pour le public. La remise des prix de cette épreuve inédite sera organisée lors d’un cocktail «La Belle Classe» qui se tiendra sur invitation, le vendredi 3 octobre 2008, au port de Saint-Tropez, sur le pont de trois représentants de «La Belle Classe» : Mariette (1915), Mariquita (1911) et Tuiga (1909), bateau-amiral du Yacht Club de Monaco, qui célébrera du 16 au 20 septembre 2009 son centenaire, à l’occasion d’une Monaco Classic Week exceptionnelle.


Attraction : étonnants auriques

Ils ont pour nom Nan, Oriole, Lulu, Fyne, Sif, Esterel, Pesa, Maribell ou Avel… pour la plupart centenaire ou presque, ce sont de petits bijoux de voiliers auriques dont la taille à la flottaison avoisine les 12 mètres. Bas sur l’eau, leurs lignes élancées, leurs étraves en lame de couteau sont surmontés d’immenses voiles « à l’ancienne », grand voile aurique et flèche. Leur silhouette séduit connaisseurs et néophytes. Et dès le coup de canon, l’étonnement monte encore d’un cran tant ces chefs d’œuvre qui portent les prestigieuses signatures des plus grands maîtres, Fife, Herreshoff, Nicholson bien sûr, mais aussi Anker ou Hansen s’envolent par tous les temps en avant de la flotte des grands Classiques. Elégance et efficacité maritime… tout l’esprit des Voiles porté très haut par ces « petits » auriques….

Le saviez vous…

La journée des Défis

Ce jeudi est toujours une journée particulière lors des Voiles de Saint-Tropez. C’est un moment unique au cœur de la compétition et des festivités durant lequel les concurrents, en hommage à l’idée créatrice de la Nioulargue de 1981, devenue « Voiles » en 1999, se défient mutuellement. Dans la plus parfaite bonne humeur, un skipper lance ainsi un défi à un ou plusieurs autre voilier et en informe la Direction de course. L’organisation des Voiles se charge de mouiller un parcours et de donner les départs. On assiste ainsi à de somptueuses luttes toujours amicales et souvent acharnées, avec pour seul enjeu, la fierté de l’emporter dans le cadre magique des Voiles de Saint-Tropez. Chaque année, plus d’une trentaine de duels sont livrés sur les eaux du golfe.

Ingrats classements …

Christian Gueniot et Michel Hascouët ont peut-être le rôle le plus ingrat, et pourtant le plus essentiel à certains égards dans l’équipe d’organisation du résident Beaufils. Respectivement responsable des classements des voiliers Modernes et des yachts Classiques, ce sont pas moins de 300 temps d’arrivée que les deux hommes doivent quotidiennement rentrer dans le logiciel ad hoc capable de calculer les classements en fonction des « ratings » de chaque voilier. Ajouter à cela les incontournables erreurs de marquage de voiles et les réclamations, et vous comprendrez que ces deux hommes ne voient quasiment jamais le jour, pas plus que les bateaux dont ils gèrent les très demandés classements.

Mistral

Le mistral (mistrau en occitan provençal, mistral en occitan languedocien, mestral en catalan, maestrale en corse) est un vent catabatique de nord-ouest à nord, frais ou froid et souvent violent, qui concerne le nord du bassin de la Méditerranée occidentale. Le mistral naît de la différence de pression entre une dorsale anticyclonique sur le proche Atlantique ou l'Europe du Nord et un système dépressionnaire sur la Méditerranée (Golfe de Gênes). Le flux de nord-est à nord-ouest engendré par cette configuration est canalisé et accéléré dans la vallée du Rhône jusqu'à une altitude d'environ 3000 m. Le mistral peut souffler toute l'année, et c'est en hiver et au printemps qu'il est le plus fréquent.

And the winner is ????

Relancée l'an dernier, la Club 55 Cup a pour vocation d'être un challenge permanent entre deux bateaux selon un principe de navigation simple à comprendre, même pour un public non initié : un déjeuner est offert par Patrice de Colmont pour les deux équipages sous les tamaris du Club 55 à condition que le vainqueur accepte de remettre son titre en jeu l'année d'après. Ikra

Dédicace

Michel Gambier dédicacera l’affiche officielle des Voiles de Saint-Tropez 2008 dont il est l’auteur jeudi entre 17 et 19 heures à l‘espace rencontre du village des régates. L’œuvre met à l’honneur sa muse préférée : la femme sensuelle avec une robe aussi légère que la voilure qui l’entoure. Sa fière allure est également à la hauteur du clocher tropézien reproduit à l’arrière-plan et son entrain à la mesure de tous les passionnés et marins.

Partenaires….

Paris Première partenaire des Voiles : Les Voiles de Saint-Tropez sont à l’honneur sur la chaîne Paris Première, une association qui a trouvé un terrain d’accord sur une unité de vue et de philosophie entre l’événement et le média. Les Voiles sont ainsi annoncées dans un programme court présentant les « coups de cœur » culturels et sportifs de Paris Première, ainsi que par un « spécial Voiles de Saint-Tropez » de 13 minutes qui est réalisé par une équipe de la rédaction sport de la chaîne et multi diffusé cet automne.


Ils ont dit….

Georges Korhel, Directeur de course
« Avec ce Mistral en cours d’établissement, l’occasion était trop belle aujourd’hui et nous avons pu envoyer toutes les séries, Classiques ou Modernes vers la baie de Cavalaire, afin d’offrir aux concurrents un vaste échantillon d’allures, face au vent, puis travers et portant. La baie de Cavalaire présente pour particularité un vent très instable… de quoi compliquer à l’envie le travail des navigateurs… »

Marie Fauré, « Hector », équipage 100% féminin
« Nous sommes parties au près jusqu’au large de Pampelonne, avec du vent frais et une bonne vitesse. Nous enroulons la bouée en très bonne position et choisissons de rester au large lors de la descente sous spi asymétrique. Le vent mollissait mais nous avions l’impression de conserver encore de la vitesse. Puis, à hauteur de la Moutte, tout a dégringolé ! plus de vent du tout ! et alors, l’horreur ! nous avons vu la flotte toucher du vent à terre. Nous terminons au près dans le golfe, un peu déçues…. »

Les partenaires des Voiles de Saint-Tropez
Outre la VILLE de SAINT-TROPEZ et la SEMAGEST, qui apportent leur soutien actif à la Société Nautique de Saint-Tropez, organisatrice de l'évènement, cette dernière compte pour partenaires : ROLEX - GAASTRA - WALLY - CEGEDIM - PARIS PREMIERE - LES ECHOS/SERIE LIMITEE - RODRIGUEZ GROUP- L'UDACS - CCIV - REGION PACA. Est également associé à l'évènement le groupe SILLINGER, fournisseur officiel avec ses bateaux pneumatiques.


LE PROGRAMME

Voiliers de tradition
Jeudi 2 (journée J. Laurain, Journée des défis, Club 55 Cup), vendredi 3 et samedi 4 : parcours côtiers, 1er départ 12h00
Voiliers modernes
Jeudi 2 (journée J. Laurain, Journée des défis), vendredi 3 et samedi 4 octobre : parcours côtier, 1er départ 11h30

Pour tout le monde remise des prix dimanche 5 octobre, à partir de 11 heures (sur invitation).

Relations Presse : Maguelonne Turcat, tél 04 91 31 57 40 - Portable 06 09 95 58 91
E-mail magturcat@orange.fr

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JOURNEE DE MARDI 30 SEPTEMBRE


Les Classiques très attendus - Fyne sans complexe
Moonbeam IV à son avantage
Rambler toujours en pointe des Modernes

Grande journée en tout point estivale dans le golfe de Saint-Tropez pour accueillir l’entrée en lice grandiose des voiliers de tradition dans cette dixième édition du grand rendez-vous automnal de la voile en Méditerranée. Tandis que les voiliers Modernes et grands Wally poursuivaient entre Fréjus et Cap Camarat les joutes entamées la veille, 103 yachts Classiques, gréés Marconi ou aurique, investissaient le plan d’eau face à la cité du Bailli de Suffren, imités en cela par les 12 mJI, les superbes répliques engagées sous l’appellation « Esprit de tradition », et une belle flottille  homogène de 15 Tofinous. Un déploiement des plus beaux exemples de plus de 100 ans de génie maritime savamment organisé en classe de taille, pour permettre l’envoi consécutif de 5 départs tous plus spectaculaires les uns que les autres face à une aimable brise de Sud Est. Une mise en jambe de 15 milles nautiques en travers du golfe était proposée, idéale pour favoriser moult manoeuvres de virements de bords, d’empannages et d’envois de cathédrales de voiles d’avant, au plus grand bonheur des myriades de bateaux spectateurs encore une fois venues profiter d’un spectacle unique.

La surprise Fyne
Midi ! à l’heure où le soleil commençait à chauffer le plan d’eau, un premier départ était donné sous le Portalet pour les voiliers Classiques de moins de 15 mètres. Bona Fide, plan Sibbick de 1899, se montrait tout de suite à son avantage en s’emparant de la droite du plan d’eau. Fin, élancé, sa grand voile aurique surmontée d’une immense voile de flèche qui accentue encore la gracilité de sa silhouette, le petit côtre de Giuseppe Giordano s’accommodait au mieux des 5 à 7 noeuds de vent en cours d’établissement sur la zone de course. Plus audacieux peut-être, le cotre bermudien Windhover à Marc Poulain  (construit il y a 100 ans sur des plans inspirés par Charles Nicholson) parti bâbord amure, passait en revue plusieurs générations de yachts racés  et peu habitués à tant d’outrecuidance, parmi lesquels Aile VI, le voilier mythique de Virginie Henriot, le sublime Oriole à Francis van de Velde ou Dix Aout, le 6 mètres J toujours barré par Pierre Paul Hecky. Mais aux abords de La Moutte, marque située à l’entrée de la baie, c’est Fyne, le petit dernier du chantier Breton Sagnol, cotre aurique de 13 mètres sur le pont, mais 18 mètres hors tout avec l’addition du beaupré et le dépassement de la bôme arrière, construit sur un plan Fife de 1899, qui pointait en tête, glissant avec une élégante souplesse sur le mauvais clapot des hauts fonds.

Le vent qui avait pourtant atteint les 9-10 noeuds au plus fort de la journée s’effondrait totalement en milieu d’après midi, « piégeant » les yachts du côté de la Nioulargue et contraignant la direction de course à une réduction de parcours. La grande goélette Marconi Agneta, lancée en 1948 sur plan Rehmers était à ce moment de la course pointée en tête, devant les véloces sloops aurique Rowdy et Nan of Fife.

Monnet à la manœuvre
Toujours très attendu des photographes et autres spectateurs, le départ des grands voiliers auriques avait un air de majesté. L’immense goélette Mariette (Herreshoff 1915) moins à l’aise à remonter au vent poussait son bord vers Sainte Maxime. A droite du plan d’eau en revanche, Moonbeam of Fife remontait bâbord amure et glissait sous l’étrave de l’élégant Tuiga (Fife 1909) pourtant peu avare de virements de bord, malgré l’absence totale de tout winch à bord. Plus haut en milieu de plan d’eau, le navigateur Philippe Monnet était à la baguette d’un équipage très concentré à bord de Moonbeam IV. Calme et appliqué, il plaçait avec précision le grand plan Fife sur la partie la plus dégagée du parcours et avec du vent frais, pouvait libérer la puissance du cadet des Moonbeam (1914). Plus en retard sur la ligne et moins à l’aise dans les petits airs, les goélettes Lelantina et Sylvia jouaient le tout pour le tout sur la gauche du plan d’eau ; Sylvia est un grand ketch dessiné et conçu par Charles Nicholson en 1925. Reconnaissable à son gréement de ketch bermudien (ses deux grand voiles sont triangulaires), sa longueur hors-tout est de 43,48 m, pour une longueur au pont de 36,88m. Sa coque est à bordage de teck sur squelette d'acier doux et il porte 600 m2 de voile au près, son grand mât culminant à plus de 40 mètres….
Avec la perspective de voir ce mercredi le plan d’eau balayé par une belle brise, les 3 000 marins ont ainsi regagné le port et poursuivi à terre la convivialité d’une journée décidément hors du temps.

Les Moderne au Lion de mer
22 milles de régate au programme du jour pour les voiliers Modernes. 22 milles d’un parcours admirablement ciselé par le Comité de course qui plaçait quelques bouées de parcours de part et d’autre du golfe de Fréjus, histoire non seulement de multiplier les allures, mais aussi peut-être de tester la vigilance et la pertinence des navigateurs. A ce petit jeu, Peter Isler emmenait sans coup férir le puissant « Rambler » à une nouvelle victoire en temps réel pendant que ces principaux rivaux, les TP 65, malgré quelques tergiversations au passage des bouées, revenaient très fort dans le vent faiblissant de la zone d’arrivée pour une arrivée au couteau sous le Portalet. Moins de vent devant Pampelonne en revanche pour les Wally dont l’élan s’est vite évanoui avec le manque de vent.

Sensation : femmes, chefs d’entreprise, et marins…
Pour la troisième année consécutive, la Délégation de Saint-Tropez de l’Association des « Femmes d’entreprise » arme un voilier pour participer aux Voiles de Saint-Tropez ; la barre a une nouvelle fois été confiée à Marie Fauré qui gère un équipage de 8 personnes, dont deux femmes chefs d’entreprise. Les 6 autres jeunes femmes sont issues du club de Saint-Tropez, mais aussi de l’équipage champion du monde Match race en 2007 ! Cet équipage tout de rose vêtu (comme il se doit), navigue à bord d’un Archambault 35, avec l’ambition de l’emporter face aux autres A 35 engagés.

Attraction : Tore Holm, 1896-1977.
Avec plus de soixante unités, Tore Holm est sans doute l'architecte qui a dessiné le plus de bateaux de Jauge Internationale au monde, 6 et 8 mètres JI notamment. Il est également l'auteur du bateau le plus médaillé aux Jeux Olympiques. Tore Holm a participé en tant que coureur aux Jeux Olympiques de 1920, 1928, 1932, 1936 et 1948. Il remportait l'or en 1920 à bord du 40 m2 Sif, et de nouveau l'or en 1932 à bord d'un 6 m JI. Il s'est ensuite lancé dans le design et l'architecture de voilier répondant aux critères de la Jauge Internationale, des métriques et aussi de voiliers de croisière. Grands habitués des Voiles, Havsoernen, le cotre Marconi de 1937, ou Ivanhoé, la Yawl Bermudienne de 21 mètres, sont nés de son crayon.

Le saviez vous…?

Solway Maid. Le dernier des voiliers construits par la grande dynastie des architectes-constructeurs écossais. Lancé en 1939 par William Fife, le côtre marconi de 16 mètres Solway Maid ne porte pourtant pas  le légendaire dragon stylisé qui finit le liseré à l'étrave de tous les voiliers dessinés par le maître Ecossais.

Le trophée Rolex
Le trophée Rolex sera attribué dimanche à 11 heures lors de la remise des prix des Voiles, au voilier de tradition de plus de 16 mètres ayant cumul le moins de points sur l’ensemble des régates. C’est Agneta, le splendide monocoque de 25,10 mètres lancé en 1951 qui était lauréat l’an passé, tandis que So Fong l’emportait en 2006.
Rolex fait, pour la troisième année consécutive, partie du « Club des partenaires » des Voiles de Saint-Tropez. Un événement en parfaite adéquation avec l’élégance et l’esprit de compétition véhiculés par Rolex sur les mers du monde entier.

Ils ont dit…...

Bertand Debroc (Busy B)
« Nous naviguons à bord d’un gros bateau, un peu lourd de 28 mètres pour 28 tonnes, avec un équipage mixte de marins un peu aguerris et d’amateurs. Le but est clairement de se faire plaisir, et de partager notre passion avec des personnes qui découvrent la voile « de l’intérieur »…

Peter Isler (Rambler)
« Ce fut une arrivée très serrée. Je pense que nous l’emportons mais la lutte a été très belle avec les TP 65, « Numbers » et « Money Penny ». Le parcours était très agréable avec un long bord de près, puis du reaching et du débridé vers Fréjus. On a eu un peu de chance dans la lecture des instructions de course car il était facile de manquer quelques marques de passage aujourd’hui…. »

Xavier Lecoeur (Mirabaud)
« Il est difficile de rester concentré sur le plan d’eau tant l’œil est attiré par les innombrables merveilles qui naviguent ici..Notre 60 pieds Open « Mirabaud » (vainqueur de la transat Québec Saint Malo 2000) n’est pas toujours très à l’aise aux allures proches du vent, et les nouvelles unités de types maxi sont de véritables avions de chasse. On est toujours surpris également des performances de coques dessinés et parfois construites voilà près d’u siècle et qui remontent merveilleusement au près aussi vite que des protos récents… »

 

 

Les partenaires des Voiles de Saint-Tropez

Outre la VILLE de SAINT-TROPEZ et la SEMAGEST, qui apportent leur soutien actif à la Société Nautique de Saint-Tropez, organisatrice de l'évènement, cette dernière compte pour partenaires : ROLEX - GAASTRA - WALLY - CEGEDIM - PARIS PREMIERE - LES ECHOS/SERIE LIMITEE - RODRIGUEZ GROUP- L'UDACS - CCIV - REGION PACA. Est également associé à l'évènement le groupe SILLINGER, fournisseur officiel avec ses bateaux pneumatiques.


LE PROGRAMME

Voiliers de tradition
Mercredi 1er octobre, jeudi 2 (journée J. Laurain, Journée des défis, Club 55 Cup), vendredi 3 et samedi 4 : parcours côtiers, 1er départ 12h00
Voiliers modernes
Mercredi 1er octobre, jeudi 2 (journée J. Laurain, Journée des défis), vendredi 3 et samedi 4 octobre : parcours côtier, 1er départ 11h30

Pour tout le monde remise des prix dimanche 5 octobre, à partir de 11 heures (sur invitation).

Relations Presse : Maguelonne Turcat, tél 04 91 31 57 40 - Portable 06 09 95 58 91
E-mail magturcat@orange.fr

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JOURNEE DU 29 SEPTEMBRE


- Les Modernes ont ouvert le bal en beauté
- 9 Wally en régate devant Pampelonne
- A Rowdy la Coupe d’Automne du Yacht Club de France
- Tout le monde navigue ce mardi: modernes et classiques…



La bouée de la Nioulargue était, en cette première journée de régates des Voiles 2008, l’endroit le plus couru de la côte varoise. 156 yachts, dûment répartis en 5 Classes de jauge IRC, y croisaient en tout début d’après-midi et de manière fort impromptue, la très exceptionnelle classe des Wally emmenée par l’immense «Esense», dernier né de la célèbre lignée. Spectacle haut en couleur et en prestige, certes, mais aussi chargé d’adrénaline tant les voiliers modernes présents cette année à Saint-Tropez respirent la compétition de haut vol, avec d’impressionnants prototypes livrés aux compétences exacerbées de Paul Cayard, Francesco de Angelis, Brad Butterworth, Peter Eisler, Karol Jablonski et autres Ernesto Bertarelli. Les 19 et quelques milles du parcours ont ainsi été dévalés à grandes vitesses, dans un vent qui n’aura cessé de forcir de la ligne de départ du Portalet à l’entrée du Golfe de Saint-Tropez. Peu de surprise à l’arrivée. Les favoris sont au rendez-vous, avec cependant d’infimes écarts qui en disent longs sur le niveau de compétition proposé cette année par les Voiles.

Le cavalier seul de Rambler
Le Proto Maxi Rambler (ex Alfa Romeo) avec un certain Peter Isler à bord et en charge de la navigation, (ex BMW Oracle racing), n’a pas failli à sa réputation. Parti en milieu de ligne au vent de French Spirit One à Marc Pajot, il prenait rapidement l’avantage dans les petits airs qui baignaient en ce début de régate le fond du Golfe de Saint Tropez. Lors d’un second départ donné sous la règle disqualificative du « drapeau noir », les concurrents partaient plus prudemment en favorisant la droite du plan d’eau pour une traversée express et au près du Golfe. Las ! l’équipage des Français de « French Spirit » et Marc Pajot se faisait prendre au delà de la ligne par la patrouille, et se voyait éliminé de la manche. Avec un fraîchissement sensible du vent de Sud Est, les « gros bras » de la flotte revenaient vite au contact, et Senso One (ex Mari Cha) était le plus prompt à renvoyer bâbord amure vers la Nioulargue. S’ensuivait une spectaculaire série de virements de bord qui permettait à « Numbers », le nouveau plan Rolf Vrolijk du Team Alinghi de se dégager de l’emprise d’un autre Maxi, « Container » à l‘allemand Udo Schutz, et d’enrouler en troisième position la marque de la Nioulargue. Un spi déchiré ralentissait « Monney Penny » mené par Paul Cayard, Francesco de Angelis et James Spithill qui voyaient un instant le grand Class J « Velsheda » revenir au contact. Le vent et les nombreuses étraves agitaient alors le plan d’eau et c’est tout en puissance que les grosses unités de ces Voiles 2008 version « Modernes » déboulaient vers la ligne d’arrivée.

Les Voiles 2008 sont maintenant lancées sous le signe du sport et du spectacle. Place ce mardi à l’émotion et à l’élégance avec l’entrée en lice des yachts Classiques.
Classement en temps réel :
1- « Rambler » : Georges David
2- « Senso One » : Olivier Lozachmeur
3- « Numbers » : Dan Meyer

Rapide et beau..
Beau et rapide… que demandez de mieux à un voilier ? Au-delà de ses 140 tonnes avérées, Esense, dernier né des wally semble remplir ces conditions. Dès le départ de la course des 9 grands Wally en lice donné devant la plage de Pampelonne, Esense s’envolait littéralement, donnant dans la faible brise et sur un léger clapot un impressionnant sentiment de souplesse et de facilité. Magic Carpet, Open Season et Dark Shadow, laissant Esense à son échappée belle, se livraient un duel sans merci, les potentiels de vitesse des trois yachts quelles que soient les allures semblant étonnamment identiques.

Résultats de la Coupe d’Automne du Yacht Club de France
58 voiliers avaient en définitive choisi de rallier Cannes à Saint Tropez en course, dans le cadre de la Coupe d’Automne du Yacht Club de France, profitant de conditions fort agréables, vent modéré de 7 à 12 nœuds, bien calé au Sud Est. Un peu plus de deux heures auront ainsi suffi aux meilleurs pour se présenter sous le soleil et devant une foule considérable, tant à terre que sur mer, sur la ligne d’arrivée du Portalet. Les 12 M JI s’en sont donnés à cœur joie et c’est groupé et dans l’ordre suivant que les ex vedettes de la Coupe de l’America en ont terminé avec les 23 milles du parcours : Kookabura III (Christian Tréhart), Challenge Twelve (William Borel) et Ikra (Olivier De Rosny).Les yachts gréés Marconi se sont montrés véloces, et si Agneta à Jacques Louvet était l’un des premier à rejoindre Saint Tropez, il devait cependan laisser la victoire à Graham Walker et son « Rowdy » au bénéfice d’un meilleur « rating ». Les grands voiliers auriques ont de nouveau fait le ravissement des spectateurs, avec un duel entre Moonbeam IV et la grande goélette Lulworth tournant à l’avantage du plan Fife de Mickael Creac’h. Le « petit » et non moins sublime Oriole à Francis van de Velde complétant le podium. Shamrock V, l’immense sloop de 43 mètres s’est montré à son avantage et l’emporte dans sa classe, tandis que chez les Tofinou qui bénéficient d’un classement propre, c’est Bernard Vilarem et son « Cambrone » qui s’imposent.

Les membres de la SNST dans la course
Plusieurs bateaux de la Société Nautique de Saint-Tropez sont en course, et certains occupaient les premières places au terme de la journée de lundi. Chez les Wally, Magic Carpet II barré par son propriétaire Lindsay Owen Jones était 1er, de même que Guy Cornillon, sur Cachou, sur son tout nouveau Sly, de même aussi que Georges Le Troquer, sur Pen Kalet (40.7) Pierre Roinson (First de 13,30m) étant second de sa classe. Trois premiers et un second, pas mal pour un début. Il reste à confirmer... 

Sensation : Amadour renait en Méditerranée
Lancé en 1938 à Marseille, Amadour est un côtre Bermudien de 17 mètres 30 qui revit cette année après un "refit" complet réalisé à Villefranche sur mer. C'est le charpentier Gibert Pasqui qui a magnifiquement rénové toutes les fines boiseries de ce beau voilier, troisième unité d'une série de trois imaginée par l'ingénieur Russe Lomakhine. Trois voiliers identiques ont en effet été créés en ces temps reculés au chantier de la liane à Boulogne sur mer et à l'annexe du chantier à Marseille. « Orac » qui disparaîtra dans l'Histoire, « Beg-Hir » qui navigue toujours du côté du Havre et « Amadour » amarré dorénavant au port de la Darse, chef-lieu du patrimoine maritime méditerranéen. Ses propriétaires successifs ont voué une passion sans limites à cet oiseau des mers. C'est dorénavant le Néerlandais Tom Van Der Bruggen qui subit à son tour l'envoûtement.
Construit en 1935, Beg-Hir est le premier d’une mini série de trois, puisqu’il possède deux sisterships : Pandora, ex Orac,
Du côté des boiseries et des vernis, 500 heures de travail rendues incontournables pour Gilbert Pasqui et son équipe. « C'est un voilier magnifique... Je suis fier d'avoir participé à sa renaissance et notamment à la construction totale de sa bôme et de son mât de 22 mètres.».
Trois cents heures de travail ont également été nécessaires pour recouvrir d'une pellicule blanche immaculée cette coque majestueuse soulignée de traits d'or. Un travail d'orfèvre signé Rudy de Performance Yacht Painting. « Chaque fois qu'un tel bateau passe par mes mains, je ressens une grande émotion surtout au moment où il reprend la mer une fois l'ensemble de ces restaurations effectuées par tous ces corps de métier qui sont réunis ici ».
Jean-Michel Pastor, le skipper, présente actuellement cette belle rénovation lors de toutes les grandes concentrations de yachts classiques de la Méditerranée.

Attraction. C'est l'une des attractions des Voiles de saint Tropez, côté Moderne ; le "Mini Maxi" "Numbers" est le spectaculaire fruit de l'expérience conjuguée du team Alinghi et de l'architecte Néerlandais Rolf Vrolijk, auteur de nombreux voiliers de course, de crosière et de moteur boats au design affirmé. Rolf Vrolijk a toujours navigué. Devenir architecte naval était, pour lui, quelque chose d'évident. Avant d'étudier l'architecture navale, il décroche un diplôme d'ingénieur mécanique. « J'ai démarré en faisant de petits travaux à droite à gauche pour de petites voileries, en dessinant leurs voiles ou en aidant à développer leurs modèles. »« Pour être un bon architecte naval, il est très important de naviguer. Cela vous aide à comprendre comment la coque se déplace et bouge avec les vagues, comment le bateau gîte, etc. » Avec Friedrich Judel, il crée un cabinet d'architecture qui devient rapidement l'un des plus importants d'Europe.Rolf Vrolijk est le designer principal d'Alinghi. « J'ai la responsabilité finale de toute la silhouette du bateau et de sa configuration. » Avant de rejoindre Alinghi, il a dessiné des centaines de voiliers de course et de croisière. « Même si avoir un bon dessin est essentiel pour gagner, cela ne suffit pas. Le succès est d'abord le fruit d'une bonne relation avec un propriétaire ou une équipe, et d'un bon échange avec l'équipage. C'est comme ça que les choses progressent. »

Le saviez vous…
Hermès et la société Wally, spécialisée dans la conception, la construction et la commercialisation de bateaux hauts de gamme, ont signé un accord de partenariat pour la création d′une filiale commune permettant d’associer leur créativité et leur savoir-faire, pour concevoir et développer des projets innovants dans le domaine du nautisme.

Sillinger en force
Pour sa première présence aux côtés de l’orgnisation des Voiles de saint Tropez, le spécialiste du semi rigide Sillinger n’a pas lésiné sur les moyens ; 16 embarcations, de 5,50 mètres à 8,50 mètres, avec des motorisations allant jusqu’à deux fois 225 cv, sont à la disposition des juries, comités de course et service de presse, grâce à la collaboration de la société Shipmate, concessionnaire Sillinger à Villefranche sur mer.

Ils ont dit….
Lionel Péan : (Senso One)
« Ce n’était guère les conditions favorables à notre bateau qui aime la brise et le portant. Nous sommes partis dans 5 à 7 nœuds et il a fallu attendre la sortie du golfe pour toucher un peu d’air soutenu…. Notre double gréement n’est pas adapté aux allures proches du vent et nous avons souffert face à Rambler. Après la Nioulargue, c’est un souci de spi qui nous empêche d’allonger franchement la foulée. Globalement, une belle journée avec du soleil et de magnifiques bateaux sur l’eau… »

Alain Fédenssieu (Fissa)
« Nous terminons en tête des IRC E » raconte hilare le sympathique « Féfé », « mais j’ai dû oublier une bouée au passage de la Moutte…. Ce fut malgré tout une belle journée pour notre A 40 qui aime ce type d temps modéré. Je cois que tout le monde sur l’eau aujourd’hui aura pris beaucoup de plaisir… »

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Communiqué du 27 septembre

Arrivée dimanche de la Coupe d'Automne du YCF -
Dans le vif du sujet ce lundi - Insensé Esense -
Une pensée pour… Mister Olin Stephens RIP…

 

On ne s’en lasse pas ! l’arrivée toutes voiles dehors, dans la lumière dorée d’un après-midi d’automne, au milieu de myriades d’embarcations de toutes sortes, à l’ombre bienveillante de la tour du Portalet, des yachts classiques gréés et réglés en mode régate depuis Cannes, dans le cadre de la Coupe d’Automne du Yacht Club de France, est un émerveillement qui cloue littéralement sur place la foule des grands jours, amassée autour du golfe et jusque sur le môle à l’entrée du port. La petite brise de Sud Est attendue est arrivée avec un minimum de retard en baie de Cannes et à 13 heures 45, les 58 protagonistes s’élançaient bâbord amure pour un long bord de largue vers Saint Tropez. Deux heures plus tard, le grand Class J, Shamrock V, l’emportait en temps réel devant les 12 m JI, Kookaburra, Ikra et Challenge Twelve; …la parade des grands auriques et Marconi pouvait commencer. Dans une grande envolée de voiles de flèche, focs, trinquettes et voiles carrées, les enfants de Fife, Herreshoff, Nicholson, Alden, Mylne, Anker venaient s’amarrer à vue de leurs modernes alter ego…

 

La Coupe d’Automne du Yacht Club de France

Fidèle à la tradition, la Coupe d’automne du Yacht Club de France est une compétition à part entière qui  permet aux voiliers de tradition ayant participé aux Régates Royales à Cannes de rallier en course Saint-Tropez et ses « Voiles ». 23 milles de régate avec le contournement de la bouée de Fréjus avant de faire route directe vers Saint Tropez, sont ainsi chaque année proposés aux Classiques parmi lesquels quelques centenaires, qui ne boudent jamais le plaisir de débouler toutes voiles dehors vers le Portalet en prélude à la grande fête Tropézienne. 58 voiliers,  répartis en 4 classes ont ainsi quitté Cannes dès le début d’après-midi, dans un vent modéré à faible de secteur Sud Est…. Moins de deux heures auront suffi aux premiers pour couvrir la distance sur une mer parfois mal ordonnée au passage des pointes, mais qui aura cependant permis aux équipages de prendre un maximum de plaisir dans un vent stable en force et en direction. Peu de tactique, donc peu de manoeuvres et on retrouve sans surprise les plus véloces aux avant postes.

 

La Coupe d’Automne du Yacht Club de France est ouverte aux Yachts de Tradition d'Epoque, yachts de Tradition Classiques, yachts "Esprit de Tradition", Classes Métriques (12m JI, 8m JI, 6m JI). Ne sont admis que les yachts régulièrement inscrits aux "Régates Royales" à Cannes ou aux "Voiles de Saint-Tropez" à Saint-Tropez.

 

Place au sport ce lundi

Ce lundi, les yachts Classiques fraîchement arrivés de Cannes poursuivront leur procédure d’inscription. Les voiliers Modernes, dont certains auront tout au long du week-end testé et goûté le plan d’eau du golfe de Saint-Tropez, entreront véritablement dans le vif du sujet. Les affrontements (ô combien pacifiques ) observés tout l’été à Porto Cervo et aux quatre coins de la Méditerranée vont reprendre de plus belle, avec de beaux duels en perspective chez les Maxi Yachts notamment, avec un « Numbers » conquérant aux mains d’Ernesto Bertarelli*, Brad Butterworth et l’équipage d’Alinghi, qui retrouvera sur son « rond » au large de Pampelonne, James Spithill et Paul Cayard (Money Penny). Senso One, ex Mari Cha, le formidable plan Briand détenteur du record de la traversée de l’Atlantique (en monocoque) fera de nouveau le spectacle face aux protos tout carbone signés Frers ou Brenta. De formidables machines aux commandes desquelles on reconnaîtra ici et là un Peter Isler (ex BMW Oracle) sur Rambler ou un Karol Jablonski, barreur du Desafio Espanol lors de l ‘America’s Cup 2007. Belle lutte attendue également chez les magnifiques Wally; ils seront 10 à régater «en famille » sur un rond dédié, 10 voiliers futuristes du petit Wally Nano appelé « Biancaneve » à l’immense « Esence » et ses 43 mètres de longueur. En plus des Wally et des Tofinous et de leur classement individualisé, ce ne sont pas moins de 5 groupes naviguant selon la jauge IRC qui ont été formés cette année pour permettre à tous les voiliers Modernes de naviguer à « armes égales ».

 

* Larry Ellison et Ernesto Bertarelli se sont rencontrés samedi 27 septembre à San Francisco. Leur rencontre, qualifiée de cordiale, était destinée à parler des questions relatives à la 33ème America’s Cup.

 

Insensé Esense

Le nouveau sloop de Wally fait sensation à Saint-Tropez. Il a été dessiné par l'américain Bill Trip pour ce qui est de l'extérieur, et par Odile Decq pour ses aménagements intérieurs.

Ce maxi Yacht reste fidèle à l'esprit Wally, c'est-à-dire des carènes profilées, des ponts flush et un intérieur minimaliste , Hi-tech et hautement design. Construit à Faho, le Wally Esense 143 mesure plus de 43 mètres et pèse environ 140 tonnes dont 48 pour le bulbe en plomb de la quille, qui plonge à 6 mètres de profondeur une fois totalement sortie..

A la façon d'un Class America, c'est un pavois qui fait office de filière, et accessoirement de rampe d'éclairage de pont la nuit. 

 

Le saviez vous

Olin Stephens est mort le 13 septembre dernier à l’âge de 100 ans. Cet Américain s'était très tôt découvert une vocation d'architecte naval qui lui fit dessiner plus de 2 200 bateaux, de course ou de plaisance, à voile comme à moteur.

"Aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours voulu dessiner des bateaux rapides", expliquait-il. Né en 1908 à Harlem dans l'Etat de New York, le garçon, fasciné par la technologie et tout ce qui portait coque, passait l'année à dévorer des revues de yachting et ses vacances à naviguer à Long Island ou à Cap Cod sur les bateaux de son père, un marchand de charbon, en compagnie de son frère Roderick.

Ce dernier opta pour le métier de constructeur de bateaux et intégra un chantier naval, tandis qu'Olin Stephens s'inscrivit au Massachusetts Institute of Technology (MIT) de Boston. Une jaunisse obligea le jeune homme à quitter le prestigieux établissement dès la première année. Mais s'il regretta toute sa vie la formation de haute qualité qu'il comptait y acquérir en matière de mathématiques et d'ingénierie, sa carrière n'eut jamais à en souffrir.

Cet intuitif surdoué n'avait que 19 ans lorsque ses premiers dessins de bateaux de régate de 6 mètres suscitèrent l'intérêt du milieu de la voile de la Côte est américaine. Entre 1937 et 1980, les créations d'Olin Stephens remportèrent huit des neuf éditions de la Coupe de l’America.

A l'âge de 21 ans, Olin et son frère s'étaient associés avec le courtier Drake Sparkman pour créer la société Sparkman and Stephens. Dans la foulée, ils avaient lancé Dorade, un voilier de course océanique de 52 pieds qui s'imposa d'entrée dans une course transatlantique ainsi que dans la classique du Fastnet en mer d'Irlande. Durant les années de guerre, cet amoureux des belles lignes esthétiques remporta un marché lancé par l'armée américaine pour un véhicule amphibie; ainsi naquit le DUKW, qui allait s'illustrer lors des grandes opérations amphibies de la seconde guerre mondiale

 

1908: Naissance à Harlem (Etat de New York) 1937-1980.
Ses créations remportent huit des neuf éditions de la Coupe de l'America.
13 septembre 2008. Mort à Hanover (New Hampshire)

Ils ont dit…:  

André Beaufils, Président de la Société Nautique de Saint Tropez

 « 10 ans déjà ! C’est comme si c’était hier ! » s’amuse André Beaufils, aux commandes d’une équipe d’organisation des Voiles de Saint Tropez qui n’a cessé au fil des années, et pour répondre à une demande croissante de participants, de s’étoffer, « tout en conservant l’âme et la bonne humeur qui sied aux bénévoles». Car les Voiles de Saint Tropez ne cessent de voir ses listes d’inscriptions exploser ; « 318 voiliers engagés cette année toutes clases confondues » avoue André Beaufils. « Saint Tropez, son cadre, son ambiance, son positionnement en début d’automne, attire de plus en plus de régatiers et de propriétaires avides de s’amuser, de prendre une dernière fois dans l’année du plaisir sur l’eau, à mener leurs embarcations au milieu de la plus belle flotte que le monde du yachting puisse offrir». Un leitmotiv cependant dans le discours affirmé du Président, la sécurité: « de briefing en briefing, nous exhortons nos régatiers à respecter toujours et encore les règles édictées par l’Isaf. Nous sanctionnons impitoyablement par une radiation à vie aux Voiles tout contrevenant aux règles élémentaires de bonne conduite sur l’eau… ».

Les partenaires des Voiles de Saint-Tropez

Outre la VILLE de SAINT-TROPEZ et la SEMAGEST, qui apportent leur soutien actif à la Société Nautique de Saint-Tropez, organisatrice de l'évènement, cette dernière compte pour partenaires : ROLEX - GAASTRA - WALLY - CEGEDIM - PARIS PREMIERE - LES ECHOS/SERIE LIMITEE - RODRIGUEZ GROUP- L'UDACS - CCIV - REGION PACA. Est également associé à l'évènement le groupe SILLINGER, fournisseur officiel avec ses bateaux pneumatiques.


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Communiqué du 19 août

Saint-Tropez s’apprête à accueillir dignement la dixième édition des Voiles. Sous la direction de la Société Nautique et grâce au soutien de ses fidèles partenaires, de la municipalité et des associations locales, la célèbre cité varoise va une nouvelle fois créer l’événement en réunissant le plus incroyable plateau de yachts classiques et modernes sur le même plan d’eau. Un mois et demi avant le coup d’envoi, les bases d’une grande édition sont déjà en place : quatre écrans seront disposés sur différents sites dans la ville de Saint-Tropez pour permettre la diffusion des plus belles images des Voiles le soir, pour les Tropéziens, le public et les participants.

Modernes : le défi des super yachts
L’évolution des technologies, poussée par les tests grandeur nature de la compétition, conduit à concevoir des unités de grande croisière toujours plus performantes. Aux Voiles de Saint-Tropez, on plonge directement dans le monde magique des Wally en passant sur le quai du vieux port, devant le musée de l’Annonciade. Et le plus étonnant sera sans doute, cette année, le plus petit d’entre eux, Aura Bella, le fameux Wally Nano de 11m30 lancé en 2008 par le célèbre bureau d’étude de Luca Bassani. Côté grandes unités, c’est au class J Velsheda que revient la palme cette année avec ses 38,50 mètres – qui croisera sur le plan d’eau Shamrock V - mais l’édition 2008 sera également l’occasion de découvrir Alarife, un sloop sur plans Frers espagnol de 30 mètres - qui pourra se mesurer au fameux Speedboat conçu par l’architecte franco-argentin Juan Kouyoumdjan et mené par une partie de l’ex-équipe de Team Origin - ou encore, dans la taille en dessous, Alfa Junior, tout nouveau mono de 21 mètres. A noter également la présence aux Voiles 2008 de Rio (Judel Vrolijk) et Vallars, unités de la classe des TP52, une classe réputée pour être « l’antichambre de l’America’s Cup » tant on y croise tous les ténors de la spécialité, qui, à l’instar du Roi d’Espagne lui-même, ont cédé au charme de la compétition à bord de ces bateaux toilés et spectaculaires.

Tradition : l’esprit du yachting perpétué
La magie des Voiles, c’est d’être également le lieu de rencontre des plus beaux yachts de l’âge d’or du Yachting. Pour la dixième édition - et faisant suite à quinze années de Nioulargue - la découverte de Fyne s’inscrit parfaitement dans ce mouvement de restauration et de transmission aux jeunes générations du patrimoine et de l’esprit du yachting. Mis à l’eau en juin dernier, Fyne est un cotre de 13 mètres de long, réplique d’un plan Fife de 1889. Un petit bijou de teck, d’acajou et de bois verni, à la silhouette parfaite à toutes les allures, dont la construction illustre parfaitement l’engouement de toute une génération de marins d’aujourd’hui pour ces yachts aux lignes pures et à l’esthétique envoûtante. Il aura la possibilité de côtoyer sur le plan d’eau du golfe quelques unes des plus célèbres unités de son époque, comme la très belle goélette Altaïr, le cotre géant Lulworth (47 mètres) ou d’autres unités sorties de la même table à dessin que lui, tels Moonbeam III et IV. Très nombreux l’an dernier pour cause de Championnat du Monde, les 12 m JI seront encore bien représentés cette année. 2008 verra également le retour de la goélette Mariette

NEWS

La dixième édition à l’heure de Rolex
Pour marquer un soutien particulier à la dixième édition des Voiles de Saint-Tropez, l’horloger suisse Rolex, partenaire des Voiles depuis 2006, a prévu un dispositif exceptionnel. C’est en cet honneur que, pour la première fois, une horloge frappée de la célèbre couronne accueillera participants et public sur le port de Saint-Tropez, pavoisé aux couleurs des Voiles marquées du logo Rolex, afin d’incarner la valeur inestimable de chaque seconde de cet événement magique. Cette année verra pour la troisième fois la reconduction du Trophée Rolex – doté d’une montre Rolex Submariner - au meilleur yacht classique de plus de 16 mètres au classement général aux points, trophée remporté en 2006 par So Fong et l’an dernier par Agneta. Par ailleurs, et comme les précédentes années, des bouées marquées Rolex seront disposées sur les parcours réservés aux yachts de tradition. Un dispositif spécial est également prévu afin d’inviter tous les participants de la dixième édition des Voiles à un grand apéritif lors de la remise des prix

Bienvenue à Sillinger
Le fabricant de semi-rigides Sillinger, bien connu pour ses bateaux pneumatiques à usage professionnel et ses unités de sécurité en mer, rejoint les Voiles dans le cadre d'un partenariat pour 3 ans avec la Société Nautique de Saint-Tropez. Sillinger s’associe à l'organisation des régates en mettant à disposition 16 semi-rigides. Ces bateaux seront mis à disposition pour permettre aux équipes de sécurité d’encadrer les régates, assurer les déplacements en mer des organisateurs et enfin pour permettre aux journalistes de vivre au plus près l’événement. Depuis 3 ans, Sillinger offre une ligne de semi-rigides pour la plaisance haut de gamme : les SILVERLINE®. La société Sillinger basée à Mer, département du Loir et Cher (41), est présidée par Ivan de Quatrebarbes depuis l’année 2000. Elle est représentée par un réseau d’agents en France et à l'international qui lui permet d’être active dans plus de 45 pays à travers le monde.

Les partenaires des Voiles de Saint-Tropez

Outre la VILLE de SAINT-TROPEZ et la SEMAGEST, qui apportent leur soutien actif à la Société Nautique de Saint-Tropez, organisatrice de l'évènement, cette dernière compte pour partenaires : ROLEX - GAASTRA - WALLY - CEGEDIM - PARIS PREMIERE - LES ECHOS/SERIE LIMITEE - L'UDACS - CCIV - REGION PACA. Est également associé à l'évènement le groupe SILLINGER, fournisseur officiel avec ses bateaux pneumatiques.


LE PROGRAMME

Voiliers de tradition
Dimanche 28 et lundi 29 septembre : accueil et contrôles
Dimanche 28 septembre : arrivée de la Coupe d’Automne du Yacht Club de France en provenance de Cannes
Mardi 30 septembre, mercredi 1er octobre, jeudi 2 (journée J. Laurain, Journée des défis, Club 55 Cup), vendredi 3 et samedi 4 : parcours côtiers, 1er départ 12h00
Voiliers modernes
Samedi 27 septembre et dimanche 28 : accueil et contrôles
Lundi 29, mardi 30, mercredi 1er octobre, jeudi 2 (journée J. Laurain, Journée des défis), vendredi 3 et samedi 4 octobre : parcours côtier, 1er départ 11h30

Pour tout le monde remise des prix dimanche 5 octobre, à partir de 11 heures (sur invitation).

Relations Presse : Maguelonne Turcat, tél 04 91 31 57 40 - Portable 06 09 95 58 91
E-mail magturcat@orange.fr

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Communiqué du 30 juin

NOUVEAUX JOURS DE PARADIS POUR LES VOILIERS CLASSIQUES ET MODERNES

Plus de 25 ans après l’épreuve d’origine, la Nioulargue, les Voiles de Saint-Tropez et le célèbre golfe continuent d’exercer leur magie et leur attrait sur les plus beaux yachts de la planète, anciens et modernes. Organisées pour la première fois en 1999 par la Société Nautique de Saint-Tropez, avec le soutien de la Ville, du Port , Les Voiles de Saint-Tropez fêteront cette année leur dixième édition. Une très belle occasion à célébrer pour les quelques 3.000 skippers et équipiers qui seront une nouvelle fois présents au grand rendez-vous automnal, auquel seront largement associés les Tropéziens et le très nombreux public présent sur la presqu’île pour cette occasion. Maxi yachts du troisième millénaire et joyaux de la voile classique à un, deux ou trois mâts assureront à nouveau le spectacle dans la lumière unique de la fin de saison tropézienne, sur l’eau comme au port, sous les objectifs et les caméras de plus de 200 journalistes français et étrangers.

Sur l’eau : tous les départs seront donnés en mer
Nouveauté 2008, tous les départs seront donnés en mer, y compris le jeudi, jour des défis. Comme cela est le cas depuis l’origine de la manifestation. Les organisateurs souhaitent en effet privilégier la sécurité et mettre en place le dispositif le plus adapté pour assurer les meilleures conditions de navigation possible, pour les concurrents comme pour les embarcations, privées ou publiques, qui viennent assister aux régates. Dans cette optique, une réunion a eu lieu cet hiver avec des capitaines de grandes unités afin de répondre au mieux à leurs attentes et à leurs contraintes.
Pour la deuxième année, les concurrents seront donc répartis sur trois « ronds » distincts : les Wally, avec un premier départ au large de la baie de Pampelonne, les bateaux modernes, avec une deuxième zone de départ devant la plage des Salins, et les bateaux de tradition, troisième catégorie, dont les départs auront lieu dans le Golfe de Saint-Tropez.

A terre : les images des Voiles sur écrans géants
Des orchestres dans différents sites de la ville, des défilés dans les rues, des animations des quais à la place des Lices : c’est Saint-Tropez tout entier qui est invité à participer à l’animation pendant la semaine des Voiles. Parmi les nouveautés, pas d’animation musicale cette année autour du bar du « village des voiles » mais des écrans géants permettant à tous les photographes présents à la manifestation de projeter leurs photos le soir même, pour le plus grand bonheur des régatiers qui apprécient toujours de voir les images de mer dont ils sont les acteurs.

Paris Première et Thalassa
Paris Première partenaire des Voiles : Les Voiles de Saint-Tropez seront à l’honneur sur la chaîne Paris Première, une association qui a trouvé un terrain d’accord sur une unité de vue et de philosophie entre l’événement et le média. Les Voiles seront dons annoncées dans un programme court présentant les « coups de cœur » culturels et sportifs de Paris Première, ainsi que par un « spécial Voiles de Saint-Tropez » de 13 minutes qui sera réalisé par une équipe de la rédaction sport de la chaîne et multi diffusé cet automne.
Thalassa en direct de Saint-Tropez : dans le cadre de la thématique « Chemins du littoral » préparée par Thalassa et programmée à la rentrée prochaine, l’émission vedette en prime time de France 3 sera réalisée entièrement en direct vendredi 3 octobre du port de Saint-Tropez qui sera spécialement éclairé et mis en valeur par les techniciens de la chaîne pour l’occasion.

Consignes de sécurité
- CONTEMPORARY HALYCON
DAYS ON THE PROGRAMMEIN T
OF LES VOILES DE SAINT-TROPEZ
HE BAY OF SAINT-TROPEZ

- THE TENTH EDITION
- HAPPY BIRTH DAY

A propos d'une disqualification
About a disqualification

INSCRITS

Modification 1
Modification 2

SMS non reçus: liste
des bateaux en infraction

- Modernes : -Départ - Arrivée
- Tradition : -Départ - Arrivée

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RESULTATS
Journée de lundi 29 (après pénalités)

MODERNES

IRC A
IRC B
IRC C
IRC D
IRC E

Wally

Inscriptions irrégulières: convocations

Journée de mardi 30 (après pénalités)

MODERNES

IRC A
IRC B
IRC C
IRC D
IRC E

Wally
TOFINOUS
ESPRIT de TRADITION
12 M JI

TRADITION

Classiques Marconi A
Classiques Marconi B

Epoque Aurique A
Epoque Aurique B

Epoque Marconi A
Epoque Marconi B
Epoque Marconi C
Epoque Marconi D

Journée de mercredi 1er octobre

MODERNES

Journée de jeudi 2 octobre
Annulation des défis (30 noeuds de vent)

Journée de vendredi 3 octobre
Annulation des courses (BMS)

Journée de samedi 4 octobre